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KIL1EKLS.

itueles.

do la pierre au moyen d’une petite facette polie qu’on |a pratiquée sur le champ de la pierre; c’est par cettefacette qu'on voit, en pratiquant le contre-perçage àl’esquille, le moment où il vient rencontrer le fond duperçage. J.a forme se donne au moyen de petites brochesd’acier dont on lime le bout en cônes plus ou moinsallongés que l’on passe successivement en commençantpar les plus obtus. De même que pour le perçage oncommence par mettre à l'entrée du trou une goutte depoudre de diamant délayée dans l’huile : cette poudreuse le pourtour du trou selon la forme des divers cônesque l’on passe et qui la broient contre la pierre. La der-nière broche que l’on passe n’est plus un cône, maisbien une broche cylindrique plus fine que le trou lui—meme, et qui le traverse d’outre eu outre; cotte brochetravaille le milieudutrou oii les cônes n’ont pu atteindre,et, en s'inclinant légèrement do côté, elle enlève lesangles que les cônes ont laissés entre eux, et marie le;facettes successives qu'ils ont produites. Tontes ces bro-ches coniques et cylindriques en acier se passent avecdelà poudre d'un numéro un peu plus gros. Quand letrou a été ainsi formé (fig. 3), on enlève cette poudreau moyen d’un brochon de bois de fusain : ce bois, aumoyen d’un petit couteau bien affilé, peut produireune pointe allongée et assez line pour plonger dans cestrous du diamètre d'un cheveu, et y ramasser la poudrede diamant, qui les salit après a\oir scr.i à les for-mer. On passe ainsi plusieurs brochons de chaque côté,puis on recommence l’opération que l’on \ ient de faire,mais en employant des broches de laiton et de lapoudre fine qui polit parfaitement ; enfin, après unnouveau nettoyage, on s’assure à la loupe du poli etde la forme. La forme de la section de la filière variesuivant le métal que l’on doit tirer. En principe, elledoit toujours être telle que la section du trou, scionson axe, présente sur les bouts une courbe paraboli-que dont chaque élément a pour tangente le côté ducône qui a servi à la produire, et dont la longueur aun rapport voulu dépendant de la section du cylindredu fil qui doit y passer, en tenant compte encore del’espèce de métal. Ainsi la forme de la filière pour ordoit être beaucoup plus allongée que celle de la filièrepour argent, les surfaces de frottement étant ainsi bienplus allongées dans le premier que dans le second cas.

L’acier exige, au lieu d’une courbe fortement arron-die, une filière dont l’entrée est un cône presque droit.

On comprend, du reste, que cette courbe voulue pourune bonne filière cesse nu point où, dans la longueurde l'axe du trou, le métal une fois comprimé cesse detoucher aux parois de la filière. La sortie du trou estsemblable à l’entrée, sauf la dimension. Ce second éva-sement sert à deux fins : d’abord à permettre au trait(le fil) de reculer, ce qui n’arriverait, pas si le trou finis-sait brusquement, scion une ligne droite perpendicu-laire à son axe, car alors il présenterait une arête vivequi ferait l’oftice d’un couteau circulaire qui arracheraitles molécules du métal, et ne lui permettrait pas de re-tourner en arrière; ensuite, la matière, ménagée ainsien une légère courbe, présente un épanchement quisoutient la filière, qui, sans cola, s’aiguiserait et s’enirait en éclats sous la pression du métal qu’elle com-prime. On-voit, d’après la figure 3, que l’entrée du trouest bien plus large que la surface de section du traitqui doit y passer; cela est nécessaire, le fil n’arrivantpas toujours suivant une ligne parfaitement droite, sui-vant l'axe du trou; il faut qu’il rencontre, en flottant,des surfaces parfaitement polies, et ayant elles-mêmes 1la forme continuée de la partie principale du trou, celledans laquelle le fil reçoit sa plus forte pression, et :qu’on appelle le fait de la filière. !

