Valais.
HISTOIRE DU JAPON. Lnr. XVI. Chap. II. > 4n
Cette ville est extrêmement peuplée, il est inconcevable jusqu’où va le Sectionnombre de les habitans, des étrangers, & des Ecclésiastiques. Cela ne íauroit 111.être autrement, si l’on considéré la multitude des Officiers de tout rang, de divisiontoute condition, qui occupent divers postes à la Cour Impériale ; & si l’on fait ^ T f?'.attention que les familles de tous les Princes de l’Empìre y demeurent tou- jápon.
te l’année, avec une fuite nombreuse de domestiques, selon leur qualité, -i—.
tandis que les Princes eux - mêmes n’ont que six mois de congé pour s’ab- Mliltiludtsemer de la Cour & veiller au gouvernement de leurs Etats héréditaires dc 1>eu ^ k%après quoi ils font obligés de revenir dans la Capitale. ’
Jedo n’esi pas bâtie auíïì régulièrement que Miaco & la plupart des •autres villes du Japon ; cela vient de ce quelle n’est parvenue que par fêguUin-degrés à la grandeur qu’elle a aujourd’hui , depuis que les Cubas y ont n ‘ mí -établi leur Cour. Cependant comme une grande partie a été rebâtie àcause des ravages qu’y ont fait plusieurs fois les incendies & les trem-blemens de terre, les rues font devenues plus larges, plus belles &plusrégulières, en quelques quartiers elles font alignées &se coupent à anglesdroits: les Palais, les Temples, les Monastères & autres Edifices publicsbâtis depuis font d’un meilleur goût & mieux disposés. Nous ne nousétendrons pas inutilement fur les Temples & les Monastères, quoique lenombre en foie fort grand, parcequ’ils font construits de la même maniéréque ceux de Miaco , & d’autres dont nous avons fait la description dansla I. Section.
On peut s’imaginer aisément qu’il y a dans cette Capitale un grandnombre de Palais. Ils font distingués des maisons des simples particulierspar de grandes cours & de magnifiques portes, auxquelles on monte pardes escaliers embellis & vernissés. Les Palais font divisés en plusieurs ma-gnifiques appartemens de plein-pied, à cause qu’ils n’ont qu’un étage:ils ne font point accompagnés de tours, comme font les Châteaux & JesPalais où les Princes ât les Grands de l’Empire résident dans leurs Etatshéréditaires. Ce qu’il y,a de singulier, c’est que la principale porte de-meure toujours fermée, & s appelle la porte de l’Empereur; en voici laraison. Auffitot qu un Prince ou grand Seigneur a fait bâtir un nouveau Pa-lais , il y invite l’Empereur à un grand festin, & dès que ce Monarqueest sorti, on referme cette porte & on ne la rouvre jamais par respectpour sa personne.
Les maisons des particuliers font petites & basses, bâties de bois desapin avec un léger enduit d’argile; en dedans elles sont propres & di-visées en appartemens avec des paravens de papier: les fenêtres font, fer-mées avec des jalousies. Les planchers font couverts de nattes fines, &les toits avec des bardeaux ou des coupeaux de bois; enfin tout est con-struit de matériaux si combustibles, qu’il n’est pas étonnant si le feu fait desi grands ravages. C’est ce qui oblige les Japonois à avoir, toujours fur letoit une cuve pleine d’eau ; & des Compagnies entieres d’hommes desti-nés à éteindre le feu, font des patrouilles dans les rues jour & nuit.
, Le plus magnifique Edifice, non seulement de la ville, mais de routl’Empire, est le Palais Impérial, fur-tout depuis qu’il a été rebâti aprés le impérial.terrible incendie qui l’avoit réduit en cendres, comme nous savons dit
ail-
Maifitis.
)
Le Palais