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FONDERIE EX CARACTERES.

FONDERIE EN CARACTÈRES.

d'obtenir Ici ouvrages populaires de musique à des prixextrêmement modérés.

Le procédé Duverger permet encore de résoudre unedifficulté de l’impression de la musique, dont aucunautre système n’offre une solution quelque peu satis-faisante. On sait que les notes sont souvent réunies parun signe appelé coulée, qui vient rencontrer des portées jsous toutes les inclinaisons, en variant de grandeur tpour embrasser le nombre de notes voulu. Ces signes,qui ne peuvent entrer dans les compositions, se placenten général hors des portées dans les autres systèmes, cequi n'est pas toujours admissible. Le procédé Duvergerrésout seul cette difficulté ; voici comment :

De petites coulées, faites avec de petits morceaux decuivre, sont simplement collées sur la composition avantle clicliage, et sont moulées dans le plâtre. En les enle-vant, la matrice portera donc en creux ces coulées, qui,après lu fonte, feront partie de la planche de musique.C'est-de la même manière que sc font les barres qui in-diquent les croches, doubles croches, etc.

Inconvénients du procédé. Ils ne consistent que dansle prix élevé de la planche, qui limite beaucoup lenombre de cas dans lesquels il serait avantageux de ty-pographier la musique.

§ II. OBJETS ACCESSOIRES DE LA COMPOSITION*.

Interlignes. Les interlignes sont des bandes de métalde la hauteur des espaces, qui servent à séparer leslignes. Gcs bandes permettent d’obtenir avec un memecaractère des effets différents, puisque, augmentant lesblancs de la page, l’impression devient plus claire etplus agréable à l’œil ; elles consolident aussi la compo-sition , et empêchent les chevauchages ou empiéte-ments d’une ligne sur l’autre, qui peuvent provenir,soit des imperfections de la fonte du caractère, soit dumauvais serrage de la forme.

De l’emploi que les interlignes ont à remplir, ilrésulte : qu’elles doivent être parfaitement égales d’é-paisseur dans toute leur longueur, identiques entreelles, parfaitement plates et exemptes de courbures quiferaient naître une élasticité qui rendrait le serragerégulier de la forme très difficile. La nécessité de rem-plir ces conditions aurait fait chercher à obtenir les in-terlignes par les procédés de fonderie, quand on n’yaurait pas été conduit par la simplicité et l’économie.Si l’on veut réfléchir, en effet, aux moyens mécani-ques qu’il serait possible d’employer pour préparer deslames de métal, on verra qu'ils sont bien plus compli.qués que ceux de la fonderie, outre que l’action mécani-que du laminoir ou autre outil analogue engendreforcément l’élasticité que nous avons signalée commeun défaut. Aussi n’a-t-on jajnais fait par ces procédésque quelques interlignes en cuivre d’un demi-point.Il va sans dire que des interlignes faites par des pro-cédés mécaniques ne pourraient être faites avec le métala caractères, qui a trop peut de résistance pour êtretravaillé au banc à tirer, et s'écrase trop facilementpour passer sous le laminoir. Donnons quelques détails

sur le moule au moyen duquel on fond les interlignes.

Du moule à interlignes. Le moule à interRgntFfig. 1023) est composé de deux pièces de 0 m Iode long

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1023.

environ, c'est toute la longueur sur laquelle on peutlondre les interlignes de peu d’épaisseur. Chacune deces pièces est tonnée d'une bande de fer dressée avecsoin, le long de laquelle s’applique une joue en équerre,de sorte que les deux pièces étant appliquées l’une surl’autre, elles laissent entre elles un espace rectangu-laire, dans lequel viendra se former l’interligne. Deuxéquerres placées sur cha ue pièce sur le coté opposé àla joue, et dans chacune desquelles s’eugage la joue del’autre pièce, empêchent les pièces de tourner l’unesur l’autre. A l’extrémité supérieure de la pièce dudessous est appliqué le jet entaillé dans une partiequi peut glisser et dépasser la longue pièce de l'é-paisseur de l’interligne à fondre. A l’extrémité infé-rieure de la pièce du dessus est un talon fixé de lamême manière, et qui excède aussi la surface de l'épais-seur de l'interligne. Ce talon arrêtera la matière qui,entrant par le jet, devra venir remplir le vide. On voitque le mouvement du jet et du talon permettra de fon-dre avec le même moule toutes les épaisseurs dont ouaura besoin. Quant aux longueurs, on les obtient,soit en rognant les bandes foudues au moyen de l’outildont nous parlerons ci-après, soit en les fondant di-rectement de longueur au moyen du moule, ce quidoit toujours se faire pour les lingots trop épais pourpouvoir être coupés facilement. Pour cela, on adapte,au moyen d’une vis, sur le côté de la pièce du dessous,qui ne porte pas de joue, un petit chariot sur lequelvient s’appuyer l’extrémité de la joue de la pièce dudessus. En repoussant ou éloignant ce chariot, onarrive à donner à l’interligne la longueur exacte qu’elledoit avoir; mais alors, après avoir enlevé le jet, il fautlimer le bout du côté du jet pour enlever l’excé-dant de la rompurc. Ce moule, employé avec grandsoin, peut servir à fabriquer d’assez bons produits ;néanmoins il laisse beaucoup à désirer, et en travailcourant on peut dire qu’il ne fournit qu’une fabricationimparfaite, comme les imprimeurs en ont pu faire sou-vent l’expérience. Cela dépend de deux défauts princi-paux :

1° La joue d’une pièce ne peut s’appliquer bienexactement sur l’autre pièce, puisque le moule doitposer librement par ses extrémités pour que les inter-lignes soient, identiques. Celles-ci viennent à la fonteavec deux barbes en équerre qui se forment par cedéfaut d’ajustement, et ces barbes faisant tenir l'inter-ligne, on la fausse en la sortant du moule, et aussi en