HISTOIRE DU JAPON. Liv. XVI. Ciiap. II. 51?
demeuré depuis. Jejas mourut la cinquième année de son régné, & laissa Sectionla couronne à Fide Tadda son fils. La huitième année de Dai Seo Kwo - IV;tei il parut une Comete fort remarquable, & la dixieme il épousa avecbeaucoup de pompe & de solemnité, dans Ton Palais de Miaco , la fille & Histoirede Fide Tadda. Deux ans après Jcmitz , fils de cet Empereur Séculier, aï- Japo ■la à Miaco rendre ses devoirs à l’Empereur Ecclésiastique, de qui il ob- nois - *tint le Titre de Set Dai Seogun. La dix - huitième année de son régné Dai l '
'Seo Kwotei abdiqua la couronne en faveur de fa fille. II vécut en-core cinquante ans après son abdication , & mourut âgé de quatre-vingt - dix ans.
CX. Nxote, ou Siote, parvint auTrône fan L290 de Sinmu. La CX.troisième année de son régné mourut Fide Tadda , Empereur Séculier, & Niote.Jemitz son fils & son successeur alla bientôt après rendre hommage à l’Im- ió3 °'pératrice. La septième année on permit aux Chinois de revenir trafi-quer au Japon, ce qui avoit été défendu depuis qu’ils avoient eu la lâ-cheté de se laisser subjuguer par. les Tartares, en trahissant leurs Princeslégitimes. Vers ce tems-là la Religion Chrétienne avoit fait d’étonnansprogrès dans tout l’Ëmpire, plusieurs des petits Souverains la favorifoient& l’avoient embrassée; on prétend même que Fide Jori fils de Taiko, Em-pereur Séculier, avoit été du nombre : ces grands succès excitèrent contreelle une des persécutions les plus générales & les plus cruelles qu’il y aitjamais en dans aucun siecle ni dans aucun Pays. Nous aurons occasiond’en parler plus bas; nous remarquerons feulement ici, que.ee fut vers lafin de la huitième année du régné de Niote, qu’éclatta la fameuse rébel-lion des Chrétiens à Simabara dans la Province de Fifen , qui causa l’en-tiere ruine du Christianisme dans l’JEmpire: cependant ni elle ni ses pré-décesseurs ne contribuèrent en rien à fa propagation & à fa-destruction.
Les Empereurs Séculiers agirent principalement dans l’une & dans Tau-tre, & ils consultèrent plutôt leur inclination & leur intérêt , qu’ils nesuivirent les directions de la Cour Ecclésiastique, dont ils s’étoient rendusentierement indépendans. Tout ce que les Daïros purent faire pour ar-rêter les progrès d une nouvelle Religion, si contraire à leur gloire & àleur intérêt, ce fut de charger une multitude de Prêtres & de Bonzes deprêcher contre elle, & d’exciter les Laïques superstitieux à s’y opposer;mais tous leurs efforts auroient été inutiles, si les Empereurs Séculiers nelui avoient porte le coup de mort par la cruelle persécution qu’ils lui firent,
& par les Edits rigoureux qu’ils publièrent contre les Chrétiens. La dou-zième année de Niote il y eut une grande famine & une grande mortalitédans le Japon, & la quatorzième cette Impératrice résigna la couronneentre les mains de son frere.
CXs. Gokwomio, communément nommé GottoMio, luisuccé- CXi.da l'an 2303 de Sinmu, le septième jour du neuvieme mois, quoiqu’ij Go, ?wo-ne prît le Titre de Mikaddo & ne monta sur le Trône que le cinquièmejour du onzième mois. La onzième année le feu prit à son Palais, & 43 ’
en consuma une grande partie, avec plusieurs Temples & autres bâti-mens voisins. Peu après de jeunes garçons de douze ou quatorze ans fu-
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