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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VIIT. n S

lAmiral Danois sempara de tous les eíFets du Prince, & mit la Princesse Sectionà terre dénuée de tout (a) : il y a cependant quelque lieu den douter,puis- II.quaprès avoir resté sept ans à la Cour de lEmpereur de Ceylon, elle passaà Tranqucbar, & y finit ses jours. Aussitôt que la Princesse fut à terre ,urefíjjP Amiral Danois fit voile pour la Côte de Coromandel, il conclut un Trai- Tr an quê- avec le Naïck de Tanjour, & laissa les Troupes, quil devoit débarquer à barge.

Ceylon, en garnison dans le Fort quil bâtit à Tranqucbar, auquel il donna -

le nom de Danebourg. A son retour il mouilla encore au Cap de Bonne-Efpcrance le 30 dAoût 162-1 (b) , & arriva heureusement à Copenhague aucommencement de satinée suivante (*),

Quand la Forteresse fut en état de défense, & que les Indiens eurent com- LaCempa-mencé à bâtir des maisons ou des huttes tout autour, Tranquebar changea gnîe fanbientôt de face,& dun lieu peu-considéré & dont on prenoit; à peine con-noissance , cette ville devint assez renommée. Ceux qui étoient à la tête q^ant ue-des affaires de la Compagnie, traitoient les gens du pays, Portugais,Mau- bar^ 6 "res, Gentils avec beaucoup de justice & de douceur; les Vaisseaux qui ve-noient trafiquer étoient bien reçus, fans quils fussent gênés en rien, com-me en dautres lieux. Une conduite si prudente rendit la Colonie très-ílorif-fante en peu dannées, & au-delà des plus grandes espérances des Da-nois (c). Cette prospérité les fit penser à établir des Comptoirs fur la Cô-te de Malabar, pour avoir part au Commerce du Poivre, ou den établir endautres endroits, & denvoyer des Vaiílèaux dans les Pays les plus reculésdes Indes. Les Danois n ont donc aucune raison davoir du mépris pour lamémoire du Prince de Mingone, ou de dire quils furent séduits parles montsdor quil leur promit, pour les engager à passer dans des mers éloignées,ils ne pouvaient les trouver (d) ; car tous les avantages quils retirent de leurEtablissement de Iranquebar, tous ceux quils ont retirés dans la fuite desIndes, & ceux qui ont été & qui feront les fruits de Commerce, doiventen grande partie être attribués à ce grand homme, dont le projet donna oc-casion à larmement, qui fit réussir leurs premiers & foibles efforts, &dtout le reste a découlé comme de fa source (j).

0*) Gesta âc. Baldann, 1. c. (r) Florjs, Observations on the Comme r-

(A) Gesta &c, p. 66, ce of Indies.

(d) Gesta &c. p. 66.

(*) Suivant linscription de lAmiral Danois, dans fa langue, il navoit que quatr-Vaisseaux, qui tous appartenaient au Roi ( 1 ; ; mais lHíslorien Hffliandois dit formellementquil y avoit cinq Vaisseaux de la Compagnie, & un seul du Roi. li ajoute, quil v en ,eut un qui périt, apies que 1 équipage fe fut révolté à Trinquemale, ce qui entera lesautres à lever lancre & a sen retourner en Dmremarc ( 2 ), ce qui ne saccorde ni aveclinscription, ni avec la Relation des Auteurs Danois: cependant on doit supposer ouilssont mieux instruits de leurs propres affaires que les autres, & ils attribuent rofitivemencleur Etablissement à Tranquebar à lAmiral. GicddeQ^.

(t) 11 seroit facile de rapporter divers faits pour appuyer ce que nous avançons dans letexte ; un seul exemple suffira. François Canhe de Rouen nous apprend, quuu mois de

(O Gesu & vddch. k c. x. 66, (-) c.j 7 . fz) G çlw 8c Vesúgîa Sce. I. c.

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