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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chai*. I. pnaux,& qui font un commerce considérable sur leurs grandes barques plat* Sêctiohtes, ou, comme ils les appellent, fur leurs villages flottans; ceít que íe I.rend une si grande foule de ceux qui habitent fur terre, que lon diroit Descrip-qu'il se tient sur seau des foires continuelles ; mais nous aurons occasion den."*parler plus amplement dans la fuite. , , ». »

Nous avons dit plus haut, quil y a une si grande quantité de villes à laChine , quà peine eít-on sorti de l une que lon entre dans les faux- à sMeibourgs dune autre. Nous en renvoyons la description, quand nous parle- & des Far-tons des Provinces elles se trouvent. Mais comme il sagit ici de la terejse*.force& du nombre des habitans de ce vaste Empire, nous croyons devoirdonner ici la somme totale des villes suivant leur rang, avec celui des For-teresses qui font répandues par-tout, les unes dans les Provinces pour lagarde des chemins, les autres dans les montagnes pour arrêter les vo-leurs , & dautres fur les frontières du côté de lOuëft & fur - tout du Nordpour les garder contre les Tartares. Le P. Magaïllan a tiré dun Ouvrage,composé par un habile Mandarin pour l'u sage du Gouvernement, îe nombredes places; on compte quatre-mille-quatre-cens & deux villes murées,qui font divisées en deux classes, les Civiles & les Militaires. Dans la classedes Civiles, il y en a deux-mille-quarante-cinq, & dans celle des Mili-taires deux - mille - trois - cens - cinquante-lept. Les Civiles font divisées en-core en trois ordres, savoir cent-soixante-quinze du premier rang, que lesChinois appellent, deux-cens-soixante-dix du second rang, appellées Cheuou Cheou , & cent - soixante du troisième, quon appelle fíien.

Les villes militaires font distinguées en sept classes; on en compte six- vuiesnn-cens-vingt-neuf de la premiere, cinq -cens -soixante de la seconde, trois- litaim.cens onze de la troisième, trois-cens de la quatrième, cent-cinquantede la cinquième, cent de la sixième, & trois - cens de la septième. Le P.

Le Comte dit quon en compte plus de mille du premier ordre, & que leurforce consiste plus dans leur situation, & dans leurs nombreuses garnisons,que dans leurs fortifications {a)(*). Quelques - unes de ces villes militairesiervent à loger les soldats, à qui lon assigne une certaine quantité de terresûans le voisinage, pour leur entretien. Quant aux Châteaux le long descotes, don t on en compte quatre - cens - trente - neuf ; il y en a de fort grands,

Ci qui ne le cèdent gueres à des villes murées pour le nombre des habitans,

Cx tous lont tres-bien fortifiés par lart&ia nature; outre cela on ne comptepas moins de deux-mille neuf-cens-vingt bourgs le long des côtes,dont plusieurs égalent en grandeur des villes murées. Les bourgs & les

vil-

(*) 11 faut observer ta que Kao , ce Chinois dont on P vi u es , quil ne fait mon-dente, nest parfd accord avec le Mandarin fur le «omble dire cem . quara te

ter quà dix-sept-cens, ÏNmarette quà quinze- cens-tien^-nx , . quarall te-neuf du

huit du premier rang, deux-cens-trente-neuf du íecona, a. u»

troisième. Dautres Auteurs séloignent encore davantage de 1 . différentes

«on p ìus accord entre eux; ce qui prouve qu ils ont fum des defcnpuon différentes,ou quiis s e sont fondés fur de simples rapports, ou que peut etre , , . A j^ u .

changement dans le rang des villes. Nous avons suivi le calcuWiuan « ce ; u i

toritè du P. Magaillav , comme le plus autentique selon toute "ppê c: , j, on ver .qui snccorde le mieux avec les dernieres Relations du P. Du lia.m ,- uce .ra clairement, quand nous donnerons ie nombre de celles de chaque r

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