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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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5 7 o COMMERCE DES INDES AVANT LA DECOUVERTElequel tombe dans lOxus ; de forte que les marchandises des Indes pou-voient par cette Riviere se transporter sur la Mer Caspienne, & de- enremontant le Cyrus, Rapprocher du Phase à cinq journées près, & ytransporter les marchandises par terre (a). II est vrai que Solin parle desvaisseaux, mais certainement par abus, il a voulu dire les marchandises.On ne peut parler de cette route pour aller aux Indes & pour en venir,fans observer que cétoit la plus courte & la plus commode pour sc ren-dre à Constantinople ; & il semble quil ny a point lieu de douter quellene fût pratiquée, sur-tout lorsque les habitans des côtes de la Mer Noi-re furent soumis aux Empereurs Grecs, & en tems de paix ; & il se peuttrès-bien que par- le commerce avec les Indes a continué après laperte des Provinces Orientales de lEmpire, car ce ne fut que longtemsaprès que cette route fut en danger dêtre moins sure par les excursionsdes Arabes, qui ruinèrent le commerce par la voye de Perse (b). Cetteroute auroit été plus aisée & plus commode, & nous ne nous trompe-rions peut-être pas en disant la meilleure & la plus facile, si.le projet quePline, fur lautorité de lEmpereur Claude, attribue à Seleucus Nicator ,avoit été exécuté soit par lui , soit par les Empereurs Grecs , qui é-toient encore plus à portée de le faire : cétoit de tirer un canal duBosphore Cimmérien à la Mer Caspienne, ce qui auroit fort abrégé lechemin, & auroit fourni aux Marchands la commodité de transportertout par eau (c) (*), Ce projet, qui étoit sans-contredit grand & magni-fique, étoit originairement celui dAlexandre, qui ordonna quon exami-nât exaèlement la Mer Caspienne, dans la vue de trouver quelque com-munication entre cette Mer & le Pont-Euxin pour ouvrir une route desIndes jusquen Macedoine, qui seroit devenue par ia le centre du Com-merce de lEurope.

Bogar Quelques Auteurs nous apprennent que Samarcande saggrandit, sen*étoit te^ richit, & acquit un commerce florilîant aux dépens de Bogar , Capi-Êí à de la Grande Bukarie, qui auparavant étoit comme le Magasinchandises lavidité du gain attiroit les Marchands des Pays les plus éloignés les uns

tiel'Oricfìt. às

(s) Plìii. Hist. Nat. L. VI. Ch. 17. (h) Iluet, Hist. du Commerce des Anciens

p. 428,429. (r) Pliti, L. VI. Ch. n.

(*) Au premier abord, fl semble que ce nest pas la tâche dun Historien moderne dsfaire revivre la mémoire de ces anciens projets, tandis que c'est réellement son affaire;parceque tant que les Pays subsistent, tout Génie supérieur , soutenu dune grande puissan-ce, formera naturellement des projets de cette nature. Cest ainsi que le Czar Pierre I.eut ce même projet dans lesprit, ce qui lui fit souhaitter si fort dêtre maître de la MerNoire dun côté, & de la Mer Baltique de lautre. Le Shah Nadir soccupa aussi d'unapareille idée, mais le progrès de ses armes fut arrêté par la vigoureuse résistance des Peuplesqui habitoient entre la Mer Caspienne & le Pont-Euxin. Les Vénitiens ont aussi tâché den-gager les Turcs à ouvrir quelque voye semblable (t,-. II est vrai que jusquà-présent au-cun de ces projets na réussi , mais il ne sensuit pas de- quils ne réussiront jamais, ouquil soit inutile de les faire connoitre.

ÍO-Dict. Univ, Hc Commerce T, II. Coi,