t
Section
IV.
Histoiredes a f ai-da la Com-pagnieatix fadesbc.
Origine del'Fjabliste-tnent desFrançoisà Fondi*chery.
173 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES FRANÇOIS'SECTION IV.
Histoire des affaires de la Compagnie aux Indes, Comment elle fait U acquisition’de la Vide S de la Forteresse de Pondichery. Description de cette Place &'de Jes dépendances. Peines que l’on fe donne pour la fortifier & pour la conser-ver. Belle conduite de ceux qui font chargés des affaires de la Compagnie cnOrient. Par ìeur prudence ils conservent ses poffcfftons, & maintiennent enco-re son crédit au dehors , dans le teins qu’il était ruiné en France..
A U commencement de l’année 1674. MM. Baron & de la Haye, Di-recteurs de la Compagnie aux Indes Orientales, fe trouvant assiégésà Saint Thomé avec les débris des Troupes qu’on avoit fait partir deFrance pour l’expédition de Ceylon, & prévoyant qu’il leur était impossi-ble de tenir longtems, résolurent de fe ménager , s’il étoit possible, unlieu de retraite l dans cette vue ils employerent M. Martin pour négocieravec Chircam Loudi, Gouverneur de ce Pays-là, fous l’autorité du Roi deVisiapour, qui s’étoit toujours déclaré ami de la Nation Françoise (a). M.Martin fe rendit donc à Pondichery , & n’eut pas de peine à obtenir duGouverneur la permission de s’y établir à. des conditions raisonnables. A-près la. reddition de Saint-Thomé les deux Directeurs s’y rendirent avec lesTroupes qu’ils avoient, & y relièrent jusquau commencement de Mai.,qu’ils en partirent, laissant M. Martin. dans la Place avec soixante Françoisenviron, y compris l’équipage de la Frégate la Diligence ;. ils lui remirentaussi f argent & les effets qui appartenoient à lá Compagnie, qui étoient as-sez considérables (b). M. Martin considérant que ce fonds lui étoit inuti-le, & qu’il courroit risque entre ses mains, n ayant qu’une íi fóible Garni-son , il en donna une partie à intérêt à son ami Chircam Loudi à un demipour cent par mois; par-là il s’en fit un ami'solide, & trouva moyen- deremplacer les dépenses qu’il faifoit, fans toucher au Capital ; il écrivit en-suite à la Compagnie,. & lui rendit compte de la situation où il fie trouvoit,lui marquant que si elle avoit besoin de Guinées & de Salempouris, elle pou-voit en tirer de-là, pour deux-cens-mille écus par an & plus, à aussi bonmarché que d’aucun autre endroit de la. Côte. C’étoit -Ià la nouvelle la plusagréable qu’il pût mander alors, & elle s’accordoit parfaitement avec ceque marquoient les Directeurs de Surate : que vu. le peu de forces quela Compagnie avoit aux Indes, on ne pouvoit faire nulle part un- Eta-blissement plus sûr & plus commode qu’à Pondichery : ce qu’ils pouvoientassurer d’autant plus hardiment , que pendant le séjour qu’ils y avoientfait, ils avoient pris tout le foin possible de s’instruire des avantagesdu lieu (f) (*).
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(«) Hist. deslnd. Orient. L. c. p. 213. ' (c) Hist» des Indes Orientales, 1. c. p»
G) Diction, de Comm. T. I. p. 1355- 213-215.
(*) On- pensera- peut-être que ce que nous avançons dans îc texte, est infirmé par cerue rapportent ceux <M ont été eux-mámes fur. les lieux, qui se plaignent que le Cli ;
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