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FORGES CATALANES ET CORSES.

FORGES CATALANES ET CORSES.

FORGES CATALANES ET CORSES. Dans ecsforges on extrait du fer malléable de ses mineraisdans une seule opération. Cette méthode, par la simpli-cité de si-s appareils et de sou roulement, peut offrirquelques avantages dans des contrées montagneuses,où les communications sont difficiles , où les fortunessont médiocres et où les forêts sont disséminées surune grande étendue. Le fer qu’elle donne est plus purque celui que l'on obtient par les autres méthodes, nonseulement parce que les matières premières de la fabri-cation se distinguent par leur bonne qualité, mais en-core parce que la réduction précède la fusion et s’opèreà une température peu élevée à laquelle les matièresétrangères qui peuvent se trouver dans les mineraissont irréductibles. D’ailleurs, les scories de l’opérationrenfermant une grande quantité d’oxyde de fer, la ré-duction, si elle pouvait faire de plus grands progrès queceux que l’on observe, s’exercerait de préférence surl’oxyde de fer, qui est plus facile à réduire que les autreséléments des scories. Cela explique pourquoi les fersproduits par la méthode directe sont très estimés pourlu fabrication des pièces de résistance, pour la cémen-tation, etc.; cette méthode fournit en outre des aciersnaturels qui sont une seconde source de bénéfices pourles maîtres de forges. Enfin, la dépense en combustibleest généralement un peu inférieure au chiffre total desconsommations dans les différents traitements habi-tuellement usités au charbon de bois. Mais, d’un autreoôté, cette méthode exige l'emploi de minerais qui nese trouvent que dans peu de localités, le travail estdifficile et la main d’œuvre infiniment plus considérableque dans tous les autres procédés de fabrication du fer.Aussi est-elle exclusivement concentrée dans les Py-

rénées et en Corse , pays où les conditions établies ci-dessus se trouvent remplies

L’ensemble d’une forge catalane comprend un feu oufoyer pour l’élaboration du minerai, une machine souf-flante d’une construction particulière dite trompe, four-nissant au maximum 8 k ,9 d’air par minute sous linepression de 0°', 08 de mercure, et un marteau à queue,du poids de 650 k , mû par une roue hydraulique. Lefoyer se trouve entre la machine soufflante et le mar-teau, et tous les trois sont placés à peu près sur lamême ligne droite.

La fig. 1031 est l’élévation du marteau employédans les foyers pyrénéens : 1, axe de rotation delà rouehydraulique motrice æy, sur lequel est monté le col-lier 2 3, de l’arbre des cames 4 5 6; h, l , m, n, fonda-tions supportant lesjambes 6 du marteau qui sont réu-nies à la partie supérieure parles traverses e ; u, man-che, et r, tête du marteau ; s, enclume ; /, tas destiné àlimiter la levée du marteau et formé par l’extrémitéd’une solive en bois élastique.

La machine soufflante ou trompe est représentéedans les fig. 1032, 1033 et 1034. Elle se compose dedeux arbres verticaux b, b, forés, qui plongent inférieu-rement dans une caisse c, de forme variable, et qu ;aboutissent par le haut à un réservoir a, où afflue uncourant d’eau. Les arbres de forme carrée ou cylindri-que sont munis supérieurement d’entonnoirs évasés p,qui descendent dans leur intérieur et que l’on peut fer-mer ou bien ouvrir plus k ou moins à l’aide de tamponsen bois. Ces entonnoirs forment, un peu au-dessous dîl’extrémité supérieure des arbres, un étranglement ouétranguillon p, autour duquel l’arbre est percé de plu-sieurs trous 7, appelés aspirateurs. La colonne d’eau

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