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ESSAIS

ESSORER

il faudrait avoir l'attention de réduire l’alliage en lameexcessivement mince, dissoudre le chlorure d’argentdans l’ammoniaque, et traiter de nouveau le résidu,s’il y en avait un, par l’eau régale.

Le départ par l’acide sulfurique concentré a l’avan-tage de donner de l’or pur sans surcharge; mais il estdifficile à exécuter, et il exige de grandes précautions,a cause de la haute température à laquelle bout l’acidesulfurique concentré et des soubresauts qui en résultent.Il est d’ailleurs nécessaire d’employer un assez grandexcès d’acide pour tenir en dissolution le sulfate d’ar-gent qui se forme, et qui est très peu soluble dans l’eau.L’alliage doit être inquarté, s’il est trop riche en or,comme pour le traitement par l’acide nitrique. On sesert rarement de ce procédé comme moyen d’essai ;mais il est presque exclusivement employé en grandpour extraire de l’argent l’or qui y est renfermé, surtouten France , où l’acide sulfu;ique est à bas prix, tandisque l’acide nitrique est fort cher. (Voir l’article affi-nage DES MATIÈRES J)’OU ET D’ARGENT.)

Nous terminerons cet article en disant quelques motssur les alliages d’or et d’argent qui renferment du pla-tine ou des métaux analogues.

Or, argent , platine et cuivre. S’il n’y avait pas d’ar-gent, il faudrait en ajouter une quantité double environde celle de l’or et du platine réunis; puis on coupelle àla plus forte chaleur possible dans une bonne mouffle.Les alliages d’or et d’argent qui contiennent du platineprésentent à la coupellation et au départ des caractèresparticuliers qui décèlent lu présence de ce métal. Sil’on ne chauffe pas très fortement, l’essai ne passe pas,et le bouton de retour s’aplatit ; cet effet est déjà sen-sible, quand le platine est à l’or ou à l’argent dansle rapport de 2 à 1UO. Dans le même cas, la dissolutionnitrique provenant du départ est colorée en jaune paille,parce qu’elle contient du platine. Au moment où l’essaid’un alliage contenant du platine se termine, le mou-vement est plus lent, les bandes colorées sont moinsnombreuses, plus obscures, et subsistent moins long-temps que lorsqu’il n’y a pas de platine; le bouton nese découvre pas, et sa surface reste matte et terne.Quand l’essai a bien passé, l’on remarque que les bordsdu bouton sont plus épais et moins arrondis que ceuxdes essais ordinaires, et que la surface est en totalitéou en partie cristalline.

Pour faire l’essai des alliages d’argent et de platine,on les ramène à renfermer au moins 2 parties d’argentpour 1 partie de platine, et on fait le départ par l’acidesulfurique concentré, qui ne dissout que l’argent. On nepeut pas faire le départ des alliages d’argent et deplatine, comme celui des alliages d’argent et d’or, parl’acide nitrique, puisque la présence de l’argent rendle platine soluble dans cet acide. On pourrait encoretraiter par l’eau régale, qui amènerait l’argent à l’étatde chlorure insoluble, puis on précipiterait le platinede la dissolution, en y ajoutant de l’alcool et du selammoniac, et lavant à l’alcool faible; le platine reste-rait à l’état de chlorure ammoniacal qui, calciné, donnepour résidu du platine métallique en éponge.

Pour analyser les alliages d’or et de platine, ondissout dans l’eau régale; on sépare, d’abord, comme ilvient d’être dit, le platine à l’état de chlorure ammo-niacal ; puis on précipite l’or par le sulfate de protoxydede fer.

Pour les alliages de platine, d’or et d’argent, ontraite par l’eau régale qui sépare l’argent à l’état dechlorure; puis on sépare, dans la dissolution, l’or et leplatine comme il vient d’être dit. Si l’alliage contienten outre du cuivre, on le précipite en dernier lieudelà dissolution, à l’état métallique, par une lame defer, après avoir évaporé à sec avec de l’acide hydro-ehlorique ou sulfurique, pour chasser l’acide nitrique, etrepris par-l’eau, ou bien, à l’état de deutoxyde, par !

la potasse caustique; enfin, on peut d’abord le séparerpar coupellation , comme nous l’avons indiqué plushaut.

