DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VIII. m
Us auroient pu le perfectionner plutôt , s'ils n’en avoient été de'tournés SectionP ar une affaire de plus grande conséquence ; & quoiqu’ils ne s’en soient 1.jamais prévalu en aucune façon , il fera utile & agréable d’en donner une C f e ’'i^ crecourte Relation, parce qu’il en est rarement fait mention dans les Descrip- n " is *' kuttons des Indes. goût pour
JaNuviga .
’ - t ion &c.
SECTION II. '
Négociation entre s Empereur de Ceylon fi la Cour cle Copenhague. Construc-tion de la Forteresse de Tranquebar. Etat favorable des choses pour les affai-res de la premiere Compagnie de Danemarc. Le Changement de circonstan-ces «m; Indes, fi des èvénemens malheureux en Europe, épuisent les fondsfi donnent atteinte au crédit de la Compagnie au dedans fi au dehors .,
D Ans le Chapitre précédent nous avons rapporté au long la conquête Sectionque les Ilollandois firent de fille de Ceylon fur les Portugais, mais lL .nous n’avons touché qu en passant une négociation qui précéda cette Je'iaVnr-guerre, pareeque notre dessein étoit d’en parler ici plus au long, à cause tereffe. dequ’elle fournit aux Danois une occasion de fe mettre en possession de cette Tranque-■llle (*), qu’ils ne manquèrent pas d’embrasser avec empressement, mais bar & c -
L Négocia-
i tion des
bar; cela invita les Chrétiens à s’étabhr aux environs, fit connoître la Place, & y ame- Hollan-les Vaisseaux de différentes Nations (i). II n’y a gueres de ville dont le nom s’écri- dois avecv e de plus de façons différentes Les Millionnaires Danois, transcrivant le mot M a la- l'Empe-bare, mettent h-anquebar, les Hollandois Trunckehar, nos anciens Voyageurs Anglois rcur deTrangebay, quelquefois aussi nous trouvons Tdncomlar. Quelque peu importante que puis- Ceylon.fe paroìtre c.ette remarque, elle sera d’usage à ceux qui voudront consulter les tables desmatières. Ccít pur la comparaison des faits & pair des dates marquées occasionnelle-ment, que nous avons fixé le teins que les Danois fe font établis à Tranquebar; car lesmeilleurs Auteurs ne peuvent en parler que par conjecture. Les Missionnaires Protestans,que le Roi Frédéric IV. y envoya, disent dans leurs Lettres de Tannée 1706, que leurColonie étoit établie à Tranquebar depuis qu.atrevingt-ans environ (2). Ce qui s’accor-de fort bien avec les dates que nous avons tirées d’autres Ecrivains, aulli bien qu’avec laRelation de Guillaume Methold, qui étoit actuellement fur la Côte de Coromandel lors-que les Danois s’y établirent.
(*) La belle chance que les Danois eurent de s’établir dans I’Isle de Ceylon, quoiquetouchée très-légérement par leurs Auteurs & par d’autres, & presque tombée dans Totiblidepuis, étoit réellement une chose de la derniere conséquences & ils ont les plus grandesraisons de regretter que cette affaire ait manqué. Nous pouvons conjecturer avec beau-coup de vraisemblance, que dans la situation où étoient en ce tems-lâ les choses, tant en■ Europe que dans les Indes, si les Danois s’étoient établis dans cette Isle, ils s’y seroientmaintenus, & les grands profits de leurs premiers voyages n’auroienc pu. manquer deconvaincre un Prince aussi éclairé que Christian IV. qu’ii lui étoit infiniment plus avan-tageux d’avancer ses affaires de ce còté-là, que de remporter des victoires fur les Sué-dois. Comme il régna encore plusieurs années après, si ce projet a voie réussi, il au-roit eu 'le tems de mettre les choses fur un pied supérieur à tous les accidens; ce quiauroit eu une grande influence fur les affaires du Danefflare, & mème fur celles de TEu-
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(1) P urubu, I. c, x, siSt (2) Pjopagstion qí the Gospel iu the East, p. 51,