FEU.
FER.
revient de lu fonte au coke d’affinage descend jusqu'à9 et même 7 fr. dans quelques usines. Celle de moulagerevient de 40 à 45 fr. On consomme de 150 à200 kil.de coke par 100 kil. de fonte d’affinage, et 200 à 300 kil.de coke pour 100 kil. de fonte de moulage de secondefusion.
INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS INTRODUITSDEPUIS FEU D’ANNÉES DANS LA FABRICATION DE LAfonte. Emploi de Vair chaud. Avant de décrireles diversappareils employés pour chauffer l’air, parlons d’aborddes effets de l’air chaud dont l’emploi est dû àNeilson deGlascow, qui l’introduisit en 1831 dans les usines d’E-cosse . Il est évident que si l’on élève à une certainetempérature l’air sortant de la machine soufflanteavant de la lancer dans le fourneau, la température ducourant gazeux en sera d’autant plus élevée. D’un autrecôté la combustion du charbon ayant lieu d’une ma-nière beaucoup plus rapide, la zone oxydante se trou-vera considérablement réduite et par conséquent la com-bustion du fer devant la tuyère diminuera dans lamême proportion. Enfin si nous supposons qu’on lancela meme quantité d’air dans les deux cas, et que l’onaugmente la charge en minerai, àl’air chaud, de manièreà ce que la température du courant gazeux soit lameme, après la transformation de l’acide carbonique enoxyde de carbone, qu’à l’air froid, le refroidissementpour un meme volume de gaz augmentera avec lacharge eu minerai, de telle sorte qu’il y aura dans toutela partie supérieure du fourneau moins de chaleur à l’airchaud qu’àl’uir froid, tandis que la combustion de l’airs’opérant devant les tuyères dans un espace plus res-serré, la température y sera plus élevée.
On comprend donc que, quand même l’appareil à airchaud reçoit sa chaleur d’un foyer particulier, il y aéconomie sous le rapport du combustible à chaufferl’air. Les fontes blanches deviennent grises et mêmenoires si l’on ne change pas le dosage des charges,parce que la température s’élève devant les tuyères etque la quantité de fer brûlé y diminue ; cette économieest surtout considérable pour les fourneaux au coke àcause de l’étendue de la zone oxydante à l’air froid;on doit donc augmenter la charge en minerai jusqu’à ceque l’on soit arrivé à produire la qualité de fonte voulue;la température étant plus élevée dans le creuset, leslaitiers deviennent plus fluides et on peut augmenterde beaucoup la proportion de castine si les mineraissont argileux, et diminuer celle d’herbue- si les mine-rais sont calcaires, de manière à obtenir des laitiersplus basiques qui dépouillent mieux la fonte du soufrequ’elle renferme. Si au contraire les minerais sontexempts de soufre et si l’on travaille au charbon debois, on pourra sans inconvénient diminuer notable-ment la proportion du fondant. Ces diverses propriétésont fait adopter presque généralement l’emploi de l’airchaud dans les usines qui marchent en fonte de mou-lage. Les fontes à l’air chaud sont plus chargées en si-licium que les fontes à l’air froid, conséquence natu-relle d’une plus iorte chaleur dans le creuset et parsuite plus difficiles à affiner; aussi ne les emploie-t-onque pour les minerais réfractaires et non pour les mi-nerais oxydés en grains très fusibles. Néanmoins beau-coup d’usines roulant en fonte d’affinage à l’air froid,sont pourvues d’appareils à air chaud dont on ne se sertque dans le cas des engorgements ou de tout autre dé-rangement, lorsque le creuset se refroidit et que ia cha-leur monte au gueulard, pour ramener le fourneau ànon allure normale; c’est en effet le meilleur remèdeque l’on connaisse dans ce cas.
En résumé l'économie produite sur le combustible aété de 10 à 15 p. 100 dans les fourneaux au charbonde bois qui roulaient auparavant d’une manière écono-mique, tandis que dans ceux qui consommaient beau-coup de combustible par suite de quelques vices dans
la composition des charges ou la construction mêmedes fourneaux, elle s’est élevée jusqu'à 30 et 40 p. 100.Généralement cette augmentation a été plus sensiblepour les fourneaux au coke ou à la houille roulant enfonte de moulage que pour tous les autres.
