HISTOIRE DE LA CHINE. Liv, XVI. Chaï. I. 5
par exemple Tamming-qua , le Royaume de la grande splendeur ; Tayn-chin- Sectiouqua , le Royaume de la pureté : Tyen hu-qua, Royaume contenant tout ce quií/î /omí /e Cic/,& tels autres. Quoique les Tartares haïssent naturellement ti sj^ c ! al’orgueil & le faste des Chinois, ils ne laissent pas d’aimer ces titres ron- chine.
flans, depuis qu’ils se sont rendus maî'.res de ce bel Empire,& i’s s’accou- —. — »
tument de plus en plus à la mollesse & au luxe de leurs nouveaux sujets.
A l’égard du nom de Chine que quelques-uns dérivent de Cìna ou Tsm , unde leurs anciens Rois, & les autres de leur Soie, qui est nommé Chin («),il y a beaucoup d’apparence que les Européens l’ont apporté de Perse ou desIndes,où la soie a été portée en premiere instance & est appt liée Chin ou. T fin.
Nous avons tâché de faire voir ailleurs (bs l’imperfection des connois- Quand lasances que les Anciens avoient de ce vaste Empire, & quelle espece de Chine «commerce ils ont eu avec lui. Le premier Européen, que nous sachions,qui y ait voyagé, est Marc Paul de Venise, vers la fin du treizième flecle. ^edesMais ses exaggérations fur le Grand-Cham ou Empereur, fur sa Capitale,Euro-qu’il appelle Cambalu , & d’autres choses- extraordinaires qu’il raconte de péens.ce Pays, firent croire à ses Lecteurs non seulement qu’il faisoit la descrip-tion de l’Empire de la Tartarie, mais que la plus grande partie de sa Re-lation étoit trop hyperbolique pour mériter quelque foi, & que ce n’étoitqu’un beau Roman. Cependant tout ce qu’il raconte a été suffisammentvérifié par la découverte de la Chine, faite par les Portugais; alors onvit clairement que c’étoit-jù le bel Empire que Marc-Paul avoir décrit ; &que Cambalu , dont il a fait la description en détail, étoit la Capitale dela Chine,qu’on appelle aujourd’hui Peking{*). Depuis, plus on a connu laChine & plus on a été convaincu de la fidélité du Voyageur Vénitien.
Quand
(*) Navaretta. Martini, Hist.Sin.L. VI. (b) Hifi. Unit. T. XIII. p. 89, <-0.sub init. Vide & la Martiniere &c.
Dynasties. Empereurs.
I Hia j,
n' rrT ë 28
3. Ijcbeon ou Chen
4 - Tfin aï Chin 4
5. Han 25
6. H t ou Han 2
7. Tsm ou Chin IL 15
8. Song. 8
9 - Tfi ou Chi 5
10. Leang 4
11. Tjìn ou Kin 5
Années.
Dynasties. Empereurs.
Années.
458
12.
Sony
3
29
644
i 3 -
Tang
20
289
873
14.
Hcou Leang
2
16
43 .
15 -
Heou Tang
4
13
426
16.
Hcou T fin
2
11
44
17.
Heou Han
2
4
155
18.
Heou Tcbeou
3
9
59
19 .
Song
18
319
23
20.
Tven
S
«9
55
21.
Ming
17
276
33
22.
Tfir/g > Chim.
2
53
La derniere est la famille régnante. On ajoutoit au nom de Chong-qua celui de chaqueDynastie pendant qu’elle regnoit, comme Chong qua-bìa , Cber.g qm-chang , Cbong-qua-tschcou &c.
(*) C’est aujourd’hui une chose généralement reconnue* que le Cnthai est la partie sep-tentrionale de la’ Chine , & que Cam balu est l’ekìr,«. Ce nom qui signifie la Cour Septen-trionale , comme Nang-king la Cour Méridionale*, lui fut donné sans-doute quand lesEmpereurs de la Chine furent obligés d’y transporter leur Cour, pour être plus à portéeV‘V er les courses des Tartares, qui les attaquoient fréquemment de ce côté-là. II P a :
i eurs par la Rela don de l’Ambassade de Russie à la Chine, en 1653.que Jes-Mof-coûtes donnent encore à la partie du Nord le nom de Cbatai , & à la Capitale celrn de
A 3