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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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AVE,C LES ' INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. I. 55Iou cinquième main, & par degrés de ceux qui en font les premiers acqué-reurs (a) : car fi largent- exporté ainsi ne revient jamais, comme lon enconvient, le commerce des Indes, quelque riche qu'il paroisse , quelqueavantageuses quen soient en apparence les suites, comme font les Flot-tes, les Etablissemens, & les-Forteresses, examiné bien à fond, ne sertquà épuiser peu à peu lEurope ; cest un courant caché' qui porte dansles Indes ses richesses intrinsèques, pour acheter des épiceries, des par-fums , & des toiles peintes, qui par la bénédiction de la- Providence &par lindustrie des habitans font un fond inépuisable de richesses poureux (b), tandis quil est entierement impossible aux Européens de rem-placer les immenses sommes dargent comptant quils employent à lesacheter (*).

.Cette objection ayant été faite de tres-bonne heure par des gens qui Réponseavoient beaucoup de lumières & dexpérience, on pourroit croire naturel» «ê 0,5.lement quil y a longtems quelle auroit été éclaircie, sil étoit possible dy{^/ £ 'répondre; cependant, pour dire la vérité, tant sen faut que cela soit , pendaitque les plus grands Avocats du commerce des Anglois aux Indes, ont longimsentierement abandonné la partie, & se sont contentés de prouver , que C0 P ,me <&'quelque ruineux que le commerce des Indes soit pour les Européens en fi ve%général, nous y avons gagné,& pouvons y gagner annuellement aumoinssix - cens - mille Livres sterling (r); jusqu cela répond à leur but dedéfendre ce commerce comme avantageux pour nous , la balance faite,cest ce qui nimporte gueres à la question : mais je prendrai la liberté dedire, que lenvie den venir à la décision de ce point, fans sarrêter à desdisputes préliminaires , a engagé ces habiles gens à faire de pareilles con-cessions, qui ne lient point ceux qui dans la fuite viennent à envisagerla chose sous un autre point de vue. On pourroit dire, que sagissancdune matière de fait, & y ayant plus dun siecle que lobjtctiona étéfaite, nous sommes en droit dopposer lexpérience à ces conjectures; car

si

' f d) Considérations on Commerce m- taresAV CO l> avenants, Essai on the East India

(jj Case of our against Foreign Manufac- Trade.

<*) n faut convenir que ces considérations ont paru de si grand poids même Ldes personnes très - versées dans le Commerce & dans la Manne , qu ds se sont décla-rés fort vivement contre ce commerce (i). La feule conclusion qu on puisse tirerf i* ce(> que pour porter un jugement bien solide de 1 utilité ou du désavantagé deouelcme'"commerce que ce soit. il faut sen rapporter à 1 expérience, qui fournit denouvelles lumières, & ouvre de nouvelles routes, que Ion n aurott Kffitus découvertesnouveues lumuic», . noînt à raisonner contre les faits; L fi

à force de méditations; api es tout, 11 n y a point nvnnr mip HVvoîr r*

lon neut faire voir que des Nations étoient foibles & pauvres avant que d avoir ce

mmrnerce qu-elles ont été riches & puissantes pendant quelles en ont joui & quel-

ks fe sont affoiblies & épuisées après lavoir perdu, d est entierement mutité d alléguerdes argutnens pour empêcher de lencourager ; car quelque forts qu ils puiflèn paraître,ils prouvent seulement quon peut fe tromper en raisonnant savamment & selon les ré-glés de lalogique.

(I) u.m's, vise oftheEast India Tiade. WilU Mcnfin in his Naval Tracts , íW» ubi fF-