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A-F.
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ESCARBILLES.

ESSAIS.

considérable, avec un chauffeur négligent, avec un foyer jd’une construction vicieuse. Elle sera moindre tantque toutes les proportions du foyer seront bien calculées,que la température en quelque endroit n’y sera pasabaissée brusquement, que le chauffeur chargera sagrille régulièrement, en rejetant la houille d’avant enarrière, pour la brûler complètement, et qu’il aura soinde ramasser à la pelle les parties de houille qui tombe-ront du foyer, quand il est forcé d’extraire le mâchefer,pour les recharger avec de la houille neuve. On a cruqu’un appareil distributeur de charbon assurerait unchargement uniforme, une combustion complète.

Différents systèmes ont été essayés; ils paraissentabandonnés; on compte fort peu d’établissements quiaient adopté un moyen mécanique d’alimentation pourles foyers.

Laisser les escarbilles avec les cendres serait uneperte pour le manufacturier : ces escarbilles pouvantservir dans des foyers où la température n’est pas trèshaute, dans les appareils de chauffage, par exemple,pour les ateliers, bureaux, etc. Les escarbilles sont sé-parées des cendres par le tamisage au moyen d’un cri-ble, ou en jetant le mélange contre une claie. Les plusgros morceaux de coke sont triés à la main par desenfants, des femmes, etc., qui en rejettent le mâchefer-

Sur les chemins de fer, les cantonniers ramassentsur la voie les escarbilles qui tombent des locomotives,pour le chauffage des stations. Comme le crible laissetoujours passer les fragments les plus petits, toutes lesescarbilles ne sont pas recueillies par ce moyen. Nouseu indiquerons un autre qui donne de bons résultatsdans les fabriques où il est employé. Les cendres pro-venant du crible sont agitées à la pelle dans un baquetà moitié rempli «l'eau. Los escarbilles viennent nager àla surface, le coke en petits fragments étant spongieuxet rendu plus léger d’ailleurs par l’air contenu dans sesinterstices. On enlève successivement les couches qui seforment à la surface de l’eau. Quand elle devient tropbourbeuse, ou la change, et l’opération recommence.Nous appellerons aussi escarbilles les résidus de la com-bustion du bois, bien que ce nom soit réservé particu-lièrement aux résidus de la combustion de la houille.

Dans les fabriques où l’on brûle du bois il tombe desgrilles une assez grande quantité de braise. Ce char-bon léger brûlant très facilement se consume en pureperte dans les cendriers. Il faut toujours laisser 5 àG centimètres d’eau dans le fond des cendriers. On ytrouve le double avantage de ménager la grille etde ne pas perdre les escarbilles. En outre, la braisemal éteinte, mise en tas, se rallume facilement, peutbrûler à l’extérieur fort longtemps sans qu’on s’en aper-çoive, et tinir par causer de graves accidents. Nous enavons eu malheureusement un exemple récent dans unefabrique de sucre chauffée au bois. Suivant nous, il vautmieux jamais ne laisser les escarbilles en grands tas etautant que possible les utiliser au fur et à mesure deleur production ; que les escarbilles proviennent de labouille, du bois ou delà tourbe, on peut en faire desbriquettes en les agglomérant à l’aide d’argile dé-layée en bouillie. On utilise ainsi divers combustiblesde peu de valeur qui, sans cette préparation, seraient•Lune combustion diliieile et passeraient entre ies bar-reaux des grilles.

ESSAIS (angl. assavs, ail. probiren). Nous r.e par-lerons dans cet article que des essais des matières d’oret d’argent, en renvoyant pour les autres métaux à l’ar-ticle de chacun d’eux en particulier.

essai des matières argentifères. Les matièresargentifères sont de deux sortes : 1° celles qui peuventerre immédiatement soumises à la coupellation : cesont les alliages avec le plomb et le cuivre, les sulfuresde plomb et de cuivre et le chlorure d’argent ; 2° celles

qui doivent d'abord subir un traitement préalable. N 0113parlerons d’abord de ce traitement, qui consiste à fairepasser l’argent dans un alliage plombifère susceptibled’étre coupelle, et qui s'exécute, soit par fusion avecun flux réductif, soit par fusion avec un flux oxydant,soit par scorification.

