Buch 
20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
Seite
546
JPEG-Download
 

M ...-.HISTOIRE,DU. COMMERCE DE VEUROPÇ '

Fanluttent . r! H$y ^cffcctlvementque, dçs vayages_de-long cours qui puissentpro»d'unePaif' ^urôf, encourager, ou maintenir une puissante Marine, parceque ces vo*saute Ma- y a g 3s fournissent des matières propres à un commerce général, A en exci-tent l'efprit; un petit nombre de branches suffisent pour récompenser lin*duíl;rie,des citoyens dun petit Etat, & pour les mettre en. étaí'de vivredans faise & dans labondance, en comparaison de leurs Voisins (a). Maisle véritable esprit de commerce, tel que celui de iEmpire, ne se prescritjamais de bornes, sil ne sacçroît & ne sétend point, il sassoiblit A dé-cline. Ce fut la découverte dune nouvelle route aux indes, qui donnanaissance à une puissante Marine, dans le sens moderne de ce terme,nonseulement par la construction de vaisseaux plus forts, mais parcequonforma & employa ur> plus grand nombre de gens de mer , quon navoicjamais fait dans les siécles précédens. La fuite favorable de cette révo-lution, ce fut quon tint en; bride les Puissances Mahométanes, &qu'onles mit dans la nécessité de penser à défendre leurs propres possessions, au-lieu de menacer, comme ils avoìent fait peu auparavant, denvahir lesterres de leurs Voisins. Avant ce tems- les Flottes des Turcs étoienctrès-formidables , & elles létoient encore lorsque les Espagnols Lies' T Portugais commencerent à figurer fur mer ; mais leurs forces furentbientôt assoiblies ; & comme ils navoient pas les mêmes ressources queles Princes Chrétiens (b) pour réparer & remonter leurs Flottes, leurMarine est tombée par degrés dans le pitoyable état elle demeure à. présent (*).

BikestiTu- Comme il y a une connexion naturelle entre toutes les parties qui con-^ne-granìe situent la Puissance Souveraine, laccroissement de la Marine procura dau -conséquent tr£S avanta ges, A mit les Princes en état de pourvoir plus efficacement âprévenir de la fureté de leurs Etats, & de protéger mieux leurs Sujets quon navoicfâcheuses pu le faire dans les siécles qui avoient précédé ; cest- la véritable raison,révalutions pourquoi depuis ce tems - les choses ont été fur un pied plus consistant,& que lon a mis sin en quelque façon à des révolutions subites & à derapides conquêtes (c). II est bien vrai que les passions humaines étanttoujours les mêmes, il y a eu de tems en teins des Princes inquiets éc

ara-

sa) Traité du Commerce, p. 165. (c) Intérêts des Princes, p, 31,

(h) Decad. de lEmpire Ottoman, p. 13;.

Marine étoient entre les mains des Villes Hanféatiques (r). On verra dans les Sectionssuivantes, les grands changemens qui sont arrivés peu à peu, & comment les choses sontparvenues à létat oìi elles font aujourdhui.

(*) La découverte dun passage par mer aux Indes'se Ut dans une conjoncture fort critique.Ce fut, comme nous le verrons dans h fuite , dans le tems que les Mahométansavoient pénétré jusquaux Moluques, & lorsque par leur commerce ils avoient d'eprandes forces fur mer, non seulement en Europe, mais dans les Indes (2); qui sontà présent tellement ruinées , quâ lexceptîon des Etats des Pirates de Barbarie, it nVa point de Puissance Mahométane qui ait de Flotte qui vaille la peine den par-ler ( 3 )-

(1) Uvthry du M&mìa , Menu de Hambourg, (1) State Milir. delle Imper. Ottcmi.

8 cc. p. 17.z. I- 6 . 75 - H- P. U, c,.

(z) Voy. le Ch. V.