Indes
qu'on
transpor-tait de-làen Syrie.
Elévation{=? ruine dtPalmyre.130 de
J. C.
-574 -COMMERCE. DES INDES AVANT LA DECOUVERTE
Tiens t.Tadmord du.désert; nous en avons parlé amplement'ailleurs f n), ainsinous né répéterons point ce que Pons en avons dit. Gomme lu singulari-té dé fa situation suffisoìd pour charmer ceuX qui la’considéroienc avec at-tention, dans le tems du déclin de l’Empire Macédonien en Orient, Tad-mor devint une ville libre, ou plutôt la Capitale d’un petit Etat , fous]e nom de Palmyre ; & le Pays qui en dépendoit prit le nom de Palmyre-ne. -Pline a fait une bonne description dé la ville & du Pays (b). Palmyre ,dit-il j est parfaitement bien située , tant par rapport à la beauté duPays des environs, que par l’abondance des eaux, de forte que ce pe-tit terrein semble avoir été destiné par la Nature à être une retraitepaisible & tranquille, étant environné de tous côtés de déserts incultes &sablonneux, qui s’étendenc jufqu’aux confins de l’Arabie. Ce petit Etatétoit entre les deux puissans Empires des Romains & des Parthes*, dansle tems que la guerre étoit la plus allumée entr’eux, ayant les terres desParthes à f Orient & Celles dés Romains au Couchant (c). 11 fembloit
donc être toujours en danger, cependant quoique Palmyre fût fort opu-lente, elle étoit gouvernée avec tant de sagesse, que pendant tous ces trou-bles elle ne fit aucune perte considérable, & elle ne courut jamais aucungrand risque que de la part de Marc Antoine , qui manquant d’argenr pourpayer son armée, envoya un Corps de Cavalerie pour la piller; mais leshabitans ayant êu le vent de son dessein, transportèrent leurs effets ail-eurs, & prévinrent ainsi le coup ( d ). La source de ses grandes richessesétoit la part qu’elle avoit au Commerce des Indes (e), qui fe faisoit dela maniéré suivante. Les marchandises venaient par nier jusqu a l’em-bouchure de l’Ëuphrate, ou peut - ê te un peu plus haut , & de-là onles tranfportoit par des Caravanes, quelques centaines de milles au tra-vers de déserts à Palmyre (A) , qui étoic à une journée de chemin deì’Euphrate> à cent-vingt-sept-milles de Damas, & à environ deux-cens - trois - bailles esc la côte maritime de Syrie , dont les Ports luiíèrvoient à. répandre ses marchandises dans toutes les Provinces del’Empire Romain , qúi n’avoient pas directement commerce avec Ale-xandrie (g).
- Lorsque Trajan ruina l’Empire des Parthes, Palmyre sc déclara pour lesRomains; les Palmyréniens le soumirent à Adrien, qui marchoit avec sonarmée pour aller de Syrie en Egypte: ce Prince fut si charmé de la situa-tion de la ville & de la conduite des habitans, qu’il leur accorda les pri-vilèges de Colonie Romaine, &. qu il embellit Ja ville de tanc de beauxédifices, que pour flatter leur bienfaiteur, les habitans l’appellerent pendantquelque tems Adnanople (h). Depuis le tems d' Adrien juíqu’à Juré lien , ce qui
com-
(«) Hist. Moderne, T. III. p. 12 & fuiv.(è) P lin. Hist. Nat. L. V. Ch, rz.
(c) ctuver. Introd. ad Geogr. L. V.
Ch. 22. 6
(d) Jppian. de Dell. Civ. L. V. DimCasf, JL» XI»
k» Luytt, Introd. ad Geogr. Sise. 11LCb 111-
(f) Huet, Hist. du Commerce des AnciensP- 393- „ , ,
(.§) V°y. ftaliey s, Account ofPalmyra.(6; Fl. Venise, in Yit. Auxeliaui. ZofiutrZouar.