ESSAI 3.
ESSAIS.
essais simultanés faits, sur 3 alliages déterminés, parles principaux essayeurs de l’Europe , sur la demandede M. D’Arcet.
Sulfure d’argent. — Sulfure de plomb (galène) et sul-fure de cuivre argentifères. — Chlorure d'argent . Ces di-vers minerais, lorsqu’ils sont presque purs, sont coupel-les directement avec addition de 2 à 5 parties de plombpauvre granulé.
Essai des alliages de cuivre et d’argent par la voie hu-mide. Les imperfections du mode d’essai des alliagesd’argent par la coupellation, que nous avons signalées,déterminèrent, en 1829, le gouvernement français , ànommer une commission chargée d’examiner le procédéen usage au laboratoire des monnaies, pour l’essai desespèces d’or et d’argent, et d’indiquer les changementsdont ce procédé était susceptible. M. Gay-Lussac , quifaisait partie de cette commission, proposa une méthodequ’il employait déjà depuis plusieurs années, et que sesnouvelles recherches l’ont mis à meme d’approprier auxbesoins du commerce. Cette méthode a été immédiate-ment adoptée dans les laboratoires du bureau de garan-tie et de la Monnaie de Paris ; elle a l’avantage de don-ner une exactitude presque mathématique et elle est enmême temps presque aussi rapide que la coupellation.M. Gay-Lussac l’a fait connaître avec détail, dans uneinstruction qu’il a publiée au nom de la commission desmonnaies. C’est de cet écrit que nous avons extrait cequi suit :
Le nouveau procédé consiste à déterminer le titre desmatières d’argent par la quantité d’une dissolution desel marin titrqg, nécessaire pour précipiter exactementl’argent contenu dans un poids donné d’alliage. Ceprocédé est basé sur les principes suivants : L’alliage,préalablement dissous dans l’acide nitrique, est mélangéavec une dissolution titrée de sel marin, qui précipitel’argent à l’état de chlorure, composé tout à fait inso-luble dans Peau et même danslcs acides. La quantité duchlorure d’argent précipité est déterminée non par sonpoids, ce qui serait peu sûr et beaucoup trop long, maispar le poids ou le volume de la dissolution titrée de selmarin nécessaire pour précipiter exactement l’argentdissous dans l’acide nitrique. On reconnaît facilementle terme de la précipitation complète de l’argent, à la
cessation de toiitû nébulosité, lorsqu’un verse graduel-lement la dissolution titrée de sel marin dans la disso-lution nitrique d’argent. 1 milligr. d’argent est rendutrès sensible dans 100 gram. de liquide, et on en dis-tingue même encore très bien 1 /2 et même 1 /4 de mil-ligramme, pourvu qu’avant l’addition du sel marin laliqueur soit parfaitement limpide. En agitant vivementpendant 1 ou 2 minutes au plus le liquide rendu lai-teux, on le clarifie suffisamment, pour qu’un puisse fa-cilement apprécier, après quelques instants de repos, letrouble que pourrait y produire l’addition de 1 milligr.d’argent. La filtration est beaucoup plus efficace quel’agitation, mais celle-ci est beaucoup plus prompte, etsuffit généralement.
En supposant qu’on opère sur i gramme d’argent pur,la dissolution de sel marin doit être telle, qu'il enfaille 100 grammes si l’on mesure en poids, et 100 cen-tilitres cubes si l’on mesure au volume, pour préci-piter exactement tout l’argent. Cette quantité de dis-solution est divisée en 1000 parties appelées millièmes ;il s’en suit que le titre d’un alliage est donné par lenombre de millièmes de la dissolution titrée de selmarin qu’il faut employer pour précipiter l’argent con-tenu dans 1 gramme de cet alliage.
On désigne la dissolution titrée de «cl marin sous lenom de dissolution normale. On peut la mesurer au poidsou au volume. La mesure au poids offre peut-être un peuplus de précision ; elle a l’avantage d’être indépendantede la température; mais elle demande trop de tempspour des essais nombreux, et comme la mesure au vo-lume donne une exactitude suffisante et exige beau-coup moins de temps, clic est exclusivement employée.Elle est, à la vérité, soumise à l'influence de la tempé-rature, mais il est facile d’éviter cette cause d’erreur.Ce sera la seule que nous décrirons ici.
La dissolution normale de sel marin, mesurée auvolume, est préparée de telle manière, qu’il en faut100 centilitres à 15 degrés pour précipiter exactement1 gramme d’argent. A cette température, elle con-tient o(59 sr ,83 de sel marin pur pour 105 litres d’eaupure. On obtient facilement ce volume de dissolution,au moyen d’une pipette de verre fîg. 797 et 798. jaugée de manière à ce que, remplie d’eau jusqu’au trait ab ,elle laisse écouler d’un jet continu 100 grammes d'eauà 15 degrés. Quelques instants après la cessation du
jet, la pipette four-" nit encore 2 ou 3
gouttes de liquide,qui ne doivent pasêtre comptées etqui sont tout à faitnégligeables, parcequ’elles équivalentau plus à 1/4 domillième d'urgent.La manière la pluscommode de dis-poser cette pipetteest représentéedans les fig 799,800, 801 et 802;T, est le tuyau decommunicationavec le réservoirde la dissolutiontitrée de sel marin,et K A H, le chassis, monté sur lesupport P, qui sou-tient la pipette.Pour remplir celle-ci, on commence par appliquer l’index de la main gauchesur l’orifice inférieur de la pipette, comme l’indique la
TIT1UÎS
ESSAYEURS.
trouves par 1 expenenee.
Nom.
Résidence.
950 mil-
900 mil-
800 mil-
lièmes.
lièmes.
lièmes.
F. de Castenhole,
essayeur de la
monnaie. . .
Vienne.
946,20
898,40
795,10
Vervaèz, dito. .
944,40
893,70
789,20
Cabrera, dito. .
dito.
944,40
893,70
7S8,G0
Essayeur. . . .
Amster-
dam.
947,00
395,00
795,00
Bingley, maître
essayeur. . .Johnson , es-
946,25
896,25
794,25
sayeur. . . .
dito.
933,33 833,50
733,33;
Inspecteur de la
monnaie. . .
Utreclit.
945,00 896,50
799,00
Essayeur de la
monnaie. . .
945,00 891,00
787,00
Essayeur du
commerce. . .
dito.
945,00 891,00
787,00
Essayeur do la
monnaie. . .
946,20
897,55
798,60
dito dito. .
942,25
894,00
790,00