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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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AVEC LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Cuap. I. 555

delà, que quelques avantages que les Portugais &. les Espagnols dabord,

& depuis les Anglois & les Hollandois, ayent retiré de ce commerce,les Peuples de lEurope en général íbnt devenus plus pauvres depuis quel'on a ouvert un passage aux Indes par mer ; & par conséquent bien loinde lexalter comme une découverte importante & avantageuse, on doit,nonobstant de belles apparences, regarder cet événement comme un*ritable malheur ( a).

Nous avouons que lorsque lon a proposé cette, objection, elle a pu Répons-,au premier abord entraîner facilement les personnes qui étoient naturelle- Rf wt 0 Ì tment jalouses du commerce étranger: «St ils formerent non seulement un^ /w < jjs' r 'parti dans notre Royaume, mais un parti redoutable qui a subsisté long- fEuropetems, «St qui nest peut-être pas même entierement éteint. Mais avec autrefois.quelque adresse que le vrai & le faux soient confondus dans ce tableau ducommerce des Indes, il nest pas impossible de les démêler, & de fairesentir quil y a encore moins de solidité dans cette objection que dans lapremiere. Si lachat des marchandises des Indes a toujours fait sortir delEurope autant dargeut quon le prétend, il est difficile de dire com-ment, avant la découverte de lAmérique, il se remplaçoit; <& s nesétoit pas remplacé, le mal seroit certainement devenu sensible avecle term , ik lon se seroit plaint généralement de la diminution desargenc dans lJìurope. Toutes l,s sommes que lon envoyoit aux Indespour acheter des marchandises, ne pouvoient être employées quavec unnotable désavantagé (b). Les retours dévoient être petits & les prix forthauts à cause des fraix & des risques du transport par terre. Si donc ce com-merce dut jamais paroître préjudiciable à lEurope, cetoit alors que les Mar-chands, les Facteurs & les Voituriers étoient tous des infidèles , & q Ueles Chrétiens payoient tous les ans de grosses sommes pour une petite quan-tité dépiceries, de parfums & de pierres précieuses, dont la valeur in-trinsèque nalloit pas à la dixieme partie de ce que lon apporte aujourdhuides indes. Par -, contre lesprit de leur Religion, les Mahométans devin-rent de grands Négocians ; les Marchands Arabes & Maures se répan-dirent jusqu à la Chine ce aux Isles Moluques, & eurent outre cela des Eta*blissemens dans tous les Ports considérables des Indes : or il est plus aiséde concevoir que de dire les suites qui en auroient résulté, si les Portugaisnavoient arrêté leurs progrès en pénétrant heureusement dans ces Contrées.

Ce quil y a de très - certain, cest que la plus grande partie de largent Avmm «-qui sortoit de lEurope, tomboit chemin faisant dun côté entre les mains d csdeìadè?*Mamméluqucs, & de lautre entre celles des Sujets de .'Empire Turc, &. couvertsservoit à enrichir les uns & les autres, car les Indiens ne vendoient gu Q. d ' u y a f*~res à un plus haut prix quils ne font à présent. - Lors donc quon a ou-vert un passage direct par mer aux Indes, les Européens ont été affran-chis de cette charge, ik quel que fût le prix des marchandises des Indesks Portugais eurent le profit, qui jusquà ce tems - avoit enrichi lesMa-

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