FER.
FER.
barre à .sa sortie, à chaque passage, et la repasse pardessus le cylindre supérieur au lamineur, qui l’engagedans la meme cannelure ou dans la cannelure suivante.On facilite souvent cette manœuvre au moyen de le-viers à crochets suspendus à des chaînes qui sont atta-chées aux chappes de poulies courantes à gorge trian-gulaire et voulant sur des barres de fer horizontalesplacées des deux cotés du train.
Le fer ne peut recevoir en une seule fois la forme etles dimensions voulues; il faut le faire passer successi-vement dans des cannelures de plus en plus petites.Dans Indétermination du décroissement des cannelures,il faut avoir égard à la nature du fer, à la forme et a ladimension des trousses, à la force et à la vitesse des cy-lindres, etc.
Les cannelures des cylindres à fers ronds ou carréssont creusées par moitié dans les deux cylindres; pourempêcher dans ce cas tout mouvement latéral des cylin-dres, on les fait emboîter à leurs extrémités commeceux pour fers plats. Les cylindres à fers plats se com-posent de parties saillantes ou rondelles, et de canneluresqui reçoivent les rondelles; la compression du fer sefait entre les rondelles du cylindres supérieur ou mâle,et les cannelures du cylindre intérieur ou femelle.
Le diamètre des cylindres ébaucheurs est de 0 m ,40à 0‘ u ,50, et leur vitesse de 30 à 40 tours par minute.Ordinairement on a deux paires de cylindres ébau-cheurs, dont l’une, portant des cannelures ogives, sertà dégrossir le métal, et dont l’autre présente des canne-lures plates finisseuses. Quelquefois la même paire pré-sente des cannelures ogives et des cannelures plates(voir fig. 807 ). Voici, en millimètres, la dimension descannelures d’un train ébaucheur à deux équipages fonc-tionnant bien :
Dégrossisseur.
Largeurs — 190—1 GO—130— 110—95—80—70—58Hauteurs—160—i 30—110— 95—80—70—65—58
Finisseur.
Largeurs — 52—54—76—79—81 —125—122—118Hauteurs—32—20—46—30—20— 20— 30— 46
Passons maintenant au cinglage des balles : on re-tire celles-ci successivement du four à puddlcr, à l’aided’un crochet, en commençant par celles qui sont lo plusprès de l’autel ; on les saisit alors, avec une grande te •naille, et on les traîne sur une plaque en fonte jusqu’aumarteau; on place d’abord, à l’aide de tenailles, laballe sur la table à cingler; après le premier coup demarteau, le marteleur la retourne, et continuant à lafaire battre, en ne la retournant qu’aprèsplusieurs coups, il lui fait prendre la formed’un prisme à base carrée de 90 à 1H) mmde côté; il la place ensuite verticalemententre le manche du marteau et la deuxièmeenclume, afin de la refouler aux deuxbouts ; dans cet état elle porte le nom de ^pièce et est passée de suite aux cylindresébaucheurs. La durée moyenne du cinglaged’uné loupe au marteau est de 1 à 1 mi-nute 1/2.
Les balles destinées à la fabrication dela tôle sont d’abord soudées à une barrede fer chauffée par un bout au blanc sou-dant ; cette barre sert ensuite à les ma-nœuvrer ; on les bat d’abord entre les pan-nes à cingler, puis on les aplatit entre lespannes à parer; en cet état, elles portent lenom de brammes, que l'on refoule par boutcomme ci-dessus ; ou sépare alors la barre de fer avecle hachcron, et on laisse refroidir.
La manœuvre du squeezer est analogue à celle dumarteau.
En donnant la description du laminoir nous avonsindiqué la manière dont s’effectuait cette opération.Lorsque les barres sont achevées , on les dresse, lestraîne sur une plaque de fonte dite banc à dresser . oules redressent à l'aide de maillets en bois, pendantqu’elles sont encore rouges. On les pè*c ordinairementaussitôt qu’elles sont refroidies, les ouvriers étant gé-néralement payés à prix fait par J00Ü k Je fer ébauchéobtenu.
Le fer ainsi obtenu doit encore être soumis à un ouplusieurs corroyages avant d’être amenés à l’état de fermarchand susceptible d'être livré au commerce. A ceteffet, on le coupe aux cisailles en bouts de barres donton forme des trousses ou paquets, qui sont réchaufféeset étirées de nouveau au laminoir.
Les fours à réchauffer ont beaucoup de ressemblanceavec les fours h puddler, mais comme la températuredoit y être plus élevée, ils sont toujours pleins. La soleest entièrement formée de sable réfractaire battu surune grande épaisseur entre quatre murs. Le sable dis-sout l’oxyde de fer qui se forme h la surface des paquetset forme des scories fluides qui protègent le fer; celan’aurait pas lieu avec une sole en scories et le fer scbrûlerait. Afin de n’avoir pas une flamme trop oxydanteon ne charge la grille qu’une fois par heure environ ,après chaque renfournement, de manière à former sur lesbarreaux une couche de combustible de 0"‘, 15 à 0 n ’,20.
Méthode champenoise.
Dans la méthode champenoise on affine au four à ré-verbère, sans mazéage préalable, des fontes au charbonde bois. Les fours à puddler que l’on emploie ont ordi-nairement une seconde sole placée à la suite de la pre-mière, comme l'indique la figure 868, et sur laquelleon échauffe préalablement au rouge vif la fonte avantde l’introduire sur la sole du four à puddler. ün utilisesouvent la chaleur que conservent les gaz après avoirpassé sur la seconde sole pour chauffer une chaudière avapeur. La fig. 868 représente l’installation d’unechaudière à chauffer à flamme perdue, montée aux for-ges de Sionne (Vosges ) par M. Grouvcllc. Un four àpuddler produit aiusi une force de 15 chevaux et unfour à réchauffer une force de 20 chevaux. Le travaildes fours, ou une suspension dans celui de la chaudière*,exigeant que l’on puisse au besoin jeter directement laflamme du four dans la cheminée, sans la faire passerd’abord sous la chaudière, on établit au bas de la che-minée deux registres, dont l'un horizontal ferme le pas-sade du four à la cheminée quand on envoie la flammesous les bouilleurs, et dont l’autre vertioal intercepte868 .
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869.
cette dernière communication, quand on veut envoyerdirectement la flamme dans la cheminée. Il convientégalement de placer sous les bouilleurs un foyer addi-tionnel pour pouvoir chauffer à feu nu et se servir en •