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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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538 HISTOIRE DU JAPON. Liv. XVI. Chap. II.

leur. excessive des présens quils se firent lun à sature dans cette occasion

solemnelle.

Vingt-huit Mais avant que de commencer, il faut savoir que quand le Cubo doitlogement, faire ce voyage, on travaille aux préparatifs une année davance, & lonréglé le cortege qui doit le suivre: quil y a depuis Jcdo jusquà Miaco-vingt- huit logemens; dont il en occupe deux chaque jour, l'un à midi& i'autre le soir, il .trouve dans chacun une nouvelle Cour, dautres E-quipages, dautres Gardes, & tout ce qui est nécessaire jusqu 'h Miaco,de sorte que lorsquil arrive dans cette Capitale, le nombre de Ceux quiraccompagnent .est si grand , que l'on est obligé de dresser des tentesdans les rues pour loger les Soldats, tandis que le Cubo avec fa nom-breufe Cour va occuper son propre Palais, pour y recevoir )a visite duDaïro au jour marqué, au-lieu daller lui-mème auPalais de cet EmpereurEcclésiastique, comme cétoit autrefois la coutume.

Marche Celle dont il sagit ici fe fit, selon notre Auteur, le 15 dOctobre 1626.des deux Pour rendre la Procession plus magnifique, les deux Monarques convin-Rmp f' r en t de joindre leurs superbes & nombreux cortèges, & de fe rendre lun

1 m ' & Iautre en traversant les rues de Miaco au Palais, fe devoir faire cette

íblemnefie entrevue. Les rues, au - heu dêtre couvertes décosses defoie,' létoient de fable blanc & de poudre de talc, qui sembloit faire unpavé dargent. On avoir dressé des balustrades tout le long des maisons,& elles étaient bordées de deux bayes de Soldats, habillés de robes blan-ches, & la tête couverte dun petit bonnet vernissé; ils avoient chacundeux sabres au côté, & 3 la main une efpece de.demi-pique.

' La Fête commença avec Je jour. On vit défiler les Domestiques desdeux Monarques ; ceux du Daïro portoient les présens de leur Maîtrepour lEmpereur dans de grandes caisses vernissées, fur lesquelles étoientles armes dp,.ce Prince, & quelques Compagnies de Soldats leur fai-

soient escorte.

Après cela venoienc cent beaux Norimons, portés chacun par quatrehommes vêtus de blanc;, çes Norimons étoient les uns dun bois fortblanc, les autres couverts dun vernis brun, ayant fur limpériale, qui é-toit cuivre, quantité de festons & dautres pareils ornemens : dansces Norimons étoient les Dames & les Gentilshommes de la Cour duDaïro, richement parés. A chaque Norimon il y avoit un grand para-sol, dofit le fond étoit de soie blanche, & presque tout dor.

Ceux - ci étoient. suivis de vingt-quatre Gentilshommes à cheval, ayantfur la tête de petits bonnets dun vernis brun, garnis duneplume noire.Les manches de leurs robes étoient fort longues, leurs hauts-de chaussesfaits de satin de plusieurs couleurs, bordés en quelques endroits dor &dargent, leurs bottines dun cuir vernissé & raye dor. La poignée deleurs sabres étoit de vermeil doré, & ils avoient à la ceinture des carquoispleins de fléchés. Les deux bouts de leurs écharpes flottoient fur la crou-pe du cheval. Leurs chevaux étoient petits, mais pleins- de feu & biendressés, leurs selles brodées, & les housses étoient des peaux de Tigres;