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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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V.

Projetd'une nou-velle C-vn-pagnie àAlteua&c.

Las Mi-nistres daces Puis-sances fontdes rejirê-jenlationsà la Courde Dane-marc-

142 . COMMERCE, COLONIES &c. DES DANOIS

certainement lardeur que lon marquoit dans les Pays étrangers pour entrerdans ce projet; il ne laissa pas davoir tant de succès, que ceux qui géraientles affaires de la Compagnie, commenceront à faire des préparatifs pour ti-ne expédition qui pût leur donner du crédit (a). II y eut auíìì plusieurspersonnes, qui entendoient bien le Commerce des Indes, qui allerent à Co-penhague, & témoignèrent de {'inclination pour entrerait service de la Com-pagnie; on les reçut bien & on les consulta souvent : ce fut par- que cetimportant Commerce ne fut pas simplement connu, mais généralement en-tendu en Danemarc; deforte que lon conçut non seulement de grandes espé-rances, du succès de ce Projet, mais que lon témoigna aussi beaucoup de zé- à f avancer de tout son pouvoir, & même parmi les personnes de tout or-dre, par cet admirable principe, que tout ce qui peut contribuerait Bien pu-blic, doit être regardé comme étant de fintérèt public (/?). Dans cette dis-position des affaires, les préparatifs, comme il étoit naturel, fe firent avectoute la vigueur imaginable j*).

Aussitôt que lon fut certainement que la Compagnie Danoise étoit furle point denvoyer des Vaisseaux aux Indes Orientales, conformément à sonplan, & ait pouvoir qui lui avoit été accordé par son Octroi, les Puissances

Ma-

(aj Mercure Hist. & Polit. T. LXXXIV. p. 199. ( hj Dict. de Comtn. T. IV. Col, 1144.il ny avoit pas dhomme prudent qui voulût souscrire, nonobstant toutes les belles pro-messes , & les grands privilèges accordés à la nouvelle Compagnie , qui dans le fonds pa-rodient destinés plutôt à attirer iargent des autres Pays en Danemarc, quà rétablir le Com-merce ruiné des Danois aux Indes. Cette Réponse étoit datée dAmsterdam le premier deMai 1728 (r); la. Gourde Danemarc en fut fort irritée; mais comme elle nétoit point si-gnée, & quil nétoit point aisé den découvrir lAuteur, les plaintes qu'on en fit ne servi-rent de rien (2).

(*) Quand le Sieur Van /lsperen& ses Collègues virent les peines qu011 fe donnoitpourdécréditer leur projet, ils jugèrent à-propos de démontrer la fausseté de quelques-unes desobjections, & ce quil y avoit de sophistique dans les autres. On remarqua dans une Pie-ce publiée à Copenhaguesur.ee sujet, que IEtablissement dune nouvelle Maison des In-des à Alcena, nétoit point détablir une nouvelle Compagnie, comme i! paroissoitévidem-ment par la Patente du Roi, qui ajoutoit seulement à lancienne, quà légard du créditdes Directeurs de la Compagnie, on navoit pas de juste raison dy donner atteinte, puis-quil étoit de leur intérêt de dire la vérité, & que la Patente avoit pris des précautions pourempêcher que les Souscripteurs ne souffrissent du préjudice, en cas que les Directeurs nedéclarassent pas la vérité, que iHistoire du Vaisseau Maure étoit une fausseté, & enfin quela Lettre même ne saccordant point & fe contredisant, ne devoit être daucun poids au-près des personnes dépréoccupées ; car dun côté lon vouloit y prouver que le CommerceDanois aux Indes ne pouvoit être fort profitable, à cause de Pétât de la Compagnie; ce quisupposoit clairement Pintention de faire Commerce aux Indes, & de le faire du droit delancienne Compagnie; au-lieu que dans lautre partie de la .Lettre, on soutenoit que cé-toit une nouvelle Compagnie, & que lon navoit rien moins que dessein de trafiquer. Quilétoit donc impossible, le tout pris ensemble, que toutes les objections fussent fondées, &quil nétoit ni absurde ni improbable qudles fussent toutes fausses, & inventées seulementpour renverser une Société établie par Paucorité de Sa Majesté Danoise, -qui devoit êtrerespectable à route lEurope, & sur-tout à ses Alliés (3). Cette guerre par écrit paroît a«voir fini par-, au moins pour les particuliers; dautant plus convenablement, que lesoppositions à rétablissement de la Compagnie Danoise étoient devenues une affaire dLtat,& traitées comme telles par les Ministres des Puissances Maritimes à Copenhague & à ia Haye.

(1) stKjftt, lUc. Hist, dActes ct c. T, V, (z) Hiíiorical Regisier, uíi sep.p. -L-Zr, (3J Mercure Hist. ct Politiq. T. LXXXV. p. 72,