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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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5 S2 COMMERCE DES ETATS DTTALIE

Mais cétoit sur-touc dEgypre, tant quelie fut soumise aux Empereurs ,que les Grecs recevoient une prodigieuse quantité de marchandises pré-cieuses (sl). Les habitans de Constantinople étoient trop riches Ôc tropparesseux, pour les transporter avec leurs propres vaisseaux dans toutes lesparties de lEurope on les demandoit, de forte que ce fut - le par-tage des Etats ditaìie. Par- nous voyons que st les Grecs senrichi-rent par ce commerce , les Vénitiens , les Génois, les Florentins , &]es autres Etats maritimes dItalie furent redevables de leurs richesses àleur Marine (b). Cest ce qui leur fournit les moyens d'équiper de siformidables Flottes, de fe rendre maîtres de plusieurs Isles fertiles, &dedivers Ports commodes en Asie & en Europe, tandis que les Grecs, con-tens du secours passager quils tiroient de tems en tems des Escadresquils prenoient à leur service, ne firent aucune attention au dépérissementde leur propre Marine, & ne regrettèrent pas les avantages dont les rusésItaliens profitoient par leur négligence & leur inaction. Tant quiîs pu-rent élever de magnifiques bâtimens pour satisfaire leur penchant pour lapompe & la splendeur, & se livrer avec quelque tranquillité à leur luxeexcessif & dispendieux , tout alla bien dans leur opinion , & ils a-voient la vanité de fe croire le plus grand & le plus puissant de tousles Peuples, tandis que chaque jour leur fournifToit de nouvelles preu-ves de la faiblesse, dont leur mauvaise politique étoit le princi-pe (0 (*).

Ap-an- Ce fut par cette imprudente conduite que lEmpire Romain, ainsi<}i Al cnt . quils lappelloient , ou lEmpire Grec, comme tout le reste du monde leSar-nommoit, fut à la fin entierement ruiné, comme par une fuite des-rasins £?* mes fausses mesures il avoir perdu longtems auparavant lEgypte, cetteruine de Province si importante, qui lui avoit été enlevée par une Puissance quinau-ceìui des roit jamais pu sélever, si ceuxqui étoient á la tête des affaires à Constanti-Grecs- nopìe a voient eu sombre de prévoyance & de fermete. Nous sommes obli-ges ici de reprendre les choses dun peu plus haut, & de suivre le fil decette Histoire exactement, quoique aune maniéré concise, pour fairevoir combien le Commerce de lOrient est avantageux à ce Pays , &comment, nonobstant de fréquentes interruptions, il fe releve toujours,

Ôc

(<*) Cod. Theodos. L. XIII. Tit.'V. Leg. (c) Cedren. Zonar. Luìtprand, Ticin.14-32. L. I. Ch. 2.

(b) Clan d. Barthol. Morìfoti > Orbis maritimus.

(*) Laccroiíïement de la Navigation & des forces fur mer des Vénitiens & des au-tres Etats ditalie fut uniquement à ladresse avec laquelle ils furent profiter de l'indo-lence & dévia folie des Grecs; mais la trop grande confiance quils eurent en ces forces ,& le peu dattention quils firent à la source d elles tiroient leur origine , les empê-chèrent daílìster les Grecs, comme ils auroient, sils avoient consulté leurs vérita-bles intérêts: & ils sapperçurent dautant moins de leur erreur, que pendant longtemsils gagnèrent autant avec les Turcs & les Sarrasins, & ensuite avec les Mamelucs, quilsavoient fait avec les Grecs, lis sen apperçurent à la fin, mais trop tard; il nétoitplusen leur pouvoir de donner la loi, ni dêviter de la recevoir bientôt eux-mêuies (1).

(1) V, Fsurnicr, H/tlogiaphie. L. XI« Ch, 39,