ESSORER.
ESSORER.
lu machine de Pentzoldt, qu’ils ont perfectionnée avecsuccès.
î.u fig. 807 représente la coupe partielle de la ma-
chine ; À, A, est le bâti; R, l'arbre vertical tournantsur une crnpaudine a fixée sur le pont b. Cet arbre porteà sa partie supérieure un cône de friction c dont il re-çoit son mouvement de_rotation, comme on le dira plusloin. C est un tambour contenant deux compartimentsconcentriques, d , e, de la forme représentée par le des-sin : ce tambour est placé librement sur l’arbre B, etrepose, quand il n’est pas en mouvement, sur deux sail-lies coniques, /*, <?, qui font partie de l’arbre. Ces deuxcompartiments ont un môme fond en métal, et leurscôtés se composent de fils de fer étamé, roulés circulaî-rement, placés à de très petites distances, et liés trans-versalement par de petites bandes en métal qui y sontsoudées. Le plateau qui recouvre le compartiment inté-rieur d, est assujetti par des boulons et des écrous àun cercle de fer qui retient les côtés en fil de meme mé-tal, mais celui qui sert de couvercle au compartiment e,dans lequel seul on place les marchandises, est disposéde manière à pouvoir être soulevé lorsque l’on veut lesy introduire ou les en retirer, et porte deux rebords,l’un extérieur et l’autre intérieur. Ces rebords sont dis-posés de telle sorte que, quand le plateau est placé, l’in-térieur presse la circonférence convexe du compartimentcentral, et l’extérieur tombe en dehors des côtés del’autre compartiment. Pendant que la machine fonc-tionne, ce second plateau est maintenu à sa place pardes goupilles ou des boulons, qui ne sont pas représen-tés dans le dessin.
Les côtés du compartiment extérieur d, sont assemblésavec le fond, au moyen d’un prolongement des bandestransversales de métal qui relient les fils, et qui sontrivées et soudées sur les deux plateaux extrêmes. Lestils du compartiment intérieur sont attachés à la partiesupérieure par un cercle de fer, sur lequel ils sont rivéset soudés, et sont assemblés avec le plateau du fond parle moyen d’un rebord que porte ce plateau, rebord unpeu rabattu sur ces côtés qui sont rivés et soudés.
D, est un régulateur suspendu dans le compartimentintérieur d, et dont les deux branches A, /i, sont char-gées. Ces deux branches ayant du jeu autour des gou-pilles qui leur servent de points d’attache, et qui sontfixées au plateau supérieur, se terminent par des bran-ches coudées dont les extrémités s'appuient sur un cor-don J qui fait saillie sur l’arbre. E, est une enveloppeextérieure qui est assujettie sur le bâti A, A ; elle renferme tout le tambour, excepté par dessus, et sert aretenir l’eau chassée des étoffes. En y se trouve un 10 -binet pour l’écoulement de cette eau, et le fond con-
tient on outre l’extrémité d’un tuyau par lequel arrivede l’air chaud.
I/arbre vertical B reçoit un mouvement de rotation ;il emporte avec lui le tambour; et plus ce mou-vement est rapide, plus la force centrifuge tendà expulser l’eau contenue dans les étoffes ou dansles tils à dessécher; mais comme cette foicepourrait aussi déplacer l’arbre central, si le poidsn'était pas exactement réparti dans le tambour,et causer la dUlocatiun do la machine, lorsquel’on imprime la grande vitesse nécessaire pour ladessiccation prompte, le régulateur 1) a été des-tiné à prévenir cet inconvénient. Les branchesde ce régulateur s’écartent d’autant plus que lavitesse augmente davantage, et soulèvent parconséquent le tambour C de dessus les renfle-ments coniques f , g ; ce qui permet au tambourde se déplacer un peu, et de rectifier sa posi-tion conformément aux inégalités de son char-gement , en sorte que son centre de gravitépuisse toujours coïncider avec son centre de ro-tation. Le tambour est assemblé avec l’arbrede la manière que l’on voit en z; ce qui lolaisse libre de prendre le mouvement néces-saire. Pour l’empêcher de sc soulever trop su-bitement, on fixe un ressort spiral k sur l’arbreimmédiatement au dessus du renflement conique g.Afin de le maintenir plus sûrement en équilibre, onl’entoure aussi d’une couronne creuse F à moitié rem-plie d’eau ou de tout autre fluide; si, pendant la révo-lution de la machine, le poids des étoffes est prédo-minant de quelque côté, celui de l’eau qui s’accumulesur le côté opposé sert plus ou moins à le contre-balancer. On peut augmenter l’effet de cette couronneeu la partageant en deux compartiments et plus. G, estun large tuyau par lequel on introduit la vapeur ou del’air chaud au ventre du tambour, qui est percé encet endroit d’un grand nombre de petits trous pour lerecevoir.
Le mouvement de rotation est transmis au tambourde la manière suivante :
I est un disque conique monté sur l’extrémité d’unarbre qui commande à frottement le cône c et l’arbre B.L* est un cône fixé sur l’extrémité de l'arbre K’, et L”un autre cône de môme dimension, mais dont la basefait face au sommet de l’autre, et qui est établi surl’arbre K” commandé parle moteur. M est la courroiequi embrasse les deux cônes, et dont le déplacementlatéral, opéré, par le moyen d’une fourchette, permet derégler à volonté la vitesse de la machine. N est lapoulie qui reçoit directement le mouvement. Au lieud’un seul disque I à frottement, on peut aussi en em-ployer un de plus, si on le juge nécessaire, et placerentre eux deux un cône additionnel de friction , afin demieux égaliser le frottement ; mais alors le disque et lecône additionnel doivent tourner librement sur leurspropres arbres. On peut aussi adopter une autre dispo-sition pour le bas de l’arbre vertical. L’arbre immédia-tement au-dessus de la crapaudine est entouré d’unanneau lâche autour duquel une certaine quantité depetit plomb ou de quelque autre matière grenue quise trouve contenue avec l’anneau dans la boîte, dont lofond sert de crapaudine. Le dessus de cette boîte estpercé d’une ouverture dans laquelle descend, lorsque lamachine est au repos, un cordon ménagé sur l'arbre ;et lorsque le tambour C est soulevé par l’action durégulateur D, ce cordon quitte également sa place ; cequi permet à l’arbre de déplacer un peu le plomb , etde prendre la position que réclame le point où se trouveamené le centre de gravité. ( Journal des Usines, février
4845.)
M. Violet, rédacteur en chef de cette publication,fait remarquer que ces moyens ne doivent pas em-