FAÏENCE.
faïence.
suffisante pour mouiller toutes les parties, remplir lesinterstices, filtrer dans le ballon et le remplir à moitié.On assujettit alors les bouchons à l’embouchure de l’al-longe et à la tubulure du ballon ; on fait plongerla moitiéde celui-ci dans un bain-marie d’eau II. L’appareilreste maintenu dans sa position verticale à l’aide d’unsupport ordinaire qui embrasse le col du ballon.
Le bain-marie, recouvert d’une plaque en deux par-ties, est chauffé par une lampe à l’alcool 1, dont lamèche peut être tellement abaissée que la températurede l’eau, indiquée par un thermomètre, soit entretenuede 38 à 40 degrés centésimaux.
L’éthcr dans le ballon est ainsi porté et maintenu enébullition ; sa vapeur s’élève et se condense en partiedans le tube latéral. Le liquide résultant de cette con-densation retombe distillé sur la substance que con-tient l’allonge. L’excès de vapeur et l’air dilaté se déga-gent par le tube de sûreté: mais une partie de la vapeurse condense dans les trois boules, dont la première verseimmédiatement son liquide dans l’allonge, et concourtà l’épuisement de la substance. Afin de régulariser lafiltration, on place à la superficie bien nivelée de la sub-stance pulvérulente trois disques de diamètres gradués,en papier à filtre.
La concentration de la solution filtrée s’opère conti-nuellement dans le ballon ; elle alimente la distillationqui fournit également, d’une manière continue, l’étherépuré à la substance, qui s’épuise par une filtration in -cessamment reproduite.
On parvient sans peine à régler pour plusieurs heuresconsécutives la température decettesorte de circulation.
Nous citerons un exemple qui fera bien comprendreles avantages de la méthode et de l’appareil.
Deux décilitres de bois, en poudre, ont été lavéspendant trente heures, sans interruption, avec un demi-litre d’éther, et saus demander, pour la surveillance del’opération, à différentes reprises, plus d’une heure detemps.
Il eût fallu pour obtenir les mêmes effets en opérantsur uu filtre à l’air, employer au moins 5 litres d’éther,opérer plus de dix rectifications, y consacrer presquetout son temps durant trois jours, respirer constammentla vapeur d’éther , et courir quelques chances d’in-cendie.
On peut facilement modifier cet extracteur dans lesformes et les dimensions de ses parties ; il peut être utile,comme nous l’avons presque toujours fait, de placer
l’allonge dans une cloche renversée, afin de mettre dol’eau froide dans l’intervalle entre deux vases. La mo-dification du tube de sûreté rend l’usage de cet appareilplus commode; elle permet d'ajouter le dissolvant parce tube, et de faire rentrer dans l’allonge le liquide con-densé dans les boules ; il suffit pour cela de refroidir unpeu le ballon.
I/épuisement continu, au moyen de l’alcool, peutêtre rendu plus économique en échauffant le bain-ma-rie, au moyen d'une lampe à l'huile dont le niveau soitconstant; la flamme et la distance seront réglées de fa-çon à entretenir la distillation de l’alcool, sans dégage-ment sensible de vapeur au travers du tube de sû-reté.
On pourrait même placer le bain-marie sur un foyerordinaire, où l’on brûlerait du charbon ou tout autrocombustible usuel ; mais alors il faudrait consacre!beaucoup plus de temps à surveiller l’appareil et diri-ger le feu.
L’emploi de l’extracteur à distillation continue, noussemble destiné à rendre plus faciles et moins dispendieu-ses diverses opérations des laboratoires. On s’en serviraquelquefois avec avantage pour épuiser certaines ma-tières par l’eau distillée; dans ce cas, on remplaceraitpar de l’huile ou une solution saline (1) l'eau du bain-marie.
Il est bien probable que la facilité avec laquelle onpourra extraire ainsi les matières grasses et résineuses,les huiles essentielles, permettra d’étudier ces substan-ces, même dans les organes et les produits naturels quin’en renferment que de faibles proportions.
Nous pourrions citer encore, pour compléter cet ar-ticle, plusieurs procédés et appareils propres à la fabrication des extraits de teinture, et pour lesquels les au •tours ont pris des brevets d’invention. L’un est destinéà extraire et concentrer tout à la fois la matière colo-rante dans un générateur à vapeur ; l’autre consiste « àhâter, dit l’inventeur, la dissolution de la matière colo-rante dans l’eau ou la vapeur d’eau, au moyen d’un agi-tateur mis en mouvement par une force motrice quelcon-que; » le troisième a pour objet d’extraire la matièrecolorante par pression et par ascension, comme on peutle faire facilement, au moyen de la presse à vapeur deRoramerhausen, etc. Mais nous préférons renvoyer leslecteurs à la description des brevets, pour qu’ils jugenteux-mêmes les procédés dans leur application possibleet manufacturière. a. rouget de i.isle.
F
r FAÏENCE ( angl. earthen ware , ail. steingut).La faïence est une espèce particulière de poterieque nous ne pouvons définir d’une manière netteet exacte sans mettre sous les yeux du lecteur letableau de la classification des poteries qu’a donnéM Alexandre Brongniart , l’illustre directeur de lamanufacture royale de porcelaine de Sèvres , dans lebeau traité des arts céramiques qu’il a publié à lafin de sa carrière.
Or. verra par ce tableau, que toutes les poteries, de-puis les simples terres cuites, dont les molécules sontà peine liées les unes aux autres, comme les briques et
les vases les plus communs, jusqu’aux porcelaines dontles molécules se sont enchevêtrées les unes dans les au-tres, parce que la pâte a reçu un commencement de fu-sion, forment une série presque continue. Les poteriesqu’on appelle faïences communes ou faïences finesoccupent les quatrième et cinquième ordres, et for-ment la transition entre la première et la secondeclasse.
(O La solution de chlorurede calcium, par exemple, dontledegre d’ébullition varie à volonté, suivant la densitéqu'oului donne.