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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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AVEC LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Ciíàp. III. 5 8 9

est vrai que cette ville souffrit plusieurs fois beaucoup des révolutions quiarrivèrent en Egypte, après quelle fut tombée fous la puissance des Ma-hométans, & que nous avons sommairement indiquées,- cependant lex-cellence du Port dAlexandrie, & les avantages fans nombre que le com-merce quon y faisoit, procuroit à ceux qui étoient maîtres de lEgypte,empêcha son entiere ruine, quoiquelle fût entre les mains de la Nationia plus barbare. Avant que de parler de la derniere & fatale révolu-tion arrivée dans ce Pays, à de la grande décadence de son commer-ce, il faut dire quelque chose dune autre voye , par laquelle les mar-chandises des Indes passèrent pendant quelque tems err Europe : deuxraisons nous y engagent; premierement, parcequon ny a presque pointfait attention; & en second lieu, parceque sexpérience ayant prouvéquelle étoic praticable, il ne seroit pas impossible quun jour ou autreelle ne fe rouvrît («).

Le Lecteur fe souviendra que nous lui avons déja fait connoître le lesGênois

.uvais état lEmpire Grec a été pendant quelques siécles , avant.__ > - - 1 1 * davoii .

mauvaisson entiere

ruine , dans le

en-

avec

., «ana tems, quau milieu de quelques rayons d z Cmmercc

prospérité , il étoit allié avec les Etats dItalie. Les fréquens revers .quil indép,eut á essuyer, lobligerenc de leur laisser occuper les Places qui étoient à dant tleur bienséance, jusquaux fauxbourgs mêmes de Constantinople. Iln'y àen eut point qui rendissent plus de service aux Grecs dans quelques occa-sions , & qui en dautres en agissent plus mal que ìes Génois, qui onttoujours passé pour hardis, iricrigans & entreprenais. Depuis plusieurssiécles ils a voient une grande part au Commerce de lEmpire Grec, & ilsnétoient pas assez scrupuleux pour négliger le profit quils pouvoient fai-re en trafiquant avec les Mahométans : tout cela ne suffisoit pas cepen-dant à leur ambition ou à leur avarice. 11s jugèrent qu'en s'assurantquelque Port commode fur la Mer Noire, il étoit possible de procurer àla République une sorte de commerce exclusif, qui pourroit être très-avantageux, & dans cette vue ils semparerent du Port de Cassa clans laTartane Crimée (b). , Ce Pays sappelloit anciennement la Chersonese 1266.Taurique, & il est parle souvent de Cassa dans les anciens Auteurs fousle nom de Theodofia. Les Génois trouvèrent cette ville en assez bonétat, mais ils la'rendirent bien plus florissante. ils améliorèrent lePort, augmenterenr les fortifications, & embellirent la ville de quantitéde beaux édifices, dont on voit encore les ruines. 11 leur étoit facilede faire tout cela avec les immenses richesses que leur procuroit lEm-pire de la Mer Noire, quils possédèrent tant que Cassa fut entre leursmains, ne le partageant quavec ceux avec lesquels ils étoient obligésdavoir à faire, pour entretenir correspondance avec les Pays au-delà dela Mer Caspienne (c). A la fin, après quils eurent lâchement aidé auxTurcs à passer en Europe & à leur faire prendre Constantinople, contretoutes les réglés de la bonne Politique, aussi bien que contre tous les de-voir*

(a) Huet ubi sup. Ch. 44. fart. P. VII. Ch. 5.

Cbj Ahikhaûi Kljan, jíist. Gdnéal. des (c) lluct 1 . c.

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