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A-F.
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FREIN.

FROMAGE.

supérieur en qualité, et de plus une importante écono-mie de combustible.

Les figures 1043 et 1044 montrent la disposition decet appareil tel que nous l’avons monté à la prison deGand , où il fonctionne avantageusement depuis plu-sieurs années. On voit sur la première la dispositiondos moyens d’alimentation convenables pour remplacerla petite quantité d’eau qui se vaporise. La vapeur quise forme, et qui s’échappe en petite quantité, déter-mine une faible pression qu’on règle par une soupape,et qui est sufïisante pour que la température du bain-marie dépasse assez 100 , pour que l’ébullition ait lieufacilement dans les marmites.

GROUVELLK.

FRAISE. On donne plus particulièrement ce nom àun outil, en forme de cône renversé, qui sert à évaserl’orifice d’un trou dans lequel doit entrer une vis, de ma-nière à ce que la tète de celle-ci ne fasse pas saillie, ouà tout autre outil du même genre ; mais on a nouvelle-ment appliqué cette dénomination à une classe d’outilstout à fait différents : ce sont habituellement de petitesroues dentées, en acier, destinées à couper les métauxet même le bois, à refendre les roues d’engrenages, etc.,ce sont alors de véritables scies circulaires.

FREIN. Le frein dynamométrique de M. Prony estun appareil qui permet d’évaluer par une seule opéra-tion le travail transmis par un arbre d’une machine.Cette invention a été un pas immense pour les progrèsde la mécanique pratique, en permettant d’évaluer di-rectement le travail transmis par les récepteurs, et parsuite, de comparer pratiquement les dispositions di-

1045.

verses de ceux-ci, pour s’arrêter aux plus convena-bles. Il consiste, comme le représente la fig. 1045,dans une barre de bois portant à une extrémité un pla-teau destiné à recevoir des poids, et à l’autre un collierformé de 2 coussinets serrés sur l’arbre par des bou-lons. En chargeant le plateau, et d’un autre côté enserrant graduellement les boulons, on arrive à l’équili-bre dynamique, c’esf-à-dire à un point tel que les poidsfaisant équilibre au frottement sur l’axe, l’arbre ayantà ce moment la vitesse du régime, faisant n tours parseconde, le travail du frottement sera égal au travaildéveloppé par le moteur. (En serrant les boulons onparvient toujours à augmenter assez le frottement pourproduire cet effet.) Or, le frottement est égal au poids Pplacé sur le plateau multiplié par le bras de levier p,donc le travail transmis par l’arbre sera égal à P p X 2■77 r n (r rayon de l’axe , 2 77 r n , chemin parcouru),

résultat indépendant du frottement, et dont toutes le*quantités sont fournies par i’expérience.

En pratique, l’emploi du frein n’est pas sans difli-culté. Les oscillations perpétuelles auxquelles il donnelieu rendent l'observation du moment d’équilibre unpeu difficile. On y parvient cependant assez bien avecquelque habitude en ayant soin :

1° Délimiter, par une corde ou des arrêts fixes, lemouvement de l’extrémité du bras de levier ;

2" De faire varier le frottement, tant en sevrant lesboulons, qu’en versant soit de l’eau, soit du sable entreles surfaces flottantes, afin d’atteindre la position d é-quilibre ;

Et 3" de faire varier les poids, ou, ce qui est pluscommode, la distance du poids à l’arbre, comme dansune romaine.

FROID ARTIFICIEL. Voyez congélation'.

FROMAGE (angl. cheese, ail. kæse). La substancecaséeuse du lait, 1 Qj:aséum ou fromage, considérée sousle point de vue chimique, est un principe immédiatdont les propriétés les plus caractéristiques sont d’êtred’un blanc mat dans son état frais, de devenir demi-transparent et légèrement jaunâtre, par la dessiccation,de n’avoir ni odeur ni saveur bien tranchée, de se dis-soudre dans les alcalis et d’en être précipité par lesacides. Nous ne nous en occuperons ici que sous le pointde vue industriel.

Les fromages dont l’usage est le plus répandu sontceux de Gruyère, de Parmesan , de Hollande, de Roque-fort et de Brie.

La fabrication du fromage de Gruyère sc fait, d’aprèsM. Bonvié, de la manière suivante :on trait les vaches vers les 3 ou 4 heu-res du soir; on porte le lait dans desbaquets en bois placés, les uns à côtédes autres, dans la laiterie, sur destablettes dont elle est garnie dans toutson pourtour. On a soin, en remplis-sant les baquets, de verser douce-ment le lait, afin de produire le moinsde mousse possible, et on enlèvecelle-ci pendant que le lait est en-core chaud, parce qu’on a remarquéqu’elle nuisait à l’ascension de lacrème. Le lendemain, on trait denouveau les vaches vers les 6 heuresdu matin, et le lait qui en résulteest immédiatement filtré à traversun entonnoir garni d’un bouchon dopaille \ers son orifice inférieur, ettombe de là dans une chaudière.Lorsque tout le lait a été réuni dansce vase, on va à la laiterie cherchercelui de la veille. Avant de l’enlover,on l’examine pour voir s’il est gras,et, dans ce cas, on l’écrème. Si l’ontrouve, au contraire, que le lait n’est point assez gras,on laisse une partie des baquets sans les écremer; laquantité ou l’épaisseur de la crème montée à la surfaceindique la qualité du lait.

Le mélange étant fini et la chaudière remplie, on laplace sur un bon feu clair, et on laisse chauffer jusqu’àce que tout le liquide ait atteint un degré de chaleurégal à celui du lait lorsqu’il sort de la mamelle, c’est-à-dire 25° environ ; on retire alors la chaudière de des-sus le feu, et l’on met toute la masse en présure pour lecaillage.

La présure dont se sert M. Bonvié se prépare commeil suit : on prend une certaine quantité de petit lait quireste après que la matière caséeuse a été retirée de lachaudière, on y nj.oute un peu d’câu, et on le fait bouil-lir ; d’autre part, on a du petit lait aigre, conservé à ceteffet dans un petit tonneau où il fermente; on en prend

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