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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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436 HISTOIRE DU JAPON. Liv. XVI. Chap. II.

Section & les minéraux, & font beaucoup de dégât par-tout ils pénètrent. LeDilìkt àl moyen quon ait trouvé jufquici pour les éloigner , cest de mettre dub Top fel fous les marchandises , & den répandre tout autour. Ces petits ani-graphkdu maux ne peuvent supporter lair , & lorsquils sortent pour faire quelqueJapon, ravage, ils.se creusent des chemins en voûte, comme nos taupes. Sils font

1 fur terre, comme fur un plancher ou fur une table, ils fe bâtissent de ces

voûtes tout le long de leur chemin , à peu près de la grosseur du petitdoigt. 11 y a des Canards, dont les mâles font dune figure frappantepour la beauté & la variété de leurs couleurs. Ils ont la tête couronnéedune aigrette magnifique ; leur queue qui séleve obliquement, & les ai-les qui font placées fur le dos dune maniéré singulière, offrent à lœil unobjet auffi curieux quil est extraordinaire. On a ail Japon des Rossignols,qui ont la voix si belle, quon les vend aux curieux quelquefois vingt Co-bans. II y a auffi plusieurs efpeces dEfcarbots, entre autres une, que lonappelle Sebi ou Senû , nom qui est pris de son chant qui commence lente-ment, & dun ton bas ; il augmente ensuite par degrés en vitesse & en for-ce, & sabaisse encore en finissant. Ces animaux commencent à chanterau lever du Soleil, & finissent environ à midi. Mais de tous les infectesvolans il ny en a aucun qui soit comparable à celui que les Japonois ap-pellent Mouche de nuit, que les Dames fe font un plaisir de garder parmice qaelles ont de plus curieux, à cause de son extraordinaire beauté. El-le est à peu près de la longueur du doigt, déliée & ronde, & a quatre ai-les , dont deux font transparentes & celle- ci cachent les deux autres, quifont luisantes, unies, & embellies dun mélange charmant de lignes bleues& dorées (a). La grande beauté de cet infecte a donné lieu à une fable,que lon peut voir dans les Remarques (*).

Arhredt Parmi les curiosités du Régné Végétal, iArbre de Camphre mérite bienCamphre. q lie nous en parlions ; cest une efpece de Laurier, qui porte un fruit decouleur violette ou noire. II croît de ces arbres auprès de plusieurs dessources chaudes dont nous avons parlé plus haut, & ils font dune gran-deur extraordinaire & pleins deau. Nous avons fait ailleurs connoître lameilleure méthode den tirer le camphre, & de le purifier, que suiventles Chinois, avec les vertus quils lui attribuent. Au Japon, les Paysansde Saxunia & de lísle de Gotho font le camphre par une simple décoc-tion des racines & du bois , coupés en petits morceaux; au-litu que londit que celui de Bornéo est une substance naturelle, amassée sur le troncdes vieux arbres de camphre , en faisant des incisions entre 1 écorce & le

bois.

(a) Kíempfer , Amoenit. Exot. p. 770. & Hist. du Japon, L. I. Ch. 10.

(*) On dit que les autres mouches de nuit en deviennent amoureuses , & que pour sedélivrer de leurs importupités, elle leur ordonne malicieusement, sous prétexte, de met-tre leur constance à léprt-uve, de lui aller quérir du feu. Ses Aman, ne consultant queleur passion lui obéissent aveuglément, & volant vers le premier feu, ou vers la premie-rs chandelle quii s rencontrent, ils ne manquent pas de sy brûler. La femelle n est pas àbeaucoup pies si belle que le mâle (r).

(>) ì\am^fcr, L. I. Ch. 10. -