Or et palladium. On purifie l’alliage en le coupellantavec i à 5 parties d’argeut fin et 8 à 10 parties deplomb; puis on fait le départ par l’acide nitrique; l’ar-gent et le palladium se dissolvent : on peut les sépareren précipitant d’abord l’argent par l’acide hydro-chlo-rique, puis le palladium par le cyanure de mercure.

Or et rhodium. Ces alliages sont complètement solu-bles dans l’eau régale, lorsque l'or y domine. On pré-cipite l’or de la dissolution par le sulfate de protoxydede fer, puis le rhodium, à l’état métallique, par unelame de fer. F. debette.

ESSENCE D’ORIENT ( fr. et angl., ail. perlen-esseuz). Cette matière, qui sert à la fabrication des per-les artificielles, se prépare en malaxant avec les mainsune grande quantité d’écailles d’ablettes, dans un ba-quet rempli d’eau, laissantdéposer, décantant, ajoutantde l’eau fraîche et malaxant de nouveau les écailles,laissant déposer, décantant une seconde fois et passantce qui reste dans le baquet au travers d’un tamis decrin très serré qui retient les écailles. Enfin, on mélangeavec un peu d’ammoniaque la matière pâteuse, bril-lante, et d’un blanc-bleufure nacré qui a passé à traversle tamis. L’addition de l’ammoniaque, suivant plusieursfabricants, n’est pas absolument nécessaire, et a prin-cipalement pour objet de prévenir la décomposition del’essence.

ESSENCES. Voyez huiles volatiles.

ESSIEUX. Voyez locomotive, voiture

ESSORER. On expose généralement les étoffes mouil-lées à l’air pour les faire égoutter et sécher; mais il estutile, auparavant, d’en extraire le plus d’eau possible,afin de hâter le séchage.

Les moyens dont on se sert aujourd’hui pour reti-rer l’eau des tissus sont : Yégouttage proprement dit; letordage à force de bras ; la compression entre deux cy-lindres; Y hydro-extracteur de Penzoldt, et le ventilateurde Laubercau, etc.

L’égouttage est le moyen le plus simple, mais aussile plus long; il exige un grand emplacement et nepeut s’appliquer qu’aux matières qui ne risquent pointde s’altérer en restant humides.

Le tordage à force de bras est encore le pins généra-lement employé. Dans les grands établissements on em-ploie pour cette opération un baquet sur lequel on place,à l’extrémité d’un même diamètre, deux montants en boisqui dépassent les bords supérieurs de 25 à 30 centim. L’unde ces montants porte un crochet fixe, l’autre un crochetattaché à l’extrémité de l’axe d'une manivelle. La pièceque l’on veut tordre est pliée entre les deux crochets demanière que les deux extrémités rentrent dans le mi-lieu, alors on tourne la mauivelle jusqu'à ce que lapression soit assez forte. On se sert aussi d’un filet encorde dans lequel on place les étoffes, et on le tord dela même manière.

Mais le tordage tend évidemment à déplacer, à al-longer par places et à rompre même les filaments d’untissu ou les fils d’nn écheveau; l’eau n’est jamais ré-gulièrement extraite et il reste toujours des parties quicontiennent plus d’eau les unes que les autres ; d’ailleursl’opération exige beaucoup de temps et devient, par con-séquent, très coûteuse.

L’extraction de l’eau par la compressiez entre deuxcylindres est encore prônée aujourd’hui comme le moyenpar excellence ; mais ce moyen présente divers incon-vénients : il écrase le tissu et fait décharger les cou-leurs sur les étoffes ; il extrait l’eaiiirrégulièrement, elleteinturier de fils en éekeveaux n’a jamais pu s’en serviravec avantage.

La presse à compression se compose de deux cylindresdont les axes sont parallèles et dont les surfaces cour -