- CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES HOLLANDOIS
Section choses, demandant qu’on lui envoyât par les premiers Vaisseaux quelquesXXIV. àes de canon dans des tonneaux bien bourres de coton munis de cercles detamcrce f & m en fermés en y joignant quelques tonneaux de la meme fabriquedu J a P° n - .L’m-.c rTpniceries. ’ Ouand les Vaisseaux furent arrivés on fe mit à les dé---charger, mais en roulant les tonneaux_il y en eut un ou il y avoit un ca-non S de fonte qui se défonça, ce qui découvrit la meche Cet incidentarrêta le Commerce jusqu’à ce qu’on eut reçu les ordres de 1 Empereur. CePrince conçut alors une fort mauvaise opinion des Hollandois & de tous ceuxqui étoient à leur service. II ne jugea pas cependant a-propos d interdirele Commerce,mais il fit défendre,fous peine de vie, a tous les Hollandois defortír de l’Iíle, & ordonna à M. Caron de fe rendre a Jedo, pour y rendrecompte de fa conduite. Quand il fut arrivé ; & que 1 Empereur lui repro-cha qu’il avoit abusé de sa bonté, il n eut rien a répliquer ; & pour sa peineon lui tira la barbe poil après poil, on lui mit un habit & un bonnet de fol,& dans cet état on l’exposa à la risée du peuple par toutes les rues de laville, après quoi on le renvoya au Comptoir Hollandois, avec.oidie des’en retourner par le premier Vaisseau qui partiroit pour Batavia Cetterelation de fa disgrâce, & de la démolition des Magazms des Hollandois ,naroît plus vraisemblable que celle qu’on trouve ailleurs {a) ; c est aussi ce quicxDliuue mieux le mauvais accueil qu’on fit à Caron a son retour à Batavia ,oui l’engagea à quitter le service de la Compagnie Hollandoise pour pas-ser à celui du Roi de France, dont nous avons dejadit un mot, & dont nousaurons à parler avec plus d’étendue dans la fuite ( ). , a
’j?„7 eTSvlr gouvernent souverainement som le nom de leur Maître ; «
ce qui fait qu’il est très-difficile, sinon impossible,' d obtenir le redressementdes griefs que l’on a contre eux, ni réparation de leurs injustices, fur - toutquand les plaignaas font des étrangers. Les Ministres J-aponois onUeurs
O) Recueil des Voyages au Nord, T. III- p. 246.
Suivant d'autres Relations le Directeur Hollandois s’attira la haine des Japonois parson «recédé haut & lier, les Ministres ne pouvant souffrir I orgueil dans un Marchand,nuîffétoit qu’un Serviteur d’autres Marchands. Ces memes Relauons.disent, que lesEdifice de ìirmvk furent démolis, pareequ’on avoit gravé fur le frontispice l’année de lanaissance de notre Sauveur, S que l’on prit occasion de-la de transporter le Comptoir des,naman e Defima (1). Mais la Relation que nous avons donnee dans le
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texte, qui m ‘ do , es cett e Relation, dis -je, est beaucoup plus vraisemblable,
aux ln f® s b ‘ e oit un m ot[f raisonnable de la sévérité & de la défiance d=s Japonois;
pareequ on y‘ I < -• V Relations, les laponois furent choqués de la force des édifi-
Z Hotí fan qSn en a£e de raison ; & ce qu’il y a de plus surprenant , c’estoueœìx cf‘vouent £ 4 premfer ordre de l’Empereur ih travaillèrent mix-mêmes Liesdémolir- ce qui fut difeut-ils, un bonheur pour eux, puisque fans cela e Commissaire qui£ lut les ordres dé llímpereur avoit des Soldats.prêts à les tailler en pieces, s’ils avoientfait la moindre difficulté (2).
. Récit Historique de la démolitiond’UneFor- Rec. des Voy. au Nord. T. III, x 24Í* ,
teresse 2 cC. couftiuiie à EirAnia dans le Japon cte, (2) p. z;z.