Buch 
22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
Seite
143
JPEG-Download
 

DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VIII. 143Maritimes prirent la résolution dagir de concert dans cette affaire, & detâcher doter à la nouvelle Compagnie son seul soutien, qui étoitla Patentede Sa Majesté Danoise qui sincorporoit à sancienrie. Le Lord Glenorclvy& M. JJsenâelst , Ministres de la Grande-Bretagne & de LL. HH. PP. re-çurent ordre dagir conjointement, & de faire tous leurs efforts pour fairerévoquer les pouvoirs accordés à cette Compagnie. Ils dressèrent donc &présentèrent au Roi de Danemarc le Mémoire suivant (a).

Section

V.

Projetd'une nouvelk Compamie à

Altena

&c.

Sa Majesté de la Grande-Bretagne, & Leurs Hautes-Puissances les Etats-s, Généraux des Provinces-Unies, prévoyant le tort que la translation de la Compagnie des Indes Orientales de Copenhague à Altena fera au Com- merce de leurs Sujets ; & sappercevant avec peine, que presque dans'5, le même moment quils font de 11 grands efforts pour arrêter les progrès de la Compagnie dOstende,le Roi de Danemarc, leur bon & ancien Ami & Allié, en veut établir une autre également préjudiciable à leurs Sujets,,, ont chargé leurs Ministres soussignés, de faire de très-humbles represen- tations à Sa Majesté Danoise, espérant de f amitié de Sa Majesté, que dès queile sera informée du chagrin que leur donne cette nouveauté,elle retirera le privilège accordé en dernier lieu à cette Compagnie, & quelle,, la laissera sur fancien pied comme elle a toujours subsisté à Copenhague. En conséquence les Ministres soussignés prient votre Excellence den faire rapport au Roi, & de leur procurer une Réponse favorable. Fait3, à Copenhague le 31 Juillet 1728.

Glenorchy & Assendelft.

Quelque mesuré que fût ce Mémoire, & quelque doux quen fût Je sti- Suites Jele, le Roi de Danemarc & son Conseil n'en furent pas contens'; on y fit dis-cependant une Réponse i le Roi y remarquoit que les Puissances Maritimes f rt ^ e d Pise trompoient absolument sur le point de la question, que ce navoit jamaisété son intention détablir une nouvelle Compagnie, ni de transférer à Altena hagupî*celle qui subsistoit depuis plus dun fiecle à Copenhague (ó), que cela paroissoitévidemment par lAéìe dincorporation, qui n accordait point de nouveauxprivilèges à la Compagnie, mais confirmoit seulement les anciens ; que lesVoyages quon se proposoit de faire direólement à la Chine, ne pou.voientpas plus être regardés comme contraires aux Traités, que ceux que les Vais-seaux de la Compagnie y faisoient auparavant de Tranquebar: déplus quilny avoit aucun Traité qui ôtât à Sa Majesté Danoise la liberté de maintenirA de soutenir le Commerce de ses Sujets aux Indes, soit des Etablifiemensquils y avoient,soit directement de Copenhague; que le Droit de la Naturecelui des Gens lui donnoient non seulement le droit, d avancer le bien deses Sujets, & détendre leur Commerce autant quil lui étoit possible, maisfy obligeaient. Enfin, que comme il nencourageoit pas ce Commerce dansâa vue de faire aucun tort aux Compagnies dAngleterre & de Hollande,niais purement dans le dessein de procurer lavantige de ses propres Sujets,

il

O) Hislorical Regisler, Vol. XIII. p. 108. (Js) Ròi.fet, ubi íup. p. 35.