576 .COMMERCE DES INDES AVANT LA DECOUVERTEC* qui A mesure que les douceurs d’ua commerce lucratif se font sentir, ellesn cmptcbe influent auflû forcement fur l’esprit des Particuliers qne fur celui des Prin*pas que ce ces ^ & p e st certain que Torgueil des richesses éclatte généralement plusticflfaffi Pármi les premiers que parmi les autres ; il n’est donc pas étonnant quepar lavoyt r cela soit arrivé à Palmyre. Si les Palmyréniens a voient pu oublier la fi-gure qu’ils a voient faite fous le régné de Zénobie, ou si son exemple leuravoit appris à soutenir un changement de fortune avec sagesse, ils au-roient pu se sauver sans perdre beaucoup par cette révolution. Maisaprès qn'Jurélien fut une fois de retour en Europe, croyanc qu’ils n'a-voient point à craindre son retour, ils massacrèrent la Garnison qn’il avoitlaissée: ce qui irrita ce Prince à un tel point, qu’il prit la résolution deretourner en Orient pour les châtier ; il fe rendit maître de leur ville, fit*72.. massacrer tous leshabitans, & abandonna la ville au pillage (a). Cettedestruction de Palmyre mit fin à la Principauté, mais il n’y a pas d’appa-rence que la ville ait été ruinée au point où les voyageurs la voyencaujourd’hui, parceque l’Histoire en parle depuis ce tems - là comme d’unePlace considérable, quoique pas fur Je pied du siégé d’aucun Prince, com-me dans les.anciens tems, où il n’y avoit pas moins de seize villes sousfa juridiction (b). Les ruines mêmes de Palmyre sont, au jugement detous ceux qui les ont visitées, égales, sinon supérieures, à touc ce qu’ily a encore du même genre dans le Monde, & font par conséquent un«wnumenddes richesses & de la magnificence de ses anciens Maîtres (c).A l’égard de cette partie du Commerce des Indes qui passoic par Palmy-re, après quelques variations elle fe fixa en grande partie à â/>, sur-tout cette branche qui est une fuite du commerce avec les Persans, par-ceque les Peuples de l’Occident regardbient en ep tems-là quelques-unesdes Provinces de Perse, comme faisant partie des Indes (<?). De-!à vientqu 'Akp est pour la grandeur la troisième ville de l’F.mpire 1 ure, Constan-tinople & ie Caire étant les deux premières, & la seconde pour le com-merce, Smyrne écanc la premiere. Située à soixante-dix milles de j5mer, & ayant le Porc d 'ZkxandrcUe, elle a le double avantage d’être lêmagasin des marchandises de l’Orient, quelle fournit aux Marchands An-glois, François & Hollandois, ôc celui des marchandises & des manu-factures de l’Europe, donc elle pourvoie les Négocians des Indes, de laTartarie & de Perse. Ce commerce y entretient un mouvement perpé-tuel , & fournit de l’occupation à plus de douze mille Marchands Ar-méniens, qui demeurent àAlep, & qui servent de Courtiers. De forte quece n’est pas fans raison, que nous disons que cetce ancienne route n’estpas -.entierement perdue ; elle n’a feulement qu’un peu changé, suivantles changemens arrivés en d'autres choies (e).
Com-
00 Ztsim. L, I. Fopifc. in Vit. Aure-fiani.
. O) MiseelL Curtosa, Vol., III. p. 167
169.
(c) Vos. la description Je ces ruines,
& une Histoire de l’état ancien de cetteville duns les MiseelL Curiofa, Vol. Iil,p. 120, 160.
(/) Cod. l’heod L. XIII. Tit. V. Leg. 7.(e) Rauvuli's TraveW, P. I. Ch. 8-