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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VII. 33Compagnie, par devant les Magistrats Civils, si c’est un Chef ou Marchand, Ssc-nos& par devant un Conseil de guerre, si c’est un Commandeur, c’est ce qui XXII.les tient en respect (d). Nous suivrons fur 1 article dés Chefs ou Comman- Direc-deurs la même méthode, que pour les Gouverneurs & les Directeurs, n’y ^° ns 2?en ayant point d’autre pour faire connoître parfaitement la puissance de deur s man *
la Compagnie aux Indes, & pour donner une idée juste de son état présent -—«
& de ses forces.
La Côte de Malabar s’étend environ cent-cinquante lieues en longueur , Cochinfur vingt de largeur. L’air quoique chaud, est fort sain, & le terroir fort ri fi^ ttcefertile en riz, en fruits & en toutes sortes d’herbes. Ce Pays est partagéen plusieurs petits Royaumes, comme Cananor, Cakcut , Cranganor, Cochin, de ia CôteCalìcoulang , Força, Coulang & Travankor (b). Comme Cochin est la Capita- de Mala-le de ce que les Hollandois possedent dans ce Pays, & que c’est la résidence bar -du Commandeur ; nous ferons la description de ce petit Royaume. II s’é-tend depuis Chìtwa environ vingt-quatre lieues vers le Sud, & fur la côte ilest partagé par les petites Rivières qui descendent des montagnes de Gat-te, en un grand nombre de petites Istes : ces Rivières ont deux grandesembouchures, f une à Cochin, & l’autre à Cranganor. Les Portugais bâ-tirent à Cochin une belle ville fur le bord de la Riviere à trois lieues de lamer ; mais comme la mer gagne continuellement, elle n’en est pas à-préfentà plus de cent pas, ce qui la rend forte naturellement, & on l’a bien forti-fiée d’ailleurs. La ville des Portugais avoit un mille & demi de longueur,
& un mille de largeur. Les Hollandois s’en emparèrent vers fan 1664 ,sous le Général Ryklof van Gocns , que le Roi de Cochin assista de vingt-mille hommes (c).
Les Hollandois avoient à peine investi la place, lorsque le Général van CommentGoens reçut la nouvelle de la conclusion de la paix entre le Portugal & la ! es ,R 0 *'Hollande, mais il la tint íecrette Ayant fait breche à l’endroit le plus foi-ble de la muraille, il donna pendant huit jours & huit nuits de continu <ds 7 e t Zpi”ccassauts, relevant fes gens toutes les trois heurès; mais les Portugais, qui a- aux Vot-voient toujours été sous les armes, craignant d’être enfin emportés par for- tu S ait -ce, rendirent la place.- II y avoit dans la ville quatre-cens Topasses, qui a-voient rendu de grands services, mais qui ne furent pas compris dans la Ca-pitulation. Comme ils connoìssoicnt la cruauté & la licence des Soldats Hol-landois , ils fe mirent en ordre de bataille auprès de la porte par laquelleles Portugais dévoient sortir & les Hollandois entrer, & jurèrent que si onne leur faisoit le même parti qu’aux Portugais, ils les maffacreroient tous &mettroient le feu à la ville. Le Général.Hollandois entendoit trop bien sosintérêts pour leur refuser ce qu’ils demandoient, & offrit de plus de pren-dre â son service tous ceux qui en auroient envie. Le lendemain il arrivaune Frégate de Goa, qui apportoit les articles de la paix j les Portugais feplaignirent hautement de la mauvaise foi du Général., qui leur répondit
qu’ils
(a) Expédition de trois Vaisseaux, T.II. (c) Hamilton’s Account of theEastIndies,
188, Igp. Vol. I. p. Z2Z.
(b) Idem. ibid.
Tome VIII.
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