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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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106 COMMERCE, COLONIES &c DES DANDOIS

Section parut dune façon extraordinaire dans toute lEurope, au commencementL du dixseptieme siecle («) (*).

(ks'n >Ce t0US ^ es Py°j ets sine lon présenta à cet habile Prince , il ny en

nois,/é»r eut point qui lui plût davantage que celui détablir Je Commerce entregoût pouf ses Etats & les Indes ; il y eut pourtant des personnes qui tâchèrent de lenlaNmgu- dissuader; on lui représenta que le voyage étoit long & dangereux; queà & c. j eS Portugais étoient déja les maîtres;, & que les Anglois & les Iiollan-Chriftian à's, qui avoient fait quelques voyages aux Indes, en étoient jufqualors\v. est le revenus avec plus dholmeur que de profit (b). Ce sage Monarque sap-premier perçut aisément, que la premiere raison pouvoit être alléguée con-Roi de. Da - tre toute autre branche de Commerce; & que daccoutumer ses Sujets àwPaise/i- à longs voyages étoit le plus sûr moyen de les rendre moins dangereux,ìouragi le puisque les gens qui manquent dhabileté font toujours en péril fur mer,Commerce & quun Marinier ne devient habile que par la pratique. 11 íavoit que& les- ] es Portugais avoient abusé de leur puissance dans TOrient, & que les E-couvertes. tran g £rs navoient jamais été mieux reçus que dans ces conjonctures. II é-toit aussi parfaitement instruit des exploits des Anglois & des Hollandois,& il jugea quil étoit plus que tems que ses Sujets se distinguassent de lamême façon. Ces motifs également solides & honorables lui firent pren-dre la résolution de protéger ceux .qui étoient disposés à risquer leur for-tune particulière dans une entreprise, dont le succès tourneroit à savanta^-edu Public. II prévit très-bien les suites naturelles de l'Etablissement dunpareil Commerce, qui sil échouoit ne causeroit quune petite perte, quipartagée entre plusieurs personnes seroit dautant plus aisée à supporter ;au-lieu que sil réussssoit, il occuperoit un grand nombre demains, aug-menteroit la Marine, & encourageroit lesprit de Commerce parmi ses Su-jets (c). La perte quil y avoit à faire nétant donc quune bagatelle encomparaison du gain, & les apparences étant plus pour le dernier que pourle premier, il appuya fortement après mûre réflexion un projet, quil avoitdabord encouragé par inclination.

Compagnie Ceux qui se'toíent associés à Copenhague pour faire le Commerce desln-^Sipr-m'e ^ es Orientales, reçurent en iói2 une Patente du Roi, & ayant partagére expédi - leUX

uon ' () Essai fur la Marine & fur le Commerce (b) Commerce des Danois aux Indes

p. 159-16I. P- *í>. '

( c) Ibid. p. 2i.

m n neft pas peu surprenant que les Portugais & les Espagnols ayent joui fans inter-^ nlu?dun ftecle delempire des Indes Orientales & Occidentales, dont i!r

ruption pendam plusd u j igùe bailleurs attiraient chez eux largent de presque

tomfl-víronè maií ^peut-être paroìtra-t-il plus surprenant encore, que lorsquune foisla Aace fut rompue , tant de Nations sefforcerent tout à ia fois détablir le Commerce a-u to iace rut toi p ' , f « incontestable , car notre Reine Ehzahcth de glo-

ïeufcmémSatœrdaàia première Compagnie Angloise dg Ind« ue C har, le 3 ,Décembre i s>oo; les Etats-Généraux donnèrent a la leur un Octroi le 20 Mars 16^2; Hen-ri IV. Roi dePrance établit une pareille Compagnie pai for1 Auêt du premier de Juin 1604,& comme on la vu dans le texte Christian IV. en fit autant en 16,2 Nous avons cepen-T, nt rm devoir donner le rang aux Danois, pareequds SéíGient établis atu Indes avantque les François y eussent envoyé un seul Vaisseau.