106 COMMERCE, COLONIES &c DES DANDOIS
Section parut d’une façon extraordinaire dans toute l’Europe, au commencementL du dixseptieme siecle («) (*).
(ks‘'n >Ce t0US ^ es Py°j ets sine l’on présenta à cet habile Prince , il n’y en
nois,/é»r eut point qui lui plût davantage que celui d’établir Je Commerce entregoût pouf ses Etats & les Indes ; il y eut pourtant des personnes qui tâchèrent de l’enlaNmgu- dissuader; on lui représenta que le voyage étoit long & dangereux; queà & c. j eS Portugais étoient déja les maîtres;, & que les Anglois & les Iiollan-Chriftian à's, qui avoient fait quelques voyages aux Indes, en étoient jufqu’alors\v. est le revenus avec plus d’holmeur que de profit (b). Ce sage Monarque s’ap-premier perçut aisément, que la premiere raison pouvoit être alléguée con-Roi de. Da - tre toute autre branche de Commerce; & que d’accoutumer ses Sujets àwPaise/i- à longs voyages étoit le plus sûr moyen de les rendre moins dangereux,ìouragi le puisque les gens qui manquent d’habileté font toujours en péril fur mer,Commerce & qu’un Marinier ne devient habile que par la pratique. 11 íavoit que& les Dé- ] es Portugais avoient abusé de leur puissance dans TOrient, & que les E-couvertes. tran g £rs n’avoient jamais été mieux reçus que dans ces conjonctures. II é-toit aussi parfaitement instruit des exploits des Anglois & des Hollandois,& il jugea qu’il étoit plus que tems que ses Sujets se distinguassent de lamême façon. Ces motifs également solides & honorables lui firent pren-dre la résolution de protéger ceux .qui étoient disposés à risquer leur for-tune particulière dans une entreprise, dont le succès tourneroit à savanta^-edu Public. II prévit très-bien les suites naturelles de l'Etablissement d’unpareil Commerce, qui s’il échouoit ne causeroit qu’une petite perte, quipartagée entre plusieurs personnes seroit d’autant plus aisée à supporter ;au-lieu que s’il réussssoit, il occuperoit un grand nombre demains, aug-menteroit la Marine, & encourageroit l’esprit de Commerce parmi ses Su-jets (c). La perte qu’il y avoit à faire n’étant donc qu’une bagatelle encomparaison du gain, & les apparences étant plus pour le dernier que pourle premier, il appuya fortement après mûre réflexion un projet, qu’il avoitd’abord encouragé par inclination.
Compagnie Ceux qui s’e'toíent associés à Copenhague pour faire le Commerce desln-^Sipr-m'e ^ es Orientales, reçurent en iói2 une Patente du Roi, & ayant partagére expédi - leUX
uon ' (jì) Essai fur la Marine & fur le Commerce (b) Commerce des Danois aux Indes
p. 159-16I. P- *í>. '
( c) Ibid. p. 2i.
m n n’eft pas peu surprenant que les Portugais & les Espagnols ayent joui fans inter-^ nlu?d’un ftecle del’empire des Indes Orientales & Occidentales, dont i!r
ruption pendam plusd u j igùe bailleurs attiraient chez eux l’argent de presque
tomfl-víronè maií ^peut-être paroìtra-t-il plus surprenant encore, que lorsqu’une foisla Aace fut rompue , tant de Nations s’efforcerent tout à ia fois d’établir le Commerce a-u to iace rut toi p ' , f « incontestable , car notre Reine Ehzahcth de glo-
ïeufcmémSatœrdaàia première Compagnie Angloise dg Ind« u„e C har „, le 3 ,Décembre i s>oo; les Etats-Généraux donnèrent a la leur un Octroi le 20 Mars 16^2; Hen-ri IV. Roi dePrance établit une pareille Compagnie pai for1 Auêt du premier de Juin 1604,& comme on l’a vu dans le texte Christian IV. en fit autant en 16,2 Nous avons cepen-T, nt rm devoir donner le rang aux Danois, pareequds SéíGient établis atu Indes avantque les François y eussent envoyé un seul Vaisseau.