gazomètre et sur su circonférence quatre, six, lmit oudouze forts crochets, auxquels sont attachées des chaînesen fer qui passent sur une poulie et supportent chacuneun contre-poids.
Un autre système de suspension, très commode pourles petits gazomètres de K) à I b mètres de diamètre,consiste à prendre trois points également espacés sur lacirconférence de la cuve et à les réunir à deux fortescharpentes. Des poulies sont fixées à ces points j surles poulies s’enroulent des cordes en fil de fer qui vien-nent toutes s’unir à un contre-poids uniforme, qui faiteu partie équilibre au poids du gazomètre ; le poids dela corde en fil de fer est calculé de manière à ce que lapression du gazomètre soit toujours la même, quelleque soit du reste la position qu’il occupe.
Quand on emploie comme moyen de suspension descordes en fil de fer, il faut avoir soin de les peindre àl’huile de lin au moins une fois par an, et de les recou-vrir également de minium ; on les préserve ainsi d’uneoxydation qui pourrait amener les plus graves consé-quences pour la sûreté de la suspension.
Un système de suspension'imaginé depuis peu d’an-nées par M. Paivwels, ingénieur-mécafïicien, est appli-qué avec succès, à Paris , à l’usine de la Compagnieparisienne.
Il consiste en deux genouillères, l’une pour l’entrée,l’autre pour la sortie du gaz. Chacune se compose dodeux tuyaux mobiles dont le jeu est disposé de manièreh ne permettre aucune perte de gaz. On évite ainsi leplacement des syphons dans l'intérieur de la maçon •nerie de la cuve, en même temps que le poids du gazo-mètre sc trouve compensé.
La calotte supérieure des gazomètres est soutenuepar des armatures en fer intérieures, afin qu’elle offreune résistance suffisante lorsque le gazomètre est aubas de sa course, et que le poids de la calotte n’est plussoutenu par la pression du gaz. On sc dispense quel-quefois aujourd’hui de ces armatures assez coûteuses enétablissant dans l’intérieur de la cuve une charpente enbois, destinée à soutenir la calotte lorsque le gazomètreest au bas de sa course.
Guzomètrc télescopique. Un grave inconvénient dugazomètre, c'est le prix élevé de la cuve à eau danslaquelle il vient sc placer, quand il dépense le gaz em-magasiné. Souvent encore des difficultés viennent aug-menter le prix de cette construction. On a imaginé unappareil qui diminue dans une grande proportion lespremiers frais d'établissement; cet appareil a reçu lenom de gazomètre télescopique. Voici en quoi il con-siste :
Le gazomètre (fig. 729) devant avoir une hauteur jdonnée Ay on divise ccttc hauteur en trois ou quatre cy- |
lindres; un seul de ces cylindres est recouvert d’unecalotte; les autres sont disposés de manière à entrerl’un dans l’autre. Quand il n’y a point do gaz dans ceréservoir, toutes les parties sont emboîtées, et la partiesupérieure est au niveau de la cuve proprement dite,qui est en maçonnerie, et qui porte deux colonnes sur-montées de poulies autour desquelles passent des cordesmétalliques, qui d’un côté s’attachent au gazomètre etde l’autre portent un contre-poids pour faire, équilibre.Quand le gaz arrive dans cet appareil, la force élastiquequ'il exerce contre les parois soulève le premier cylin-dre; quand ce premier cylindre est plein, un rebord,ou gorge qu’il porte inférieurement, vient saisir unesaillie du deuxième cylindre et permet à celui-ci des’élever. Le joint qui empêche les fuites de gaz est toutnaturel, les deux rebords forment une soupape hydrau-lique, car en sortant de la citerne, le rebord du pre-mier cylindre est plein d’eau, et c’est alors qu’il accro-che le deuxième. On conçoit qu’on pourrait ainsi éta-blir une série de cylindres, mais eu France du moins,où du reste les gazomètres télescopiques sont assezrares, le nombre de cylindres se réduit h deux. Ilexiste deux gazomètres télescopiques à la CompagnieFrançaise et un à l’usine de la Compagnie de l’Est,tous les trois établis sons la direction de M. E. Mag-niel, un des meilleurs ingénieurs de France pour lesusines à gaz.
Les gazomètres doivent toujours être entourés demurs qui les abritent des raffales et coups de vent; ona en plusieurs exemples d’accidents graves par suitede gazomètres renversés, et cela est d’autant plus àcraindre qu’il y a plus de gaz dans le gazomètre. Lesgazomètres de la Compagnie parisienne, établis par*M. Pamvels, 11 e dépassent pas la surface du sol lorsqu’ilssont pleins de gaz, la citerne étant établie suffisam-ment en contre-bas.
Lorsque les gazomètres ont un grand diamètre, etque la tôle n’est pas très épaisse, les contre-poids de-viennent ou peuvent devenir inutiles, parce que lepoids d’un cylindre creux n’augmente pas dans lemême rapport que ses dimensions. Ainsi donc, si legazomètre a de grandes dimensions, non-seulement onpeut se passer de contre-poids, mais il faut même lecharger, quand on veut que le gaz qu’il renfermepasse dans les conduites. On charge ordinairement lesgazomètres en répartissant sur les divers points de lacalotte un certain nombre de briques ou de poids defonte. Pour donner plus d’assiette aux grands gazo-mètres, on avait essayé de charger le bas ; l’expé-rience a démontré qu'il y aurait des inconvénients àdisposer toute la charge de cette manière. Pour main-tenir les gazomètres dans une position verticale, et eettedisposition est surtout nécessaire quand ils n’ont pasde contre-poids, des poulies mobiles sont fixées à sonpourtour supérieur, et leurs gorges viennent couler sui-des guides fixées à des colonnes élevées symétrique-ment sur la maçonnerie de la citerne.
Le tuyau qui amène le gaz dans le gazomètre n’estpas continu; il est boulonné sur le dessus d’un réser-voir ou réceptacle en fonte qui dépasse la maçonneriedans le bas de la citerne, et empiète sur le gazomètre;de la partie du réceptacle qui se trouve sous le gazo-mètre part un tuyau semblable au précédent, de sorteque toutes les condensations se rendent dans le réser-voir, d’où part une pompe au moyen de laquelle onenlève les liquides quand il s’en est condensé une cer-taine quantité. Même disposition pour le tuyau desortie du gaz, et souvent les deux réservoirs sont acco-lés l’un à l'autre, et ne forment pour aiusi dire qu’uneseule et même caisse.
Anciennement on adoptait la disposition suivante .les tubes A, B (fig. 730) étant les tuyaux d’entrée etde sortie du gazomètre, aux portes d’écluses sc trou-
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