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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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5 So COMMERCE DES ETATS DITALIE

que, quoique plusieurs Ecrivains, dans des vues différentes, ayent euoccasion de parler des faits qui sy rapportent, la matière na pourtant pasété traitée assez à fonds & assez clairement, pour satisfaire un Lecteur at-tentif, fur-tout pour approfondir un sujet dune si grande conséquence,afin davoir les lumières nécessaires fur la façon dont ce commerce estdevenu la source des richesses, de, la grandeur, & particulièrement de lapuissance navale de tant de Nations différentes. 11 est vrai que cette tâ-che a bien des difficultés pour sen acquitter comme il faut, & pour réu-nir dans un petit espace une multitude de faits, qui ne font pas aisés àdéterrer, ou, quand on les a trouvés , pour les ranger dans un ordrepropre à répondre parfaitement au but ; cest à nous à tenter la chose, &à ne rien négliger pour nous en acquitter comme il faut. 11 y auroit dequoi faire un Volume raisonnable, mais nayant pas beaucoup de place,nous resserrerons notre sujet autant quil fera possible, en renvoyant à dau-tres parties de notre Histoire, nous serons obligésdinsister iur certainsarticles en particulier ; en suivant cette méthode nous nous flattons dévi-ter des répétitions inutiles, & de prévenir dun côté loòscuricé &de lau-tre la proxilité; parceque nous savons quon ne peut plaire par des ré-cits trop embarrassés, difficiles à comprendre, ou trop diffus, dont onne peut se souvenir.

CHAPITRE III.

Histoire du Commerce des Indes, pendant que les Vénitiens,, les autres

Etats d'Italie Tout fait.

Defcrìp. J L paroît clairement que les voyages aux Indes étoient plus fréquenstton.som- 1 p ous les Empereurs Grecs , quils ne lavoient été auparavant ; maiscomnrree on auroit de la peine à croire, que tant de fortes de marchandises'dede l'Em- toutes les parties des Indes, eussent été fl communes à Constantinople, flGre 'le fait n etoit constaté par les Loix de lEmpire, que lEmpereur Justi-Indes? n ' ien a rassemblées: on volt par ces Loix, quil y avoit des droits furune multitude de marchandises quon apportait des Indes, comme diffé-rentes efpeces dépiceries, la canelle par exemple, qui venait de lIflede Ceylan, quoiquen petite quantité, car elle était toujours fort chere.II y avoit auísi des droits fur 1 s Kilo cinnamomum, qui était le bois delarbre qui produit la canelle (a). La Cajfia , décrite par plusieurs, an-ciens Auteurs, paroît avoir été une forte de canelle moins forte, qui ve-Doit aussi de Ceylan & de la Côte de Malabar. Des Ecrivains judicieux,& bien instruits de la maniéré dont on recueille les épiceries aux Indes,assurent que la CaJsta lignea nest que lécorce la plus grossière du véritableArbre de canelle, qui na que peu dodeur ; de forte quils croyent quecest ce que les Anciens désignoient par ce nom ; car la casse moderne est

touc

(a) Dìgest. !.. XXXIX, T. IV. Píin.L. XII. Ch, 13.