Fusion avec un (lux réductif. On fond immédiatementavec un flux réductif, du flux noir par exemple, toutesles matières plombcuses en agissant comme s’il s’agis-sait de faire un essai pour flomu. et on coupelle en-suite le culot de plomb obtenu. Ou essaie comme pourcuivre, tous les minerais de cuivre argentifères, parceque le cuivre allié d’argent que l’on obtient peut passerimmédiatement à la coupellation, si l’on a soin d’yajouter IG à 17 parties de plomb. On fond encore avecun flux réductif toutes les matières argentifères nonplombcuses, en y ajoutant une certaine quantité de li-tharge qui puisse produire le plomb métallique aveclequel l’argent doit se trouver allié; lorsque ces ma-tières renferment de l’arsenic ou de l’antimoine, il fautd’abord les griller aussi complètement que possible.

Fusion avec des réactifs oxydants. Les réactifs oxy-dants dont on fait usage dans l’essai des minerais d’ur-gent, sont la litharge et le nitre. On sait que la litlmrgeattaque tous les sulfures, arsénio-sulfures, etc., etqu'elle en oxyde à peu près tous les éléments, exceptél’argent, lorsqu’elle est employée en quantité suflisantc.Il se réduit une quantité de plomb proportionnelle à laquantité des matières oxydables ; en sorte qu’il résultede l’essai une scorie dans laquelle l’oxyde de plombdomine, et un alliage de plomb et d’argent qui ne con-tient ordinairement que très peu de métaux étrangers,si ce n’est du cuivre, et qui peut être soumis immédiate-ment à la coupellation. Ce mode d’essai est très com-mode et très expéditif. On môle exactement le minerai,pulvérisé et laminé, on place le mélange dans un creu-set, on met par dessus une couche mince de lithargopure, on chauffe rapidement, et l’ou retire le creusetdu fourneau aussitôt que la matière est devenue parfai-tement liquide. Il est nécessaire d’employer une grandequantité de litharge, parce qu’on a reconnu que, pourque les scories ne retiennent pas d’argent, il est indis-pensable qu’il n’y reste pas la moindre trace de ma-tières sulfurées. Les pyrites en exigent jusqu’à 50 par-ties; le mispickel, la blende, le sulfure d’antimoine, lecuivre pyriteux, et les cuivres gris en exigent vingt-cinq à trente fois leur poids; on n’en emploie que 4 ào parties pour la galène et le sulfure d’argent. Cetteproportion diminue lorsque le minerai est mélangé degangues pierreuses, et l’expérience a appris qu’il suffitgénéralement de 10 à 20 p. de litharge pour les mine -rais tels qu’ils sont livrés aux usines de fonte ou d’a-malgamation. Ce mode d’essai a l'inconvénient deproduire une quantité de plomb trop considérable. Onévite cet inconvénient en effectuant en partie cette oxy-dation par le nitre. A cet effet, on fond 1 p. du mineraiavec 30 p. de litharge an moins, et l’on pèse le culotde plomb; ayant apprécié approximativement le poidsminimum que doit uvoir ce culot pour que d un côté le■plomb-d'œuvre obtenu ne soit pas trop riche et que del’autre la coupellation ne soit pas trop longue, on a,par différence, la quantité de plomb qu’il faudrait lais-ser dans les scories à l'état d’oxyde ; l’expérience ayantmontré que l’oxydation de I p. de plomb exige 0,25 à0,30 p. de nitre, il est facile de déterminer la quantitéqu’il faut employer pour atteindre le but qu’un se pro-pose,

Scorification. La scorification produit, de môme quela fusion avec la litharge, un alliage d’argent et deplomb susceptible d'ètre coupelle, et une scorie très fu-sible qui sc compose d’oxyde de plomb et de toutes iessubstances étrangères à Large ut, ramenées à 1 étatd’oxyde ; mais, dans la fusion, l’oxydation de ces ma-