HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chai*. I. pnaux,& qui font un commerce considérable sur leurs grandes barques plat* Sêctiohtes, ou, comme ils les appellent, fur leurs villages flottans; c’eít là que íe I.rend une si grande foule de ceux qui habitent fur terre, que l’on diroit Descrip-qu'il se tient sur seau des foires continuelles ; mais nous aurons occasion d’en Aà."*parler plus amplement dans la fuite. , , — » ■. »
Nous avons dit plus haut, qu’il y a une si grande quantité de villes à laChine , qu’à peine eít-on sorti de l une que l’on entre dans les faux- à sMeibourgs d’une autre. Nous en renvoyons la description, quand nous parle- & des Far-tons des Provinces où elles se trouvent. Mais comme il s’agit ici de la terejse*.force•& du nombre des habitans de ce vaste Empire, nous croyons devoirdonner ici la somme totale des villes suivant leur rang, avec celui des For-teresses qui font répandues par-tout, les unes dans les Provinces pour lagarde des chemins, les autres dans les montagnes pour arrêter les vo-leurs , & d’autres fur les frontières du côté de l’Ouëft & fur - tout du Nordpour les garder contre les Tartares. Le P. Magaïllan a tiré d’un Ouvrage,composé par un habile Mandarin pour l'u sage du Gouvernement, îe nombredes places; on compte quatre-mille-quatre-cens & deux villes murées,qui font divisées en deux classes, les Civiles & les Militaires. Dans la classedes Civiles, il y en a deux-mille-quarante-cinq, & dans celle des Mili-taires deux - mille - trois - cens - cinquante-lept. Les Civiles font divisées en-core en trois ordres, savoir cent-soixante-quinze du premier rang, que lesChinois appellent Fû, deux-cens-soixante-dix du second rang, appellées Cheuou Cheou , & cent - soixante du troisième, qu’on appelle fíien.
Les villes militaires font distinguées en sept classes; on en compte six- vuiesnn-cens-vingt-neuf de la premiere, cinq -cens -soixante de la seconde, trois- litaim.cens onze de la troisième, trois-cens de la quatrième, cent-cinquantede la cinquième, cent de la sixième, & trois - cens de la septième. Le P.
Le Comte dit qu’on en compte plus de mille du premier ordre, & que leurforce consiste plus dans leur situation, & dans leurs nombreuses garnisons,que dans leurs fortifications {a)(*). Quelques - unes de ces villes militairesiervent à loger les soldats, à qui l’on assigne une certaine quantité de terresûans le voisinage, pour leur entretien. Quant aux Châteaux le long descotes, don t on en compte quatre - cens - trente - neuf ; il y en a de fort grands,
Ci qui ne le cèdent gueres à des villes murées pour le nombre des habitans,
Cx tous lont tres-bien fortifiés par l’art&ia nature; outre cela on ne comptepas moins de deux-mille neuf-cens-vingt bourgs le long des côtes,dont plusieurs égalent en grandeur des villes murées. Les bourgs & les
vil-
(*) 11 faut observer ta que Kao , ce Chinois dont on P vi u es , qu’il ne fait mon-dente, n’est parfd accord avec le Mandarin fur le «omble dire cem . quara „ te
ter qu’à dix-sept-cens, ÏNmarette qu’à quinze- cens-tien^-nx ,■ . quarall te-neuf du
huit du premier rang, deux-cens-trente-neuf du íecona, a. u»
troisième. D’autres Auteurs s’éloignent encore davantage de 1 ‘ . différentes
«on p ìus accord entre eux; ce qui prouve qu ils ont fum des defcnpuon différentes,ou qu’iis s e sont fondés fur de simples rapports, ou que peut etre , , . A j^ u .
changement dans le rang des villes. Nous avons suivi le calcuWiuan • « ce ; u i
toritè du P. Magaillav , comme le plus autentique selon toute "ppê c: , j, on ver .qui s’nccorde le mieux avec les dernieres Relations du P. Du lia.m ,- uce .ra clairement, quand nous donnerons ie nombre de celles de chaque r
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