FONDERIE DE FER.
FONDERIE DE FER.
en fonte c c; e e, chemise en briques réfractaires,séparée de l'enveloppe en fonte par un vide remplide cendres tassées; f y sole de à 0"',20 d’é-
paisseur, formée d’un mélange bien damé d’argile ré-fractaire et de sable quarzeux; g, tuyère dans laquelledébouche la buse h; i } trou de coulée. Depuis quelquesaimées, ce cubilot avait été alimenté avec de l’air donton élevait la température en le faisant passer à traversdes tuyaux autour desquels circulait la flamme du gueu-lard ; ces tuyaux, à ce qu’il parait, 11 e tardaient pas àse brûler ou bien ne retenaient plus l’air. Leur reconstruction étaut devenue nécessaire, il y a quelque temps,M. Sehmaliel a eu l’idée de les supprimer et de les rem-placer par un seul tuyau annulaire creux qui entoure lefourneau à l’extérieur, dans lequel on fait arriver levent de la souillcrie et qui le verse dans l’ouvrage par12 petites tuj'ères disposées sur un même plan horizon-tal. Ces petites tuyères, dont les buses ont environ 26millimétrés de diamètre, sont percées dans les briquesréfractaires mêmes de la chemise du fourneau. Pournettoyer ces buses, et en même temps pour observer lamaiclie du travail, M. Sehmaliel a pratiqué sur la sur-face convexe de l’anneau creux de fonte autant d’ouver-tures correspondantes à ces buses et fermées par destampons annulaires dans lesquels est serré un disque deverre et portant une poignée à l’extérieur. Le fourneauainsi construit fournit la même quantité de fonte queprécédemment, lorsqu’on employait l’air chaud avecune seule grande tuyère. Il présente en outre cet avan-tage, que la fusion y est extrêmement rapide, ce qui esttrès important lorsqu’il s’agit de fondre de grosses piè-ces, parce que dans ce cas on peut remplir successive-ment de fonte deux, ou un plus grand nombre de graudes poches avantque le métal dela première commeucea se iiger.
De plus, la fonteest moins cas-sante et donnedes objets d’uneplus grande den-sité que lors-qu’on employaitl’air chaud.
Le volumed’air lancé dansles cubilots dé-pend de la quan •tité de combusti-ble que l’on veuty brûler dans un
Les volumes sont ramenés à la pression atmosphé-rique et à la température de 10 degrés.
On a essayé l’emploi de l’air chaud dans le souillagedes cubilots, mais les résultats n’en ont pas été assezprononcés pour que l’on ait généralement adopté cetteméthode.
Il est rare que l’on emploie des souffleries à pressionpour le soufflage des cubilots, ce sont presque toujoursdes VENTILATEURS (voir MACHINES SOUFFLANTES )de 0 ni ,60 à de diamètre.
Dans une grande fonderie, 011 a toujours au moinstrois cubilots de dimensions différentes.
On charge dans les cubilots le métal et le combusti-ble au poids; la valeur de la charge varie avec les di-mensions de l’appareil.
Pour liquéfier 1000 kilogr. de fonte, on emploie en-viron 150 à 170 kilogr. de coke, rarement moins etsouvent davantage. Le déchet de la fonte est égalementtrès variable : avec de bonnes fontes grises, un cokeconvenable et un vent bien dirigé, il peut n’atteindreque 6 à 7 p. 100, mais généralement on l’estime à 10p. 100, et lorsqu’on refond des brocailles, il peut s’éleverjusqu’à 15 ou 20 p. 100.
Les cubilots sont les appareils les plus généralementemployés dans les fonderies, parce qu’ils conservent àlafonte que l’on emploie toutes les qualités qui lui sontpropres ; les fours à réverbère blanchissent au contraireun peu les fontes, et les affinent.
Des fours à réverbère. Un four à réverbère présentetrois parties principales : la grille sur laquelle on brûleordinairement de la houille; le creuset où se réunit lebain de fonte :
La ligure 925 représente la forme de four qui paraît
»
925.
temps donné : 011 peut compter sur 10 mètres cubesd’air par kilogr. de charbon. La pression du vent n’apas besoin d’être élevée et dépasse rarement 20" ,D1 à3 U° ,,m de mercure. — On calcule d’après ces donnéesle diamètre que doivent avoir les buses. Le. tableau sui-vant donne les volumes d’air qui s’écoulent en une mi-nute par des buses de différents diamètres.
PRESSION
VOLUME D’AIR
de l'air
boni, en mètres cubes, par des buses d’un diamètre,
en millimétrés
en millimètres, de
de mercure
-JO
50
00
70
80
5
2,16
3,37
4,85
6,GO
8,63
10
3,08
4,80
6,93
9,40
12,30
15
3,82
5,97
8,60
11,70
15,30
20
4,38
6,85
9,90
13,40
17,50
25
4,95
7,72
-11,20
■15,20
19,80
50
5,45
8,51
12,25
16,65
21,80
donner les meilleurs résultats au point de vue de l’em-ploi du combustible et de la conservation des qualitésde la fonte.
On donne généralement à la sole trois fois la sur-face de la grille, et sa longueur varie de 2 1 /2 à 3 foissa largeur.
La hauteur de la voûte varie avec la dimension dnapièces que l’on fait fondre ; il faut toujours qu’elle soitassez élevée pour que la flamme ne lèche pas de tropprès le bain de fonte, protégé d’ailleurs par une suffi-sante élévation de l’autel.
L’échappement doit avoir une section égale à 1 /5 ou1 /6 de celle de la grille.
La grille , vers laquelle l’air doit pouvoir affluoravec toute la liberté possible, doit présenter une sectionde 1 décimètre carré par kilogr. de houille brûlée parheure, et *on donne à la cheminée une section égale à1/4 ou 1/5 au moins de celle de la grille, soit 0 m '‘ :ai ',20à O"* car , 30 par 100 kilogr. de houille brûlée parheure, avec une hauteur de 12 à 15 mètres.
Dans le dossin ci-dessus la flamme monte directement