DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VIII. IogLes Patans, Nation Tartare, envahirent ies Provinces Septentrionales Section6e l’Empire, & les Généraux. Mogols l’attaquerent du côté da Midi (a). i.
Les Gouverneurs furent obligés de se mettre à la tête des armées, & pro- ^ r ^ erefiterent de f occasion pour fe rendre indépendans; quelques-uns, comme ^ceux de Visiapour & de Golconde , prirent le titre de Rois mais gg âi'pourceux des Provinces Méridionales, qui satisfirent auíli leur ambition en se laNaviga-rendant Souverains, se contentèrent de leur ancien titre de Naïck. Les t io n é/ìprincipaux . étoient ceux de Maduré , de Tanjour & de Gingi (c). Le „
Pays de Maduré est grand, il s’étend depuis le Cap Comorin le long de laCôte de Coromandel, vis-à-vis de l'Isie de Ceylon , & fort avant dans btiesfwles terres. Tanjour est moins étendu, étant borné au Midi & au Cou-fis ruines.chant par Maduré, au Levant par la Mer, & au Nord par la Province deGingi, dont il est séparé par la Riviere de Coìoran (d). Tanjour, Capi-tale de cette Principauté, estàl’extrémité du Pays auNord-Ouëst: c’est unefort grande ville assez bien bâtie, & qui fait. un bon Commerce dans f in-térieur. Le Naïck avoit deux Places maritimes considérables, Negapatan &Tranquebar (e). En 1597 les Portugais s'établirent à Negapatan, ce qui fittant de plaisir au Naïck , qu il souhaitta qu’ils bâtissent aussi une Eglise àTranquebar: ils le firent vers ce tems-là, les Jésuites s’en mirent en pos-session , firent quantité de conversions parmi les Naturels, & engagerentplusieurs de leurs compatriotes à s’y établir à cause du Commerce. Tel é-toit l’état de ce Pays, lorsque les Danois vinrent tr*fiquer pour la premierefois fur la Côte de Coromandel (/) (*).
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G) Thevenot, T. V. L. II. Ch. 2. Lett. (c) Purchas Pilgrims, Vol. II. p 1745.
Edif. & Cur. T. XV. p. p, io. (/I) Tavernier, ubi fìip.
CO Tavernier, 1 . c. , ■ (í) Thevenot, T. V. p, 274,275.
C/J Turcbas, Vol. II. p. 1745.
éléphans ; ses revenus étoient immenses, & le Commerce de ses Sujets étoit aussi riche,que celui d’aucun autre Peuple des Indes (1). Au commencement du seizième siecle sesvoisins commencerent â entreprendre fur lui de tous côtés, & en très-peu de teins il sevit dépouillé de tout ce qu'il possédoít â l’Ouëlt des montagnes de Balegate , & des Pro-vinces Septentrionales. En 1565, que l’Empereur n’avoit que le titre, & que ses Minis-tres gouvernoient tout, quatre Rois Mahométans prirent & saccagèrent la ville de Bisna-gar; depuis ce tems-là il n’y eut plus que trouble & confusion (2), jusques vers lafin du siecle, que l’Empire fut entierement détruit, comme nous le dirons dans ia re-marque suivante.
{*) La Relation la plus claire que nous ayons de la ruine de cet Empire, est celle denotre compatriote Guilìaime MethoU, qui étoit dans ccs quarticrs-là au commencementdu siecle passé. 11 rapporte, qu’après la mort du dernier Roi de Bifnagar, qui doit êtrearrivée quelques années après l’an 1600, tout le Pays fut tellement déchiré par des Guer-res Civiles, qu’on ne cultiva point la terre, en forte que la famine devint si grandequ’on conduisit des milliers d’enfans fur les côtes, où leurs propres parens les ven.dolent pour une quantité' de riz de la valeur d’ùn demi écu d’Angleterre chacun f z).
Nous avons parlé dans le texte de trois Princes qui s’emparerent des Provinces de laCô-' 1 > te
(1) Ttirxrnicr, P. II. p.. I. Ch. 10. {3) Renít. of Kìngdom ot Golconda, andotlier
(2) Gny,n , Hist. des Indes Orientales, T, II. ncighbouiìiig Nations &c, p, 2, 3k- r -3 , 124-
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