FUMIGATION.
FUSIBILITE.
Ih ire varier la vitesse de translation et l'écartement desbarreaux, suivant les cas ; le procédé est breveté enFrance et en Angleterre, mais les propriétaires de cebrevet ne l’ont pas encore assez étudié pour pouvo'ragir sans tâtonnement, nous ne parlons pas sous le rap-port de la fumée ( nous nous sommes assurés que cetappareil est complètement fumivore dans tous les cas ,mais bien sous celui de la production de vapeur ; ainsi,sur deux appareils de ce genre, que nous connaissonsà Paris , l’un a donné des résultats très satisfaisants,l’autre est fumivore, mais la chaudière ne peut plusproduire qu'une quantité moitié moindre de vapeur en-viron, dans le même temps, avec une plus grande dé-pense en combustible, et pourtant cet appareil a étéposé par 1e- breveté lui-même.
Pour expliquer la fumivorité de cct appareil il sufîitde se rappeler que l’adoption d’une grille animée d'unmouvement de rotation régulier et desservie par unetrémie, produit line alimentation tout aussi régulière etcontinue que celle que donnent les distributeurs méca-niques, et que la couche de combustible qui recouvre lagrille va sans cesse en diminuant du commencement àl’extrémité de la grille où elle est pour ainsi dire nulle;de telle sorte qu’il doit arriver dans le fourneau à tra-vers la grille une quantité d’air considérable, et proba-blement bien plus que suffisante pour produire la com-bustion complète de la fumée. Quelques analyses desgaz résultant de cette combustion nous mettront àmême de résoudre prochainement cette question.
Au lieu d’employer des grilles; comme colles quenous venons de décrire, M. Juckes emploie aussi desgrilles circulaires animées d’un mouvement de rotationsur elles-mêmes.
Nous donnerons une idée de l’importance de la ques-tion que nous venons de traiter, en indiquant som-mairement le nombre et la progression des chaudièresà vapeur en France , d'après les derniers renseignements recueillis par l’administration. Nous diviseronsJes chaudières à vapeur en deux catégories, les chau-dières calorifères et les chaudières motrices, c’est-à-dire qui alimentent des machines à vapeur.
Chnmliires à vapeur fixes établies sur terre.
LIIA UDIÉRES
CHAUDIÈRES
MACHINES A VAPEUR.
calui’ifnes.
motrices.
Nombre.
Force cli. v,
•1812
1,619
4,292
3,053
39,009
18-43
1,698
4,652
3,369
42,514
1841
1,882
5,055
3,645
45,780
1845
2,020
5,674
4,114
50,188
1846
1,784
6,239
4,395
54,468
Mateaux à vapeur pour la navigation intérieure.
MACHINES A VAPF.Ua.
ANNÉES.
Nombre.
Force chevaux
1836
122
4,148
1837
150
5.408
1838
207
7,493
1839
300
11,297
1840
263
11.422
1841
291
11,856
1842
337
11,794
1843
392
12,748
1844
382
12,789
1845
446
18,050
1816
513
19,771
Locomotives.
ANNÉE,
A 4 ROUES.
A G ROUES.
1816
57
-40-1
TOTAL.
461
P. DERETTE.
FUMIGATIONS . Dans un grand nombre de circon-stances, telles que la décomposition des matières orga-niques ou l’accumulation d’un grand nombre d’indivi-dus dans un lieu resserré, l’atmosphère devient plus oumoins impropre à la respiration, et il est alors néces-saire, soit de recourir à l’effet d’une ventilation éner-gique, ce qui est encore ce qu’il y a de mieux, soitd’employer des fumigations , qui décomposent les mias-mes répandus dans l'air.
Le chlore est sans contredit le meilleur moyen pourparvenir à ce dernier effet, mais répandu en trop grandequantité dans l’atmosphère, il peut devenir nuisible parl’action irritante qu’il exerce sur l’économie animale ;il vaut beaucoup mieux, sous ce rapport, se servir dechlorures alcalins , (voyez chlorures décolorants),du chlorure de chaux, par exemple, dont le prix est peuélevé, et que Ton peut aisément se procurer; l’emploides chlorures alcalins présente cet avantage que leehloro ne sc dégage que lentement et au fur et à me-sure qu’il est déplacé par l’acide carbonique existantdans l’air ou provenant de la décomposition des mias-mes. On dissout ordinairement le chlorure de chauxdans environ cent fois son poids d’eau.
FUSEE A LA CONGRÈVE. Voyez artificesDE GUERRE.
FUSÉE VOLANTE. Voyez ( feux d' artifice).
FUSIBILITÉ ( angl . fusibilîty, ail. schmelzbarkeit).La difficulté d'apprécier exactement les hautes tempé-ratures, ne permet pas d’indiquer d’une manière précisela température de fusion de la plupart des métaux ; nousallons cependant donner ces températures, en degrésdu thermomètre centigrade, telles qu’elles sont généra-lement admises, en indiquant à la suite le nom de l’ob-servateur.
Mercure . . . . —39" Gay-Lussac.
Potassium. . . -[-58 Gay-Lussac.
Sodium.90 Gay-Lussac.
Dito. 239 Daniell.
Bismuth. . . . 2-iO Daniell.
Dito. 322 Duiton et Crigbton.
Dito. 354,5 Daniell.
Tellure. entre le plomb et l’antimoine.
Arsenic. fusible et volatil au-dessous du rouge.
Cadmium . . . 360
Zinc. 370 Brongniart.
Dito. 411 Daniell.
Antimoine. . . 432 Daniell.
Argent.1022 Daniell.
Cuivre. .... 1092 Daniell.
Or.Il 02 Daniell.
Fonte grise. . . '1587 Daniell.
Acier. entre la foute et le fer.
Manganèse. . . entre, la fonte et le fer.
Nickel. entre la fonte et le ter.
Fer forgé. . . .2118 Clément-Désormes.
presque infusibles et s’agglomérant,seulement en petits globules fondus,au feu de forge le plus violent.
( infusibles au feu de forge le plus vio-> lent; fusibles au chalumeau à gaz| oxygène et hydrogène.
FUSIL. Voyez armes a feu.