M ...-.HISTOIRE,DU. COMMERCE DE VEUROPÇ '
Fanluttent . r! H$’y ^cffcctlvementque, dçs vayages_de-long cours qui puissentpro»d'unePaif'■ ^urôf, encourager, ou maintenir une puissante Marine, parceque ces vo*saute Ma- y a g 3s fournissent des matières propres à un commerce général, A en exci-tent l'efprit; un petit nombre de branches suffisent pour récompenser l’in*duíl;rie,des citoyens d’un petit Etat, & pour les mettre en. étaí'de vivredans f’aise & dans l’abondance, en comparaison de leurs Voisins (a). Maisle véritable esprit de commerce, tel que celui de i’Empire, ne se prescritjamais de bornes, s’il ne s’acçroît & ne s’étend point, il s’assoiblit A dé-cline. Ce fut la découverte d’une nouvelle route aux indes, qui donnanaissance à une puissante Marine, dans le sens moderne de ce terme,nonseulement par la construction de vaisseaux plus forts, mais parcequ’onforma & employa ur> plus grand nombre de gens de mer , qu’on n’avoicjamais fait dans les siécles précédens. La fuite favorable de cette révo-lution, ce fut qu’on tint en; bride les Puissances Mahométanes, &qu'onles mit dans la nécessité de penser à défendre leurs propres possessions, au-lieu de menacer, comme ils avoìent fait peu auparavant, d’envahir lesterres de leurs Voisins. Avant ce tems-là les Flottes des Turcs étoienctrès-formidables , & elles l’étoient encore lorsque les Espagnols Lies' T Portugais commencerent à figurer fur mer ; mais leurs forces furentbientôt assoiblies ; & comme ils n’avoient pas les mêmes ressources queles Princes Chrétiens (b) pour réparer & remonter leurs Flottes, leurMarine est tombée par degrés dans le pitoyable état où elle demeure à. présent (*).
BikestiTu- Comme il y a une connexion naturelle entre toutes les parties qui con-^ne-granìe situent la Puissance Souveraine, l’accroissement de la Marine procura d’au -conséquent tr£S avanta ges, A mit les Princes en état de pourvoir plus efficacement âprévenir de la fureté de leurs Etats, & de protéger mieux leurs Sujets qu’on n’avoicfâcheuses pu le faire dans les siécles qui avoient précédé ; c’est-là la véritable raison,révalutions pourquoi depuis ce tems - là les choses ont été fur un pied plus consistant,& que l’on a mis sin en quelque façon à des révolutions subites & à derapides conquêtes (c). II est bien vrai que les passions humaines étanttoujours les mêmes, il y a eu de tems en teins des Princes inquiets éc
ara-
sa) Traité du Commerce, p. 165. (c) Intérêts des Princes, p, 31,
(h) Decad. de l’Empire Ottoman, p. 13;.
Marine étoient entre les mains des Villes Hanféatiques (r). On verra dans les Sectionssuivantes, les grands changemens qui sont arrivés peu à peu, & comment les choses sontparvenues à l’état oìi elles font aujourd’hui.
(*) La découverte d’un passage par mer aux Indes'se Ut dans une conjoncture fort critique.Ce fut, comme nous le verrons dans h fuite , dans le tems que les Mahométansavoient pénétré jusqu’aux Moluques, & lorsque par leur commerce ils avoient d'eprandes forces fur mer, non seulement en Europe, mais dans les Indes (2); qui sontà présent tellement ruinées , qu’â l’exceptîon des Etats des Pirates de Barbarie, it nVa point de Puissance Mahométane qui ait de Flotte qui vaille la peine d’en par-ler ( 3 )-
(1) Uvthry du M&mìa , Menu de Hambourg, (1) State Milir. delle Imper. Ottcmi.
8 cc. p. 17.z. I- 6 . 75 - H- P. U, c, 2í.
(z) Voy. le Ch. V.