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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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r DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VIII. II?sembler, & de ranger du mieux quil nous est possible, les passages que Sectionnous trouvons dans les Auteurs dautres Nations, qui parlent incidemment U.du Commerce des Danois , & pas toujours avec autant de candeur que ààànous souhaitterions. Nonobstant cela, nous osons assurer que dans ìespa-ce de vingt ans les Vaisseaux de la Compagnie Danoise des Indes Orienta- Tranque.les avoient ouvert un Commerce avec les ííles Molucques, qui mit ceux bar &c.qui dirigoient les affaires à Tranquebar en état denvoyer en Europe desVaisseaux richement chargés dun bel assortiment de marchandises de tousles Pays des Indes; ensorte quon peut dire avec vérité, que fous le régnéde Christian IV. son Commerce fut aussi storissmt que celui daucune aìitreNation dans le méme intervalle, íi lon en excepte les Portugais & les I Iol-landois ; & si lon fait attention à la différence des circonstances entre cesNations & les Danois, on ne pourra quenvifager ceci comme une preuvefrappante, que la justice, lindustrie & une application infatigable peuventfaire valoir un petit fonds de maniéré à le mettre en état de pouvoir fourniraux plus grandes entreprises ( a ).

II est vrai que ceux qui fe piquent dapprofondir les événemens, remarque- Les cir con-ront peut-être que durant ces vingt premier es années létat des affaires dans /«-les Indes fut très-favorable à la Colonie Danoise, & aux vues de ceux que vorah ^ s -la Compagnie de Copenhague employoit. Les Portugais, encore fournis àl'Espagne, avoient à soutenir une guerre au-dehors, tandis quiís avoient bien 5des embarras domestiques; les Espagnols envoyoient rarement des Vais-seaux au-delà du Détroit de Malacca ; les Hollandoîs étoient entierementoccupés à fe rendre maîtres du Commerce des Epiceries ; & les Angloisse ressentoient , même dans un si grand éloignement, des troubles deleur patrie. Les Danois ne rencontrèrent donc que peu ou point doppo-sition.de la part de ces Nations, bien-queîles regardassent toutes la ruinede leui Commerce, comme leur intérêt commun. Au contraire nétant oc-cupcs ciC leurs piopîXS cifïcUiGSj les Dmiois croient généralement por~tés à rendre service à ceux qui avoient besoin deux, leur fourniíïant des pro-visions, des munitions & des armes, ce qui leur procurait un gain consi-dérable , & leur faifoit des -amis. Mais comme avec le tems les choses chan-gèrent de face, & que les Hollandais prirent tout-à-fait le dessus aux In-des, les Danois, ainsi que les autres, sen ressentirent, & fe virent exclusde quelques branches de Commerce, dont ils avoient auparavant tiré le plusde profit, & qui, sils avoient pu les conserver, les auraient mis en étatde remplir parfaitement les grandes espérances que de si heureux commen-cemens avoient données ( b ).

Dans le même tems que leurs affaires commençoient à prendre un mau- Les afai-vais tour aux Indes, les affaires en Europe en prirent un plus mauvais en- m enEa.-core. Lattention de Christian IV. le Fondateur & le Protecteur du Com- ÏO P Q P renmerce des Indes, fut détournée de cet objet par les longues & sanglantes^A-

glier -jiuliciahleà la Com »

( a ) Gesta L Vestigia Danorum in 0 - (D Schoutcn, T. I. p. 577. pagnie.

liente, p. 66.

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