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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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IV.

Histoiredes a f ai-da la Com-pagnieatix fadesbc.

Origine del'Fjabliste-tnent desFrançoisà Fondi*chery.

173 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES FRANÇOIS'SECTION IV.

Histoire des affaires de la Compagnie aux Indes, Comment elle fait U acquisitionde la Vide S de la Forteresse de Pondichery. Description de cette Place &'de Jes dépendances. Peines que lon fe donne pour la fortifier & pour la conser-ver. Belle conduite de ceux qui font chargés des affaires de la Compagnie cnOrient. Par ìeur prudence ils conservent ses poffcfftons, & maintiennent enco-re son crédit au dehors , dans le teins quil était ruiné en France..

A U commencement de lannée 1674. MM. Baron & de la Haye, Di-recteurs de la Compagnie aux Indes Orientales, fe trouvant assiégésà Saint Thomé avec les débris des Troupes quon avoit fait partir deFrance pour lexpédition de Ceylon, & prévoyant quil leur était impossi-ble de tenir longtems, résolurent de fe ménager , sil étoit possible, unlieu de retraite l dans cette vue ils employerent M. Martin pour négocieravec Chircam Loudi, Gouverneur de ce Pays-, fous lautorité du Roi deVisiapour, qui sétoit toujours déclaré ami de la Nation Françoise (a). M.Martin fe rendit donc à Pondichery , & neut pas de peine à obtenir duGouverneur la permission de sy établir à. des conditions raisonnables. A-près la. reddition de Saint-Thomé les deux Directeurs sy rendirent avec lesTroupes quils avoient, & y relièrent jusquau commencement de Mai.,quils en partirent, laissant M. Martin. dans la Place avec soixante Françoisenviron, y compris léquipage de la Frégate la Diligence ;. ils lui remirentaussi f argent & les effets qui appartenoient à Compagnie, qui étoient as-sez considérables (b). M. Martin considérant que ce fonds lui étoit inuti-le, & quil courroit risque entre ses mains, n ayant quune íi fóible Garni-son , il en donna une partie à intérêt à son ami Chircam Loudi à un demipour cent par mois; par- il sen fit un ami'solide, & trouva moyen- deremplacer les dépenses quil faifoit, fans toucher au Capital ; il écrivit en-suite à la Compagnie,. & lui rendit compte de la situation il fie trouvoit,lui marquant que si elle avoit besoin de Guinées & de Salempouris, elle pou-voit en tirer de-, pour deux-cens-mille écus par an & plus, à aussi bonmarché que daucun autre endroit de la. Côte. Cétoit - la nouvelle la plusagréable quil pût mander alors, & elle saccordoit parfaitement avec ceque marquoient les Directeurs de Surate : que vu. le peu de forces quela Compagnie avoit aux Indes, on ne pouvoit faire nulle part un- Eta-blissement plus sûr & plus commode quà Pondichery : ce quils pouvoientassurer dautant plus hardiment , que pendant le séjour quils y avoientfait, ils avoient pris tout le foin possible de sinstruire des avantagesdu lieu (f) (*).

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(«) Hist. deslnd. Orient. L. c. p. 213. ' (c) Hist» des Indes Orientales, 1. c. p»

G) Diction, de Comm. T. I. p. 1355- 213-215.

(*) On- pensera- peut-être que ce que nous avançons dans îc texte, est infirmé par cerue rapportent ceux <M ont été eux-mámes fur. les lieux, qui se plaignent que le Cli ;

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