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A-F.
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ÉTAIN .

ETAIN .

scnic passe clans la liqueur filtrée d’où on le précipite, àl’état de sulfure, en la neutralisant par l’acide hydro-chlorique, tandis que le fer et le cuivre restent sur lefiltre à l’état de sulfures; on les dissout dans l’acidenitrique et on les sépare comme ci-dessus.

Traitement métallurgique.

Le traitement métallurgique des minerais d’étaincomprend : le grillage du minerai, le lavage du mine-rai grillé, la fonte du minerai grillé, le traitement desrésidus et le raffinage do l’étain. La fusion des mineraisgrillés s’exécute, soit dans des fourneaux à tuyères, soitdans des fourneaux à réverbère, ce qui constitue deuxclasses de procédés distincts. En Angleterre, pour lesminerais d’alluvion seulement, en Bohême et en Saxe,on emploie le premier procédé; le second est usité enAngleterre pour tous les mineiais venant des mines deCornouailles . Nous allons les passer successivement enrevue.

Saxe. En Saxe les propriétaires de mines d étainsont obligés de livrer leur minerai préparé aux usinesroyales, qui leur en paient immédiatement la valeurd’après celle de l’étain qu’ils donnent à l’essai, déduc-tion faite des frais de traitement; il en résulte, d’unepart, que l’exploitation des mines peut se faire avec peude fonds, puisqu'elle n’exige pour ainsi dire aucunsfonds de roulement, et, d’autre part, que les usinesroyales peuvent associer les minerais divers qui leursont livrés de la manière la plus convenable pour leurtraitement ultérieur.

Les minerais sont apportés à l’usine, lavés, à l’étatde schlichs crus. On commence par les griller afin dedécomposer les matières pyritenses et arsenicales qu’ilsrenferment, et qui, ramenées à l’état d’oxyde, se sépa-rent ensuite aisément par le lavage. Le grillage s’effec-tue dans des fours à réverbère, représentés en plan eten coupe tig. 808 et 809 : la sole b, do forme trapé-

808.

zoïdale, a 5 a ’, l 5 do longueur, 3 ,n ,30 de largeur prèsde la grille a, et 1®,65 près de la porte de travail d,placée à l’autre extrémité; la voûte n’a que 0 m ,22 dehauteur, û la clef, au-dessus de la sole ; celle-ci est uneaire plane ouverte des deux côtés, sur laquelle on brûledu bois ; près de la porte de travail et dans la voûte,est pratiqué un canal horizontal e, qui conduit l’acidearsénieux et les autres produits du grillage dans unesérie de chambres de condensation. On en retire detemps à autre l’acide arsénieux impur, qui formemoyennement les 20 à 25 p. 100 de schlich cru. Oncharge à la fois 6 à 700 kil. de schlich cru préalable-

ment desséché sur la voûte f du fourneau, d’où on lefait tomber sur la sole par l’ouverture c, pratiquée dansla voûte, et on augmente graduellement le feu de ma-nière à ne pas dépasser le rouge sombre dans les deuxpremières heures; on donne h la fin un bon coup defeu, l’oxyde d’étain pur étant infusible. Chaque grillagedure en moyenne sept heures.

Les schlichs grillés sont lavés sur des tables à se-cousses, puis fondus sans addition, ou avec une petitequantité de quarz quand ils sont très ferrifères, et avec2 à 4 p. 100 do chaux quand ils sont très chargés de wol-fram (tungstate de fer), de scliéelin-calcaire (tungstatede chaux) et de molybdène sulfuré; ces schlichs ren-ferment de 40 à 60 p. 100 d’étain. La fusion s’exécutedans un demi-haut-fourneau à poitrine fermée, ayantseulement un œil pour l’écoulement de l’étain et desscories, et surmonté de chambres de condensation. Cefourneau est représenté en coupe verticale, fig. 810, eten coupe horizontale au niveau x a: de la tuyère,Hg. 811 : a, massif du fourneau; b, b, costières ; c,

810.

warme , et d , poitrine;e, tuyère; f, sole en gra-nité ; g, œil do la poi-trine, par lequel l’étainet les scories tombentdans l’avant-creuset U;i , bassin de réceptiondans lequel on fait detemps en temps coulerl’étain, et où on le puisepour le couler; Jr, Je, fr,chambres de condensa-tion ; m, m, canaux d’as-sèchement. La hauteurtotale du fourneau au-dessus de la sole est de4 mètres; la largeur dela warme est au gueulard0"‘,57, à la sole 0 m ,38 ;celle de la poitrine, auxmêmes hauteurs, est de0 m ,47 et 0^,38 ; et ladistance de la warme àla poitrine est ‘de 0 n, ,66et 0 m ,o 2. La poitrine estdéversée intérieurementde telle sorte, que la ver-ticale partant de son ex-trémitésupérieure tombeexactement au milieu dela sole; celle-ci a uneinclinaison de 0"'. 10. Onlance dans le fourneau

. . de 4 5/2 à 5 kil. d’air

^ * par minute au moyen

de deux soufflets pyramidaux. La charge normale estd’environ 6 kil. 1 /4 de schlich grillé et de 1 litre et 1/2de charbon de bois léger. On passe 52 kil. de mineraipar heure. La campagne dure de cinq à six jours. Lesscories que l’on obtient sont repassées dans la propor-tion des 2/3 dans le courant dé l’opération, puis à lafin de la fonte on les repasse une fois seules.

L’étain en pains obtenu par la coulée est affiné sur desaires de liquation analogues à celles usitées à Schlag-genwald, et dont nous parlerons plus bas.

Les scories de la fonte du minerai renferment encore25 à 26 p. 100 d’étain métallique; on les ajoute auxcrasses d’affinage ou carcas de liquation, et on fond letout avec parties égales de scories de forge, dans unpetit fourneau à manche de 1 m ,60 de hauteur, à bassinextérieur hémisphérique, et dont les campagnes ne du-rent que douze heures. Les scories de forge tendent àse réduire dans le fourneau à l’état de fer métallique,