Band 
A-F.
JPEG-Download
 

FII.TUATIOX.

FîLTUaTIOX.

Filtre dépurutcur des eaux impures, par Hall (Fi-gure 912). «, capacité dans laquelle tombe Tenu filtrée;Incapacité inférieure séparée de la précédente par unb'uid métallique criblé de petitstrous; r, boite contenant le filtreproprement dit composé d’étoflcde laine ou de coton ou de touteautre matière; h, h, deux rou-leaux munis de manivelles surlesquels s’enroule FétofTe de co-ton ou de laine destinée à servirde filtre; /«, />•, rouleaux de ren-voi pour tendre FétofTe horizon-talement; w. brosse cylindriquearmée d’une manivelle et desti-née à enlever les impuretés qui se déposent sur le filtre,H, tuyau adapté au fond du r. cipicnt è, et aboutissant àune pompe a air. Le vide produit dans ce récipient parl’aspiration d’une pompe favorise la filtration.

L’eau impure arrive au-dessus du drap sans fin parune ouverture latérale qui n’est point indiquée dans ledessin. L’eau surabondante qui n’a pu être filtrées’écoule par un orifice opposé au tuyau d’arrivée{Hit lie tin de la Société d'encouragement , septembre 1838,page 361).

Filtre de M. Heart (Fi-gure 913, coupe verticale del’appareil). A, grand réci-pient en forme d’entonnoir,et qui peut avoir toute autreforme; a, a, plaques percéeset soudées sur leurs bords,mais tenues légèrement écar-tées par des broches en fil defer d (hg. 91 f) ; r, tuyau dedécharge qui permet’au liquide filtre de s’échapper del’intérieur de l’appareil.

Les plaques sont en outreretenues par le bas au moyende châssis en métal c, c, quiempêchent le liquide non fil-tré de pénétrer, par les bordsde la douille A, dans l’intérieur de la cavité c, r. On lescouvre de papier joseph ou d’un tissu de laine dont lesextrémités sont maintenues par le châssis inférieur.

On réunit plusieurs appareils filtrants.

La fig. 914 est la coupe verticale d’un desappareils filtrants composéde deux plaquesde zinc ou d’étain criblées de trous et sup-portant un tissu ou du papier qui sert defiltre. On réunit plusieurs de ces appareilsdans un récipient quelconque A, en ren-dant ainsi très considérable la surface fil-trante dans peu de place ( Reperlory of pa-tent inventions, janvier 1841).

Filtres industriels (système Tard, brevet du 10 marsdélivré îc 9 décembre 1841). L’inventeur les a appelésainsi, parce qu’ils sont propres à la clarification et àla filtration de toute espèce de liquides (eaux, vinaigres,vins, cidres, bières, sirops, liqueurs, huiles, jus debetteraves, produits chimiques, etc.).

La méthode de filtration consiste dans l’applicationdu principe connu de la haute pression du liquide àfiltrer dans des vases ouverts. M. Tard emploie aussi lejeu d’une pompe aspirante et foulante qu’il place dansl’intérieur ou à l’extérieur du filtre. La base de lamatière filtrante est la pâte à papier mélangée avec dela sciure ou du charbon de bois pulvérisé, dans desproportions qui varient selon la nature et le degré demalpropreté du liquide à filtrer. Il y a longtempssans doute que les distillateurs sc servent de la pâteà papier pour clarifier leurs liqueurs, mais jamais on

1

o

\

912.

j n’avait songé à la mélanger avec d’autres matières| pour eu former des masses filtrantes solides, plus éner-: giques, plus faciles à manier et à transporter. C’estI là le problème utile et vraiment industriel que M. Tarda résolu d’nne manière fort simple, et surtout fortéconomique.

La figure 915 représente la coupe verticale d’unfiltre à pompe foulante, tel que le construit M. Tard.

Ce iiltrc sc compose d’un cylindre eu cim re mince A,I posé sur un socle de même métal, qui en est séparé! intérieurement par le fond ou la base élargie du corpsde pompe P. Sous ce fond est rapporté la tubulure c,qui, d’une part, porte la soupape d’aspiration b, et, del’autre, la soupape de refoulement d ; sur le socle estadapté un robinet pour donner issue à l’air confiné,sans quoi la filtration n'aurait pas lieu. La premièresoupape b donne entrée au liquide qui arrive du ré-servoir par le tuyau coudé a, ce qui a lieu lorsqu’elles’ouvre par le vide formé au moment où le piston11 s’élève. La seconde soupape d , donne entrée auliquide dans le cylindre, en s’ouvrant lorsque le pistondescend.

Le corps de pompe est en cuivre, et placé concentri-quement dans l’intérieur du cylindre enveloppe A ; il setermine par une partie filetée, recevant un fort écrou I)également en cuivre, et destiné à presser sur un croi-sillon à quatre branches, fondu avec un anneau pourretenir le dernier plateau du filtre.

A quelque distance au-dessus du fond du corps depompe est un premier disque e, qui est soutenu dansl’intérieur de l’enveloppe, par des tasseaux rapportésà la hauteur convenable. Ce plateau est assez ordinaire-ment en bois, percé de trous, et peut être aussi en cui-vre ou en fer galvanisé, lorsqu’on veut filtrer des liqui-des sur lesquels les métaux n’ont aucune influence,comme de l’eau, par exemple. Sur ce premier disque onplace un tourteau auquel M. 'Fard donne le nom de