Band 
A-F.
JPEG-Download
 

EVENTAIL .

EXPLOSION.

Koth qui lui ressemble beaucoup, si ce n’est que levide est fait en remplissant toutes les capacités de va-peur pour expulser l’air, et faisant le vide par la com-munication avec un condenseur. Mais le sirop lui-mêmecontenant de l’air, le vide ne peut être aussi bien faitqu’avec l’appareil d lloward , et de plus l'expérience aprouvé que cette condensation, pour produire le vide,exigeait plus de vapeur qu'il n’en faut pour mouvoir lapompe à air de l'appareil d’Howard. Aussi a-t-on gé-néralement adapté a l’appareil de Roth de petites pom-pes à air qui rendent ces appareils tout à fait analogues.

Enfin M. Degrand a construit des appareils fortingénieux, et qui ont trouvé une très heureuse appli-cation dans la fabrication des sucres de betterave', enemployant la vapeur produite par l’évaporation à éva-porer une partie de l’eau contenue dans les premiersjus. Pour cela il fait passer les vapeurs sortant de lachaudière dans une série de tubes communiquants dis-posés verticalement; de sorte qu’en faisant couler les jusen lames verticales, la condensation des vapeurs se pro-duit en évaporant une quantité d’eau presque égale àcelle vaporisée dans la chaudière, et qu’on gagne ainsipresque tout le combustible dépensé.

On comprendra de quelle importance est un sem-blable appareil pour la fabrication du sucre de bette-rave, en songeant que le jus de cette plante étant com-posé en moyenne de 95 parties d’eau pour 5 de sucre,chaque partie de sucre ne peut être obtenue que par lacombustion de 4 kilogr. de bouille par kilogr. desucre, quand l’évaporation a lieu directement. — Nousreviendrons, au reste sur ces appareils à l’article sucke.C’est pour cette fabrication qu’ils ont été spécialementinventés.

EVENTAIL (angl .'fan, ail. fœcher). La fabricationdos éventails, fort ancienne à Paris , est une des plusimportantes parmi celles comprises habituellement sousJe nom d’articles Paris ; c’est un des articles pour les-quels le goût de l’ouvrier français ne saurait être fa-cilement détrôné.

Le fabricant d’éventails proprement dit ne fait quemettre en œuvre les matériaux qui lui sont fournis pardivers ouvriers. La fabrication des montures s’est con-centrée dans quelquesvillages du département de l’Oise ,entre Beauvais et Méru , et y occupe 1500 à 2000 per-sonnes. Une division parfaite du travail a permis d’ob^teniràdes prix très modérés des formes variées à l’infinipar la mode; la monture passe successivement entreles mains du debiteur, du façonneur, du polisseur, dudécoupeur, du sculpteur, du graveur, du doreur et duviveur. Les matières principalement employées pourles montures sont : la nacre, l’ivoire, l'os, la corne,l’écaille, le citronnier, l’ébène, etc., et grand nombrede bois veinés.

Quant à la feuille, formée généralement do deuxfeuilles de papier réunies par de la colle, quelquefoisd’une étoffe de soie brodée de plumes , etc., et entrelesquelles se placent les extrémités de la monture, onles obtient par l’imprimerie lithographique et quelque-fois la gravure en taille-douce, dont les effets sont re-haussés par l’eiilumineur, le coloriage.

Le fabricant recevant d’une part les montures et del’autre les feuilles (qu'il a soin de faire fabriquer sui-vant son goût et en raison des demandes) procède aumontage qui consiste à plisser la feuille, à la réunir àla monture et à la border avec le petit filet d’or qui secolle en haut tout autour.

Les procédés spéciaux de cette fabrication sont peude chose, c’est le bon goût qui fait la principale valeurde l’objet fabriqué.

EXPLOSION (machines a). On a proposé à di-verses reprises des machines ayant pour but d’utiliserles forces produites par les explosions. Sauf l’emploi dela poudre à canon, pour lancer avec une énorme vitesse

des projectiles, dans des conditions où l’économie duprix de revient du travail mécanique importe bienmoins que la puissance de son action et la facilité deson transport, aucune action de ce genre n’a pu encoreêtre utilisée pratiquement. La cause principale en estdans la condition essentiellement défectueuse de la pro-duction de la force, dont la communication régulièreaux organes de transmission ne peut être imaginée sansà coups et chocs destructifs, au moyen desquels unefraction minime de la puissance se transmet a la ré-sistance.

11 nor»3 a paru néanmoins curieux de relater quelquesessais faits dans cette voie. Nous ne parlerons pas deceux qui consistent à faire détonner de la poudre ou desmélanges analogues dans des vases clos on commu-nication avec des cylindres, dans lesquels seraient despistons mobiles. Indépendamment des mauvaises con-ditions de travail d’un semblable appareil, le prix derevient de la force serait énormément trop élevé. Pon-celet donne, dans son introduction à la Mécaniqueindustrielle, le calcul comparatif du prix de revient dutravail de la poudre et de la vapeur d’eau, dans lequelil établit que le rapport est d’au moins 90 à 1.

Les seuls essais qui aient paru plausibles sont ceuxbasés sur l’emploi des mélanges détonnants d’air et de gazhydrogène, qui offrent le double avantage de produire uneexplosion énergique par suite de la température très éle-vée que développe la combinaison, qui produit de la va-peur d’eau à une température très elevéc, et en mêmetemps de pouvoir faire naître le \ide par la condensationde celle-ci. Disons de plus que le gaz hydrogène se pro-duit avec facilité et à un prix peu élevé, par la décom-position de l’eau, soit par l’acide sulfurique et le fer oule zinc, soit par le charbon.

Marhine Brown. Dans cette machine, on utilise sur-tout la propriété détonnante du mélange d’air et du gazhydrogène de pouvoir produire le vide. Dans cette machine, qu’on a pu voir à Paris il y a quelques années, legaz hydrogène est conduit dans un cylindre de grandecapacité, fermé supérieurement par une calotte mobile etinférieurement par une vanne-soupape.

Quand le mélange d’air et d’hydrogène est dans lesproportions convenables, une soupape s’ouvre pour lemettre en communication avec un corps incandescentqui l’enflamme. A l’instant, les produits de la combus-tion, soulevant la calotte, s’échappent en grande partieau dessous, et il se produit une condensation de la va-peur d’eau formée. Alors le couvercle supérieur sereferme hermétiquement, tandis que l’eau à éleveisoulève la soupape inférieure, et entre dans le cylindredans lequel s’achève la condensation. Cette eau s’é-chappe par une soupape plus élevée, aussitôt qu’unmécanisme soulève le couvercle du cylindre pour ylaisser rentrer l’air.

L’inventeur a disposé plus tard deux appareils sem-blables, côte à côte, pour fournir de l’eau «à la partiesupérieure d’une roue hydraulique, qui, nous n’avonspas besoin de le dire, devient elle-même une nouvellecause de perte de forces.

Malgré les essais réitérés de l’inventeur, cette ma-chine n’a pas reçu d’applications. Le gaz est trop cher,son utilisation trop incomplète, pour qu’une pareillemachine puisse soutenir la comparaison avec la ma-chins à vapeur.

Machine Selligue. Dans l’année 1844, M. Selligue aproposé l’emploi de l’explosion du gaz hydrogène car-boné (qu’il est parvenu à obtenir dans des appareilstrès simples, au moyen de la décomposition de l’eaupar le charbon) pour faire mouvoir les bateaux, enagissant directement sur l’eau et en se dispensant dotout mécanisme intermédiaire.

Nous empruntons sa description à la note qu’il aprésenté à l’Académie des Sciences :