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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Lrv. XVII. Chap. IX. 173

Ces Taisons déterminèrent la. Compaguie à charger M. Martin dacquérir Sitc-nc»cette Place pour elle, aux meilleures conditions quil pourroit, & 11 obéit -in-exactement. Ils obtint du Gouverneur, qui lui avoit dabord permis de?Èi ressy établir, la permission de fortifier la Place, & de se mettre avec ses gens œdcsm-& ses effets en sûreté, du mieux quil lui seroit possible ;> il ny manqua pagaiepas, & mit fous la protection de son Etablissement un petit village- dín- ctct lnc1e &diens, denviron quarante maisons, ouïes ouvriers qui travailloient pour ° c 'la Compagnie vivoìent heureux & tranquilles. II ny avoit pas longtems Pondi-que les choses- étoient dans cet état, torique M. Martin vit son petit Eta- cherybliffement menacé dune entiere mine: le fameux Sevaji étant encré avecde grandes forces dans le Pays, voulut laccabtor, comme étant du parti de qctó-ur/'ses ennemis. M. Martin suppléa par fa prudence à Ja force qui lui man-quoìt ; il sy prit à tems pour négocier » & par f entreprise dun Prince In-dien 'dont il avoit gagné T amitié , il obtint de Sevaji la liberté de trafiquerdans ses Etats, moyennant feize-eens roupies, quil lui paya. Cela se passa eu1680 & Tannée dauparavant il avoit acheté le territoire du Roi.de Vi-siapourâ qui 'il appartenoit ; il se trouva donc passablement en fureté ; il appréíien-doit seulement que le fils de Sevaji, qui par le droit de la guerre étoit devenirSouverain de Pondichery, ne fût choqué sil y faisoit des fortifications-régulieres fans son-consentement: illobtint en 1689, & mit alors la Placeen état de défense (u). . .

Cette précaution fut prise á tems; les Hollandoís commençaient à être T/is- parinquiets de létat florissant de cette petite Colonie', & ils offrirent une som-me considérable au Rajah, sil vouloit en déposséder les François;- mais le an 01 "Prince Indien, qui étoit aussi un fils de Sevaji, rejetta cette offre avec mé-pris , en disant, que les François avoient acheté honnêtement cette Pla-ce, & quils en avoient payé la valeur, & que tout largent du monde ne Je tenteroit pas de les en. déloger (/>). Les Hollandois résolurentcependant de venir a bout de leurs deíïeins, & la guerre entr eux & laFrance sétant déclarée, ils firent ìes préparatifs nécessaires pour attaquerPondichery. En 1693 ils parurent devant la Place avec une Escadre dedix-neus NaviresL débarquèrent entre deux & trois mille hommes, avec

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ta) Mém. dans les Archives de laCompa- (b) Hist. des Indes Orient. T. III. p. 231,.gnie des Indes, N. i apudEund. 232.

mat est mauvais, le-terroir stérile, les vivres rares, & la situation du côté de terre peu.avantageuse; & ils assurent quils ne comprennent pas à quel dessein les gens de laCompagnie se sont,fixés dans cet endroit (1)-Nous avons vu quels fyrent leurs mo-tifs; ils avoient besoin de' trouver dabord une retraite , & cétoit ìa meilleure quils.vouvoient avoir. Si la plupart de ces. plaintes étoient- fondées en 1690, nous verrons,dans îa fuite, avec quelle industrie & quelle habileté on a remédié à çss inconvénientniais il faut toujours se souvenir de létat des affaires dans le tems qu e M. Marti»fv fixa, & combien il étoit peu en son pouvoir de changer de place, ou de tenterquekque chose diroportant; car ce quil fit à Pondichery plusieurs années après y avoir rési-, est digne dadmirationp & eest certainement a fa prudence, à fa modération & à son.aaìvité que la Compagnie est redevable davoir un Etablissement fur la Côte de Coro*mandel, quel quil foie C 2 /*

(ry joniuai ìitíU Vcyage anxJaUt* Orient, yar (i> Hiíî. des Indes Orient, T, HI. p. W>-W. D» &_'//>«> T, 11. p. J 72 .

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