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FONDERIE EN CARACTERES.

FONDERIE EN CARACTERES.

à la flamme une plus grande partie de sa chaleur quequand elle est entraînée rapidement dans un tuyau unpeu large.

Le chauffage au bois des fourneaux de fonderie a étéconservé jusque dans ces derniers temps, et existe en-core dans quelques ateliers à cause de la régularitéassez grande du feu que l’on obtient avec du bois sec.Mais le haut prix de ce combustible y a fait générale-ment renoncer, et l’exemple de l'Angleterre qui a tou-jours chauffé à la houille (chaque ouvrier a un fourneauséparé dont la cheminée aboutit à une cheminée cen-trale) prouvait que les obstacles à surmonter n’étaientpas excessifs. On ne peut disconvenir néanmoins quele feu ne soit plus difficile à conduire pour obtenir unegrande régularité, et que des coups de feu plus fré-quents n’occasionnent un plus grand déchet, une oxy-dation plus considérable. Aussi est-il avantageux dansles fourneaux ayant un fort tirage, de remplacer lahouille par le coke; dans ceux dont le tirage est plusfaible, par un mélange de houille et de coke. Ce derniers’enflammant plus lentement occasionne des coups defeu moins vifs et prolonge la durée des chauffes, ce quile rend plus économique.

Tous ces chauffages sont défectueux auprès du seulsystème qui devrait être appliqué dans ce cas et qui lesera certainement quand il sera devenu plus pratique.Le problème à résoudre consistant à maintenir à unetempérature fort élevée une masse métallique ; à trans-mettre en chaque instant une quantité de chaleur con-stante, égale à celle perdue par le refroidissement, il n’y aqu’un système donnant toujours la même quantité dechaleur qui puisse satisfaire à cette condition : c’est l’em-ploi des gaz combustibles (voyez combcjstibles) , leseul système indépendant des variations inhérentes àtout procédé dans lequel on introduit irrégulièrementdes masses variables de combustible.

§ 4. DU MOULE.

Des conditions que les caractères d’imprimerie doi-vent remplir, on doit déduire facilement la forme né-cessaire du moule qui sert à les fondre. Les fig. 1009et 1010 qui représentent les deux pièces séparées et lafig. 1011 le moule fermé font comprendre comment ony est parvenu.

La fig. 1012 représente le moule anglais , très peudiffèrent de celui employé en France .

Donnons, d’après Fournier, la description des piècesdu moule, en indiquant le rôle que joue chacune d’ellespour faire remplir à la lettre les conditions voulues.

Le moule est composé de 2 parties semblables qu’ondésigne sous le nom de pièce du dessous et pièce dudessus; il n’y a qu’uue seule différence que nous indi-querons plus loin. Dans chaque pièce on distingue :

La platine , pièce sur laquelle s’assemblent toutesles autres, qui s’étend sous toute la surface du moule ;

2° La longue pièce , qui s’étend dans toute la longueurde la platine. Les deux faces longitudinales en sontdressées bien parallèles, la largeur étant égale à la hau-teur de la lettre, moins la hauteur de l’œil, à l’extré-mité est une entaille bien parallèle à ces faces, appeléefourchette , qui reçoit une partie saillante fixée à l’autrepièce du moule, et qui sert à conduire les 2 pièces dumoule l’une par l’autre, pour qu’elles glissent l’une surl’autre en ligne droite.

3° Le blanc est uue pièce plate, de même largeur quelu longue pièce sur laquelle elle est fixée, et qu’elle re-couvre sur ia moitié de sa surface, du côté opposé à laiourckett#; elle est fixée par 2 vis et par la potence, piècedont nous parlons plus loin. Cette pièce est termi-née par nne face d’équerre avec la surface sur la-quelle elle s’applique, et avec les deux faces du blancqui sont parfaitement parallèles. Cette face a doncl’épaisseur du blanc qui est précisément celle du corps

pour la fonte duqiulle moule doit servir,c’est-à-dire, a, parexemple, neuf pointstypographiques, si enveut avoir un moulede petit-romain.

4° La potence y ainsiappelée à cause de sa

1010 .

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forme, est fixée vers l’ex-trémité du moule et tra-verse perpendiculairementpar un trou carré, le blanc,la longue pièce, et la pla-tine, et les assemble par leserrage de l’écrou qui mar-che sur l’extrémité de cettepièce qui estfiletée. La par-tie qui repose sur le blancest destinée à remplir levide de la fourchette et àfournir un guide à celle-ci.

Ladescription de ces par-ties principales doit fairecomprendre le mécanismeprincipal du moule dontles autres parties ne sontque des accessoires. Cha-que pièce de moule l’or