bile, et ïL u mis le coté ainsi taillé en relation avec lecontact de l’électro-aimant par l’intermédiaire d’unelame de ressort, de façon a ce (pie le mouvement oscilla-toire du contact oblige le charbon à monter pas à pas.
3.
Or il est à remarquer que c’est précisément au momentoù la distance interpolaire s’agrandit que les varia-tions rapides du courant déterminent le mouvement oscil-latoire dont M. Dcleuil a tiré parti pour opérer le rap-prochement des charbons incandescents. Cet appareilest très simple, mais il ne procure pas l'immobilité dupoint lumineux ; il est moins sensible que ceux quisont pourvus d’un rouage et il exige pour marcherconvenablement un courant plus intense.
M. Duboscq, successeur de M. Soleil, qui avait àsatisfaire aux exigences des expériences d’optique, aconservé le rouage de l’appareil primitif, ainsi que lamobilité des deux charbons, répartie proportionnelle-ment à leur usure respective; il a adopté la directionverticale des charbons comme la moins embarrassante,et il a placé dans le pied de l’appareil tout le méca-nisme dont on aperçoit dans la figure les organes prin-cipaux.
Le rouage (fig. 4) qui règlel’avancement descharbonsest composé de trois mobiles P, R, V, dont le dernierporto un volant et une roue dentée à rochet sur la-quelle agit en temps convenable la détente électro-magnétique. Un levier coudé L articulé en A porte àune extrémité cette détente, et à l’autre une pièce defer doux placée dans la sphère d’activité de l’électro-aimant E caché dans le pied de l’instrument. Sans re-venir sur la démonstration qui a été faite au sujet del'appareil primitif, on voit qu’il y a là tout ce qu’il fautpour maintenir les charbons à la distance convenable;mais comme il fallait encore régler leurs vitesses res-pectives, on les a rattachés au rouage moteur par descordons enroulés à deux poulies montées sur le premiermobile P, l’une à rayon fixe, l’autre à rayon variableà volonté; le fond de la gorge de la poulie à rayon va-riable est formé par une lame de ressort qui embrasseune demi-douzaine de chevilles, qu’un mécanisme par-ticulier permet d’approcher ou d’éloigner graduelle-ment de Taxe . La fig. 5 représente cet organe décom-posé ou ses éléments constituants.
Quel que soit l’appareil qu’on adopte, la seul3 pilequi puisse encore fournir un courant suffisammenténergique et soutenu est la pile de Bunsen, dont cha-que couple se compose d’un élé-ment charbon plongeant dansLucide nitrique et d’un élémentzinc amalgamé immergé dansl’acide sulfurique étendu, lesdeux liquides étant séparés parune cloison en terre poreuse.Pour que l’on puisse maintenirentre les extrémités polaires laplus petite distance sensible, ilfaut que la pile soit formée d’aumoins quarante à cinquante cou-ples. Et quand on veut en em-ployer un plus grand nombre,il faut les disposer en sériescomposées du même nombre decouples et les assembler pôle àpôle, de manière à ajouter lessurfaces sans augmenter le nom-bre réel des couples de la pileentière Par cette association desséries, on augmente proportion-nellement l’intensité du courantet la quantité de lumière pro-duitc.
Dans sa forme première, le couple de Bunsen (fig. G)était composé d’un cylindre creux en charbon de cokeagglutiné immergé dans l'acide nitrique contenu dans
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un bocal de verre ; le centre évidédu cylindre admettaitun vase de porcelaine dégourdie et poreuse, qui conte-nait une dissolution d’acide sulfurique étendue à 15 de-grés de l’aréomètre de Beaumé, et où l’on plaçait uncylindre de zinc amalgamé. Pour préserver l’ascensionde l'acide nitrique dans la masse poreuse du charbon,on imbibait de cire la partie supérieure destinée à être