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ETAIN .

ETAIN .

qui a fait donner à cette espèce d’çtain le nom d’étainen larmes ( angl. grain-tin).

Fonte au fouryieau à réverbère. Tous les minerais d’é-tain de filon et une partie de ceux d'alluvion, sont trai-tés par cette méthode. Après avoir la\é ces minerais,on les grille dans des fourneaux de grillage surmontésde chambres de condensation, et dont les dimensionsvarient dans des limites assez étendues. Ils ont ordinai-rement de 3 à 4 m de long sur 2 1/2 à 3* de large. Oncharge à la fois 300 à 400 k de schlich cru sur la sole,et chaque grillage dure de 12 à 18 heures. L’arsenicimpur qui se dépose dans les chambres de condensationest vendu aux usines d’arsenic. Le minerai grillé estexposé au contact de l’air pour transformer les sulfuresen sulfates, et lessivé. Les eaux de lavage contiennentdu sulfate de cuivre; on en précipite le cuivre, parde la ferraille, à l’état de cuivre de cément. On cribleensuite le minerai grillé pour séparer les fragments quise sont agglomérés et qui doivent être de nouveau, sou-mis au grillage après un bocardage préalable. Ce quia passé à travers le crible est lavé dans des caisses àtombeau ou sur des tables dormantes, suivant le degréde finesse du schlich.

Les fig. 812 et 813 donnent la coupe et le plan du812,

fourneau à réverbère employé à St-Austle pour la fontedes sclilichs d’étain grillés et lavés : a, est la porte parlaquelle on charge le combustible sur la grille b; c, l’au-tel ; d, la porte par laquelle on charge le minerai surla sole; e, la porte de travail; f , la sole qui a environ3"’,50 de long sur 2 m de large; g, le trou de coulée;h y ouverture pratiquée dans la voûte, que l’on ouvreseulement au moment où Ton charge le minerai d’étainsur la sole afin d’empêcher le courant d’air d’entraînerla poussière dans la cheminée; i, petit canal donnantpassage à de l’air froid qui rafraîchit l’autel et la soleet les empêche de se détruire aussi promptement ; /», k,bassins de réception ; l f rampant qui conduit les fuméesà la cheminée m 1 qui a de 10 à 15 m de hauteur.

Avant de charger sur la sole le minerai grillé, dontla teneur moyenne est de 65 p. 100 d’étain, on le mé-lange, selon sa qualité, avec 1 /1 o° à l/5 c de houilletrès sèche en poudre qui sert de réductif. On y ajouteaussi quelquefois de la chaux éteinte ou de la chauxfiuatée, pour obtenir des scories plus fusibles. On charge

à la fois 700 a 800 k de minerai, en cliaufïant fortementde prime-abord. Au bout de 6 à 7 heures, on jette quel-ques pelletées de houille sèche en poudre, afin de ren-dre les scories m<»ins fusibles. On coule d'abord l’étain,et dès qu’on voit arriver des scories, on ferme le troude coulée. Immédiatement après on retire les scorieslaissées sur la sole et on procède à une nouvelle charge.On laisse reposer pendant quelque temps l’étain dansle bassin de réception , afin de favoriser la séparationd’une petite quantité de scories qui ont coulé en mêmetemps et que Ton enlève, puis ou le prend avec des po-ches et on le coule dans des moules en fonte. Les sco-ries qui étaient en contact immédiat avec la surface del’étain sont très riches en grenailles; elles sont en trèspetite quantité, et sont mises de côté et fondues à partsans addition. Les scories qui contiennent seulementquelques grenailles d’étain sont bocardées et lavées, dansle but de concentrer les grenailles dans une faible quan-tité de scories, puis fondues isolément; elles donnentun étain de qualité très inférieure, ce qui se conçoit trèsfacilement, attendu que le métal qui forme ces grenail-les étant moins fusible que l’étain pur, sc solidifie promp-tement et ne peut pas sc réunir au bain métallique : onrefond ces divers résidus au commencement de chaquecampagne, lorsque les fourneaux ne sont pas encoresuffisamment échauffés pour la fonte des minerais. En-tin, plus des 3/4 des scories sont assez pauvres pourêtre rejetées.

Le raffinage des saumons d’étain se compose de deuxopérations, une liquation et le raffinage proprement dit.La liquation s’opère dans un fourneau à réverbère pa-reil à celui de fusion ; on range les saumons d’étain surla sole du fourneau, près de l’autel, et on les chauffemodérément. L’étain fond et coule dans le bassin d’affi-nage construit en briques ou remplacé par une chau-dière en fonte sous laquelle on fait un peu de feu; aubout de quelque temps, les saumons cessent de donnerde l’étain, et laissent sur la sole un résidu formé d’unalliage très ferreux. On range alors de nouveaux saumonssur les restes des premiers, et l’on continue ainsi jus-qu’à ce que le bassin de raffinage soit suffisamment rem-pli : sa grandeur est telle qu’il renferme 5000 à 6000 kd’étain.

Alors commence la seconde opération du raffinage.On enfonce dans le bain d’étain des bûches de bois vert,que Ton maintient à l’aide d’un châssis fixé sur une po-tence tournante. Le dégagement de gaz qui en résulteproduit un bouillonnement constant dans le bain , quiamène à la surface une sorte d’écume et facilite la ten-dance qu’ont les parties les plus impures et les pluslourdes à se précipiter au fond. L’écume, composée pres-que entièrement d’oxyde d’étain et d’une petitequantité d’oxyde de fer est enlevée et rejetée à mesuredans le fourneau. Lorsqu’on juge que l’ébullition a duréun temps suffisant, on retire le bois vert et on laissereposer le bain. Il se sépare en différentes zones, d’au-tant plus pures qu’elles sont plus près de la surface.Lorsque l’étain est suffisamment refroidi, on le puiseavec des poches et on le coule dans des moules en fonte.On conçoit que l’ordre de succession des saumons estcelui de leur pureté; ceux qui proviennent du fond dela chaudière sont même ordinairement tellement im-purs, qu’ils doivent être de nouveau soumis au raffi-nage, comme s’ils provenaient directement du minerai.La durée totale du raffinage est de 5 a 6 heures.

Chaque saumon d’étain qu’on soumet à la liquationlaisse, comme nous l’avons dit, sur la sole du fourneauà réverbère, des crasses formées d un alliage très fer-reux. Lorsque la liquation d’une charge est terminée,on augmente le feu pour fondre les crasses restées surla sole, et Ton fait couler l’alliage qui en provient dansun petit bassin à part. Cet alliage étant laissé en repospendant quelque temps, la partie supérieure est coulce