90 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES HOLLANDOISSection - Tous ces Vaisseaux, charge's des richesses de tant de Pays , partentXXVI. c j a p ort deBatavia. II n’y a que ceux de Mocha, qui apportent le Caf-Gouvtrne■ ^ q L q vont en droiture en Hollande, fans aller du tout à Batavia. A
Holíaiv l’égard des Vaisseaux qui partent d’Europe, l’Efcadre d’Amsterdam portedois aux le Pavillon d’Amiral trois ans consécutivement, & celle de Zélande laIodes à. quatrième anne'e. Amsterdam ayant la moitié du fonds, les petites Cham-Ceínrnênt' bres joignent leur contingent au sien, & la Zélande a un quart par elle-mê-i/wtcjîré * me. Le Marchand qui a la qualité d’Amiral, doit s'embarquer fur l’Efca-s^ sur les dre d’Amsterdam ou fur celle de Zélande. Un Marchand ou Sous-Mar-yaíjssaux. c h a nJ 5 qisi va de port en port avec un Vaisseau, le commande, & mê-me tous ceux qui font de compagnie avec lui, en vertu des réglemensfaits. Quand une Flotte a pour Chef un Commandeur, le Conseil est com-posé du Marchand, & des Maîtres. Quand un Vaisseau est seul, le Mar-chand, le Maître, le Sous-Marchand, le Teneur de Livres & le Piloteforment le Conseil. Ils font obligés de diriger leur navigation suivantdes instructions imprimées, & de marquer chaque jour fur les Cartes leurcours , & il faut qu’ils remettent ces Cartes le jour de leur arrivée àBatavia ou en Hollande. Il y a fur chaque Vaisseau un Sous-Marchand ouun Teneur de Livres, qui tient le compte de tout ce qui fe dépense, desmunitions, des provisions, & des gages ; ils font obligés de veiller fur ladistribution des provisions, pour prévenir toute dissipation. Ceux qui fontchargés de cette fonction font placés dans les Comptoirs, s’ils ont de lacapacité, selon le tems de leur service; on les déplace auffi, quand on ena besoin, & on leur donne des successeurs. Quand le Teneur de Livresfur un Vaisseau n’est qu’Affiliant, il précede le Pilote, & a le rang après leMaître, en vertu de ion office, ou, comme on parle, de la plume (n).
Tous les Chefs des Etablissemens de la Compagnie ont le pouvoir de dis-poser des Vaisseaux & des équipages qui fe trouvent dans l’étendue deleur département, suivant que le service de la Compagnie le requiert. Ilspeuvent en tirer des munitions, des provisions,du monde, lors même queles Vaisseaux y abordent par hazard ou par nécessité. Tout est si bien &si clairement réglé à cet égard, qu’il ne peut y avoir jamais ni doute nìdifficulté. Les Vaisseaux qui retournent en Hollande s’arrêtent toujours auCap, tant pour prendre des rafraîchissemens, que pour s’infonner s’il ya des ordres de la Compagnie touchant quelqu’un des passagers qui fontà bord; parce qu’il arrive quelquefois, qu’on en fait renvoyer à Batavia,pour y rechercher leur conduite : une autre raison du séjour des Vaisseauxau Cap, c’est de s’informer de l’état des affaires en Europe; comme euxils portent les nouvelles de ce qui fe passe aux Indes, que nous allonsquitter ici, pour faire connoître le Gouvernement domestique de la Com-pagnie en Hollande (b) (*).
SEC.
(a) De Graaf, p. 364.367. (0 Mém. fur le Commerce des Holian-
dois, Ch. 13. Mém. du Dr. Garcin.
(*) Ce pouvoir qu’ont fur les Vaisseaux ceux qui font à la tête des affaires de la Com*
pa«