La dilatation de l’air augmentant sa vitesse dans lestuyaux de conduite, il est nécessaire, pour ne pas aug-menter la pression et l’effort de la machine soufflante,d’augmenter le diamètre de ces conduites et surtoutcelui des buses; sans cela la quantité d’air qui arrive-rait dans le fourneau serait moindre, et quoiqu’il y eûtune plus faible consommation en combustible la pro-duction journalière pourrait diminuer; tandis que s’ilarrive dans les deux cas la meme quantité d’air dansle fourneau, la production augmentera, et par consé-quent il en résultera une économie notable sur les fraisgénéraux rapportés aux 10ü k de fonte.
Quant à la température à laquelle il faut chaufferl’air, elle dépend de la nature du combustible et decelle des minerais, des propriétés de la fonte que l’onveut obtenir, etc. ; en Ecosse , on a été jusqu’à 350"pour des fourneaux alimentés avec du combustible mi-néral sans trouver aucune limite supérieure à laquelleon dut s’arrêter; à Kœnigshutte (Haute-Silésie ), onn’a pu dépasser la température de 100" sans altérer no-tablement la qualité de la fonte; les fourneaux au char-bon de bois présentent des anomalies semblables,cependant on peut dire que la température de l’air lancédans les fourneaux alimentés au coke ou à la houille,doit être généralement plus forte que pour les four-neaux au charbon de bois.
Disons maintenant quelques mots sur la dispositiondes appareils à chauffer l'air. Dans les fourneaux aucoke ils sont presque exclusivement desservis par unfoyer particulier où l’on brûle du combustible de qua-lité inférieure ; dans les fourneaux ail charbon de boisils sont chauffés soit au moyen des flammes du gueu-lard, soit au moyen de gaz pris à un niveau inférieur etbrûlés par un courant d’air chaud. Les gaz des four-neaux au coke ayant, comme le démontrent les re-cherches de M. Ebelmcn, un pouvoir calorifique plusconsidérable que celui que possèdent les gaz des four-neaux au charbon de bois, il est certain que l’on réus-sira parfaitement à échauffer l'air qui doit alimenter lesbuses à tel degré qu’on le voudra, sans qu’il en résultele moindre inconvénient pour l’allure du fourneau, enfaisant un peu au-dessous do la plate-forme du gueu-lard une prise de gaz que l’on brûlerait au moyen d’uncourant d’air.
L’appareil le plus employé en Angleterre est repré-senté dans les figures 844 à 849. La fig. 844 estune coupe verticale du fourneau et de l’appareil ; lafig. 845 en est le plan : l’air arrive de la soufflerie parle tuyau A, dans le régulateur R, et de là se rend dansle tuyau B, de O 1 ",40 de diamètre intérieur, qui se di-vise en C en deux branches CD, C E F, de 0 m ,25 dediamètre intérieur, qui alimentent respectivement lesdeux tuyères T, T ; ces tuyaux sont placés dans descarneaux en briques moyennement réfractaires chaufféspar trois grilles X, Y, Z ; H, est une cheminée d’appelcommune aux trois grilles. La fig. 846 représente, àune échelle triple, le carneau alimenté par la grille X.Les tuyaux sont assemblés par bouts de l"’,50 partieau moyen de brides, partie à emboîtement, comme l’in-diquent les fig. 847 et 848, afin qu’ils puissent céder àl’action de la dilatation, et sont soutenus sur des rou-leaux G (fig. 849), fixés sur des plaques en fonte S,placées sur la sole des carneaux. On consomme géné-ralement dans ces appareils de 30 à 40 k de houillepour chauffer à 200 à 300" l’air nécessaire à la produc-tion de 100 k de fonte de moulage.
On trouve économie sous le rapport de la simplicitédes appareils et sous celui de la consommation en corn-