On peut se figurer l’importance de la forme et dupoli des filières, quand on pense au travail qu'elles doi-vent produire. Ainsi pour l’or, par exemple, emplové

dans la passementerie, ce n’est point sur un fil d’or mas-sif qu’on opère, ce n’est que sur une légère feuille super-posée à un bâton de cuivre rouge ou d’argent ; ce bâtona à l’origine 30 millimètres de diamètre. On appliquesur toute la longueur, qui est d’environ NO centimètres,2 grammes d’orpar partie du poids de 2Ô0 grammes; cetor est en feuilles minces d’un décim. carré; on rouleces feuilles autour du bâton. Or, le cube d’or massif de1 décimètre carré pesant 17 kilogr. la feuille de 2 gram-mes, qui représente une des couches du cube, a doncpour épaisseur 0 m ,000101, un dixième de millimètre. Ilfaut amener ce bâton à la finesse d'un cheveu, et celaon l’étirant de manière à ce que l’or s’étende avec lamatière première du bâton et qu’il y en ait toujourspartout. C’est en effet ce qui arrive; et à cette extrême finesse, la couche d’or a conservé le môme rap-port qu’elle avait dans le principe avec le corps du bâ-ton. On comprend d’après cela toute l'importance de laperfection de la filière pour qu’elle n’enlève ou seu-lement n’altère pas cette couche d’or, dont l’épaisseurne peut plus se représenter que par plusieurs déci-males au-dessous des 10 millièmes. D’un autre côté, àde pareilles finesses les fils ont bien peu de résistance,et à chaque trou ils supportent une compression quiles réduit d'au moins 4/5 de leur diamètre. Pour l’a-cier, on n’a pas à ménager la couche superficielle dela matière, mais il n’en faut pas moins par les autresraisons énoncées, que les filières soient parfaites, carelles servent alors à étirer l’acier employé à fabriquerles spiraux, qui dans les montres font partie avec h-balancier du régulateur de la pièce. On peut se figurerdans les montres qui descendent aux dimensions de 5 à6 lignes de diamètre ce que peut etre le spiral : il estfait d’un fil d'acier laminé plus fin que les grosseursque nous indiquons plus loin pour les fils d’or, et quin’a plus, par cette raison, que bien juste la force desupporter le tirage.

La forme de la courbe parabolique a encore l’avan-tage d’agir sur le trait de telle manière que la com-pression s’exerce dans l’épaisseur entière du fil, et quele centre s’étire autant que la surface immédiate-ment en contact avec les parois de la filière.

Après l’application du rubis et du saphir à la fabri-cation dos filières, on a dû naturellement penser àl’emploi du diamant lui-même. Depuis plusieurs an-nées, en effet, on a essayé ce genre de filières; maisjusqu’ici on n’est arrivé qu’à des résultats trop impar-faits pouren permettre l’usage sur les métaux précieux.

On n’a pas encore pu obtenir dans ces filières lesformes prescrites parfaitement exécutées. L’excessivedureté du diamant, contre lequel on ne peut rien fairemordre que lui même, n’a pas encore permis d’arriverentièrement au but. On en fabrique cependant, maisseulement pour tirer des matières qui nécessitent moinsde soins que le fin. Le prix élevé de la fabrication,résultant de la longueur du travail, s’est opposé doson côté à la généralisation de l’emploi des filières decette espèce. Des ouvriers habiles parviendront peut-être à résoudre cette question importante d’économiede fabrication et de perfection de fini, mais jusqu’icile but n'a pas été atteint.

Nous donnons, fig. 4, la forme du banc à tirer enusage pour la tréfilerie fine exécutée dans les filières enpierres fines.

B est la bobine, dont le tambour a 40 centimètres dediamètre environ. Cette bobine est mise en mouvementavec la main gauche au moyen d'une manivelle. Celle-ci est formée d’un bâton terminé au bas par une pointed’acier qui entre dans un trou fait sur la bobine; l’autrebout monte jusqu’au plafond, où il joue dans une ou-verture faite à une planche qui le retient ainsi do côté.

li, la roquette, de 5 centimètres environ de diamètre,sur laquelle est placé le trait que l’on veut diminuer

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