DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VII. 23
Conseil, qui les jugent en dernier ressort. II en est à peu près de meme Sectiondans le plat-pays ; le Drossard y vuide les petits démêlés, mais dans les affai- XX.
res tant soit peu graves, soit civiles, soit criminelles, les sentences font ^ 'prononcées déknitivement par le Gouverneur & son Conseil. L Etat M1I1- ç s!p detaire est ici sur le même pied qu’à Batavia. L’Officier qui commande en chef Bonne,a le rang & la paye de Major-Général. II a sous lui des Capitaines, des c 'y' uan
Lieutenans & des Enseignes, qui doivent toujours tenir leurs Compagnies ~--
complettes & bien disciplinées ; desorte qu'en cas d attaque ils peuventrassembler au moins cinq-mille hommes bien armés, & qui valent desTroupes réglées ; chaque paysan sait où il doit se rendre pour se rangersous son drapeau ( a ) (*).
Les environs de la ville du Cap font tous remplis de vignes & de jardins: Descrip.la Compagnie en a deux, qui font peut-être les plus beaux qu’il y a ait au j e .Monde. L’un est à deux-cens pas du Fort, entre la ville & la montagne de j jcthi ) aHSla Table: il a environ quatorze-cens pas de longueur, & deux-cens trente- Européenscinq de largeur ; un ruisseau de belle eau, qui descend de la montagne , le û ?des Dé »traverse ; il est partagé en quartes, où l’on cultive avec succès les couvertesfruits & les fleurs des quatre parties du Monde. L’autre jardin est à deux j?.™*lieues de-Ià, dans ce qu’on nomme le nouveau Pays ; il est auffi très-bien en-tretenu par les esclaves de la Compagnie, dont il n’y en a gueres moins decinq-cens (b). Le Pays en général est montagneux, mais il y a des valléesagréables & fertiles. Le climat est le meilleur du Monde, on n’y sent jamaisni froid ni chaleur excessive ; les habitans y vivent longtems fans être sujetsà des maladies, qui n’y font connues que lorsqu’on fait des excès. Outre queles montagnes contribuent à la bonté de l’air, on prétend qu’elles cachentde for & d’autres métaux ; on a fait quelques tentatives fur cet article, maison n’a pu encore découvrir de mines situées de maniéré à y pouvoir travail-ler avec succès. Feu M. vander Stel, Gouvernenr du Cap, a traversé cette,
Contrée & sa examinée avec beaucoup d’attention. 11 a fait faire en plusieurs
(a) Expédition &c. T. II. p* 231. (b) ïbid. p. 234.
en-
H II faut avouer que, nonofànt ^"î^àêiie"^àùwà Pilleurs égardsest exposée comme tous les grands Corps le son , d’œconomie qu’aucune autre
mieux servie, & que ses affaires font ménagées avec plus " e \„ffirante. La
Compagnie del’Europe, ce dont 1 Etablissenu ïn Militaire & Ecclésiastique,
Compagnie y a un Gouverneur & un Conseil, un P > pourl’extraordinai-
qu'elle entretient sur un pied très-honorable, tant P . ‘ outre une nombreuse
re; desorte qu’elie a au moins douze-cens personnes «nx détiens de la Colonie. La
milice à pied & à cheval, qui sert à ses propres dépe » - e n reviennent de tout ce
Compagnie défraye auffi ses Vaisseaux qui vont aux .. le tout pris ensemble
qui est nécessaire, & entretient un Hôpital pour lesm , 1( ' e re ’q re des marchandisesVa à la somme de quarante-mille Livres sterling pat > f e que peu ou point du5 ui se vendent au Cap & des droits, desorte qu et e st . pas être mis à compteà'V bien-que presque la moitié de ce qu’elle employé ne a ^ , lie en retire
pour la Colonie; à prendre la chose de cette mam t P „ e q ue ses revenus augrneu*
un revenu annuel de vingt mille Livres sterling, avec cet avantage quetent de jour ou jopr (i)>
(i) Kpíh, Descript. du Cap. T. N. p. sj Sc íuîv.