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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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1(58 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES FRANÇOISSection La guerre qui salluma en 1691 fut très-préjudiciable au Commerce de lam. France en général, mais elle fut fur-tout fatale à celui de la Compagnie des'isir^ a Inâes Orientales, qui étoit déja en fi mauvais état, quil avoit de la peinslìirlecré à fe soutenir, à cause des traverses quil eíTuyoìt dans le Royaume, fanspar-àit de la 1er des attaques au dehors, auxquelles il étoit exposé de la part de Puiífan-Compa : ces infiniment supérieures en forces, & en état de le ruiner fans ressource,gme &c. au ffitôt quelles en auroient formé le dessein. Elle perdit, comme on leFâcheux verra plus bas, la feule Place importance quelle possédoit dans les Indes,état des qui lui fut restituée à la Paix de Ryswick ; mais ses affaires étoient alors staffaires de délabrées, que bien-que les Directeurs fussent déterminés à faire tous leursla Compa - e g- or[s p 0ur rétablir le Commerce en qualité de Compagnie, ils sapperçu-ê ohftànt ° n 'rent quil fe passeroit bien du tems avant quils fussent en état dexécuterîouì les fe- leur dessein, desorte quils accepterent volontiers, en attendant, la propo-cours sttion de quelques particuliers dentreprendre le Commerce de la Chinequ'eiie «- Pous lautorité de Ja Compagnie (a) (*).

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(«) Hist. des Indes Orient. T. III. p. 1S2,183.

Vaisseau ; bien-que cette demande fût trés-juste, on la refusa; parcequil y avoit dautsesFermiers, & que lon dit que ceux qui dévoient à-présent percevoir les droits, ne dévoientpas souffrir de préjudice de ce qui sétoit fait du tems de leurs prédécesseurs (1). Peut»être cette logique étoit-elle bonne en Finance, mais cétoit un si furieux solécisme enfait de Commerce, quil nest pas étonnant que les Directeurs trouvassent quon traitoiïleurs intéressés bien durement.

(*) On fera peut-être surpris de plusieurs choses inconsistantes , qui.fe trouvent dansle texte; par exemple, que la Compagnie eût des gens à son service aux Indes, desForts, des Garnisons ct des Comptoirs, & quavectout cela elle ne fit que peu ou pointde Commerce; quelle sollicitât fans - cesse de nouvelles grâces de la Cour, tandis queles premieres avoient si peu servi, & que dans le cours de tant dAssemblées des inté-ressés, on neût pas découvert la véritable source de tout le mal. Mais pour parlerfans partialité, quoiquil pût y avoir, & quil y eût vraisemblablement quelque chosede répréhensible , cependant les Directeurs en France, & ceux qui étoient chargés desaffaires de la Compagnie aux Indes, étoient plus dignes de pitié que de blâme. Pen-dant ia plus grande partie du tems de leur Etablissement, la France fut engagée dansdes guerres préjudiciables au Commerce de ses Sujets en général, & plus ruineuses en-core pour ceux qui étoient intéressés à celui des Indes. 11 ne resterent certainement pasoisifs pendant les courts intervalles de paix, qui leur donnerent le tems de fe reconnoî-tre ; ct leurs Employés leur envoyerent de considérables! retours, qui produisirent dessommes immenses; elles les auroient mis en état de rétablir les affaires, si l'on avoit puengager les intéressés à avoir patience; mais la vue de tant dargent réveilla le désir da-voir des répartitions, £e qui étoit, sinon injuste tandis quils avoient des dettes, au moinspeu expédient. Cependant ils firent en 1687 & en 1691 des répartitions, qui monterontensemble à trente pour cent. Ce qui les mit dans ['impuissance denvoyer des cargaisonsconvenables aux Indes, ceux qui étoient chargés des affaires avoient emprunté degrosses sommes, & acheté une grande quantité de marchandises à crédit (r) Les Direc-teurs furent obligés den faire autant en France, les intéressés, si empressés à obtenir desrépartitions, étant fort lents à fournir ce quils dévoient. Ajoutez à cela, que la magni-ficence de lair que la Compagnie avoit pris, & que l'on ne jugeoit pas â-propos de di-minuer, absorboit des sommes considérables. De grandes pertes, des dettes â un hautintérêt, & une mauvaise œconomie pour prévenir des soupçons de quelque chose de plus

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f 1} Mém. fur le Commerce du Cassé, depuis (z) Hist, 4 e la Compagnie des Indes. P. Sa.ïCpi juíquà-piíscut. P. 7 }\