FCLUSF.
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vricr 1845), qui a fait ressortir tout ce quecette invention, jusque-là dédaignée, avaitde remarquable et d’utile, sont des faits donton ne saurait trop s’applaudir, et M. Ponce-let nous permettradeconsignericirexpressionde l’opinion publique, en disant que son zèlepour la science lui a fait faire non-seulementun beau travail, mais encore une bonne action.
Nous extrayons du travail de M. Ponceletla description de cette invention qui réduittoujours la dépense d’eau pour le jeu d’uneécluse (quelle que soit la chute) à un volumed’eau de 0 m ,10 de hauteur environ, c’est-à-dire presque exclusivement à la dépense dela chute du volume d’eau déplacé par le ba-teau (ou du poids élevé).
Depuis longtemps on a cherché diversmoyens d’atteindre le but que s’est proposéM. Girard; on doit citer comme les plus mar-quants les plans inclinéa de Reynolds et Ful-ton (voyez flans inclines), les écluses àchariot de l’ingénieur Mcrcadier, celles à sasmobile de Solage et Bossut, celles à flotteuret à contre-poids de l’ingénieur Betancourt, etenfin celles à piston et syphon do M. Burdin.
Nous mentionnerons encore un système deM. Thilorier, mais, attendu que c’est parl’emploi d’une force auxiliaire, comme celledu veut ou des chevaux, que l’eau dépenséeest remontée, on ne doit pas comprendre cetteconception au nombre de celles qui ont pourbut d’employer le travail de l’eau qui descend, ou enremonter à très peu près le meme volume.
Dans les systèmes de Reynolds, Fulton et Mcrca-dier, on opère la remonte d’un bateau en se servant del’action de la descente d’un autro bateau, et en les pla-çant directement sur des chariots pleins d’eau qui rou-lent sur des plans inclinés.
Dans l’écluse de Solage et Bossut, le sas mobile en-tre le bief supérieur et le bief inférieur, est supportéverticalement par un caisson plongeant dans l’eau d’unpuits, dont le mouvement do descente ou d’ascensione>t produit par une addition ou une soustraction d’eaudans le sas. Le système de Betancourt consiste à met-tre un réservoir en communication avec le sas et à fairemonter et croître le niveau de l’eau dans ce dernier,au moyen d’un flotteur qui s’enfonce et se retire du ré-servoir avec assez de facilité, vu qu’il est équilibré àtrès peu près dans toutes les positions, au moyen d’unautre poids d’un effet variable.
Le système de M. Burdin est aussi basé sur l’usaged’un réservoir latéral en communication avec le sas;ce réservoir est fermé de tous côtés contre l’introduc-tion do l'air par un couvercle et un piston renversé, desorte que le mouvement du piston agit comme celuid’une pompe aspirante, pour faire entrer dans le réser-voir ou en faire sortir tout le volume d’eau que peutcontenir le sas, sans que néanmoins le centre de gravitéde tout le liquide contenu dans les deux bassins changede niveau, et sans qu’on ait ainsi à dépenser, pouropérer le mouvement, d’autre travail que celui qui estnécessaire pour vaincre les frottements.
Le moyen imaginé par M. Girard diffère assez detous ceux qu’on vient d’indiquer pour constituer unenouvelle invention; il participe à la fois du système àflotteur de Betancourt et du système à syphon deM. Burdin.
Avant d'expliquer le système de M. Girard, nousdonnerons la figure de sou appareil sous sa forme laplus complète, car sa première combinaison était loind’ofl'rir les mêmes chances de succès. Il faut pourtantle dire, la complication du système a encore fait recu-ler jusqu’à cc jour les praticiens.
753 bis (coupe suivant MNLO).
753 ter (plan).
A, sas principul on intermédiaire, communiquant sonter-rainement avec le puits où plonge le flotteur; B. caissonon Bassin flottant; H\ compartiment inféiicur, et B”, com-partiment supérieur de même; C, C, appareil à contre-poids guides servant à soulever ou à équilibrer le caisson ;D’ et I)” appareils à déclic servant à la fermeture spontanéedes vannes d’entrée des syphons S’et S” qui communiquentpar des fourreaux mobiles avec les compartiments respec-tifs du flotteur dans ses diverses positions; M’, manchonvide servant à ceouler Pair du compartiment inférieur ducaisson, et à rétablir Péquilibrc des pressions du liquide surles fonds respectifs de ce compartiment et du compartimentsupérieur; M”, manchon plein servant à établir la communi-cation entre le compartiment supérieur et la branche ver-ticale du syphon, qui y amène Peau au travers du puits;P, P, puits dans lequel flotte le caisson, et dont Peau com-munique librement avec celle du sas principal A ; S, S’, sy-phons renversés qui établissent la communication entre lèssas ou biefs d’aval et d’amont avec les compartiments B’ etB” du caisson ; S, S’, canaux d’amenée du liquide dans cessvphons, correspondants aux biefs-d’amonl et d’aval; V’,V’, vannes cylindriques découvertes servant à ouvrir ou àfermer l’entrée à une extrémité supérieure dos syphons.
Décrivons d’abord le premier système de M. Girard :
A côté du sas on établit un large puits ou bassin rem-pli d’enu sur une assez grande profondeur; une caisseprismatique, soutenue par un flotteur vide de moindredimension, et plongeant dans ce puits ou réservoir, contient elle-même de l’eau jusqu’à un certain niveau et enquantité suffisante pour remplir le sas. Lorsque celui-ciest vide et qu’on veut le remplir, le niveau dans leflotteur est de 0 m ,05 environ au-dessus de celui du sas,c’est-à-dire du bief inférieur. De grands syphons, tou-jours remplis d’eau, pouvant, par l’ouverture de robi-nets, mettre en communication le liquide qui est con-tenu dans la caisse flottante et celui du sas, l’écoule-ment s’opère de la première capacité dans la deuxième;mais dès que cet écoulement commence, le niveau,dans la caisse flottante, tend à s’abaisser; celle-ci,perdant une partie de son poids, se relève d’une cer-taine quantité, laquelle dépend des rapports établisentre la superficie de l’eau qu’elle contient et celle del’eau sur laquelle elfe flotte dans le puits. Il est facilede calculer ces rapports de telle sorte que le niveau del’eau dans la caisse se relève de la même quantité quecelui du liquide contenu dans le sas.
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